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Billet de blog 2 avr. 2022

Retrouver un pouvoir d’action

Vu notre Constitution, l’élection présidentielle est l’occasion de changer la donne si chacun s’en saisit avec efficacité. Nous serons coresponsables de ce qui va sortir des urnes et chacun en subira les conséquences. A la faveur du Covid le totalitarisme s’installe. Refusons-le, et choisissons le programme de la FI, qui nous aurait bien allégé la vie s’il avait pu s’appliquer depuis 5 ans.

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Voici des années que l’on nous instille sans vraie réflexion l’angoisse, la panique et la désespérance en perfusion, que ce soit la dette, le terrorisme, le Covid, la guerre... Et le climat par-dessus... Si bien qu’on a du mal à discerner le vrai du faux et que l’on se sent réduit à l’impuissance.

Vu notre Constitution, l’élection présidentielle est l’occasion de changer la donne si chacun s’en saisit avec efficacité.

Ce n’est pas un problème personnel. Nous serons coresponsables de ce qui va sortir des urnes et chacun en subira les conséquences dans sa vie en termes de coercition ou de libération et de perspectives constructives. A la faveur du Covid un totalitarisme mondialisé s’installe. A nous de l’arrêter, de le refuser.

Pour que le même genre de politique se poursuive (en beaucoup plus tragique) il n’y a que l’embarras du choix, de la macronie aux LR ou PS qu’on a tous vus à l’œuvre, y compris le RN, à M. Zemmour financé par M. Bolloré…

Que faire ?

Voter minoritaire ? Juste pour témoigner d’idées dont il ne sera tenu aucun compte ou espérer renflouer un parti, alors qu’il s’agit d’empêcher qu’advienne le monde orwellien qui s’annonce – où nous serions identifiés à des QRcodes jusque sur nos cartes électorales !

Boycotter l’élection ? C’est un coup d’épée dans l’eau. Aux législatives, 90% d’abstention dans plusieurs départements n’ont pas empêché ces élus de siéger comme les autres.

Voter blanc ? Ce serait bien si ce vote était reconnu. Mais il ne l’est pas. Les votes blancs ou nuls n’entraînent aucune conséquence et ne feront dégager aucun des politiciens en place.

Partir battu d’avance à croire que tout est truqué, sans même essayer de glisser un bulletin dans l’urne, pour permettre à un programme que l’on peut approuver sur des points décisifs de pouvoir gagner ? Qu’y a-t-il à perdre à voter ? Prétendre que ça ne sert à rien, c’est se fermer toute possibilité, et s’enfermer soi et les copains dans un monde désespérant.

Faut-il pinailler sur des points de désaccord mineurs, ou sur la tête du candidat surtout s’il sort un peu des standards ? Parce qu’il n’aurait pas le cœur aussi endurci que d’autres, qui maîtrisent à merveille la «com», y compris dans une douceur mise en scène que l’on cherche en vain dans leurs actes.

Ça se passera dans la rue, soufflent d’autres, dont certains que l’on croise en terrasse quand il y a des manifs. Dans la rue où M. Macron a banalisé les yeux et mains arrachés contre des manifestants pacifiques ! Et en même temps sans doute au milieu des luttes éventuellement brutales on construirait sans coup férir un monde meilleur, car bien sûr on serait vainqueurs face aux chars, LBD etc de M. Macron ou son sosie ! Je préfère SVP essayer toutes les solutions pacifiques et dire non à la violence, si l’on veut réellement construire du bien-être pour tous.

Comment peut-on hésiter à faire tout le possible pour choisir le seul candidat capable d’être au 2ème tour, dont le programme porte la plupart des revendications fondamentales pour établir un véritable bien-être social et une démocratie en libérant l’information de l’emprise des milliardaires, en instituant une nouvelle Constitution et un RIC constituant, en promouvant la paix et notre indépendance entre autres. Le choix de ce programme nous aurait bien allégé la vie s’il avait pu s’appliquer depuis 5 ans, à la place du dépeçage systématique de tous nos droits et libertés et de la braderie des biens communs et services publics livrés au privé. La destruction du système de santé lui-même est en marche, et les soignants sont mis au pas. Le bilan est clair : le patrimoine des ultra-riches en France a augmenté de ⅓ pendant la séquence Covid et l’écologie est en berne, 300.000 personnes sont à la rue, les files d’attente devant les distributions d’aide alimentaire se font interminables, une précarité et une souffrance généralisée pèse sur la population, et en particulier sur les enfants maltraités sans motif sanitaire valable pendant la période Covid, qui redémarrera de plus belle dès l’intronisation si les mêmes repassent.

Comment peut-on tolérer la propagande du gouvernement poussant les femmes enceintes à se faire injecter une substance expérimentale, dont la toxicité est de plus en plus avérée ? Ou les pubs ignobles et traumatisantes accusant les enfants de risquer de tuer Mamie en l’embrassant ? Comment tolérer le chantage exercé depuis 2 ans pour forcer à l’injection ?

Comme dit «L’avenir en commun» de la FI avec M. Mélenchon : «Il est temps d’organiser un monde où coïncident les cycles de la vie individuelle et collective et ceux de la régénération de la nature». Et «Ce sont les sociétés solidaires qui sont les plus aptes à affronter les grands bouleversements». Il s’agit de se donner les moyens d’agir. Ici et maintenant, il s’agit d’être là.

Gdalia Roulin, Lundi 28 mars 2022.

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