Interdire l’homéopathie ?

Le gouvernement a programmé la ruine de l’homéopathie, au mépris de la liberté de choisir son mode de soins. Bien que ses utilisateurs cotisent comme tout autres, l’homéopathie, quoique peu onéreuse, n’est entre autres plus remboursée. Par contre des milliards abreuvent des labos pour des traitements géniques abusivement appelés vaccins, soutenus par une propagande gouvernementale acharnée.

Au long de l’été 2019, une campagne fut menée pour déconsidérer l’homéopathie dans ce qu’on appelle l’opinion, que les influenceurs s’attachent à endoctriner – invitant des « débatteurs » tous inscrits dans le cadre de pensée étroit formaté par la même idéologie - au lieu d’observer les faits et d’informer pour que des solutions réellement intelligentes et utiles émergent et puissent être défendues.

Après avoir été partiel au 1 janvier 2020, le déremboursement de l’homéopathie fut total au 1 janvier 2021. Pour économiser sur les dépenses de Sécu ? Alors que les coûts des médicaments homéopathiques (125 millions€/an) sont minimes contrairement à ceux du versant allopathique... La Haute Autorité de Santé prétend que l’homéopathie n’a qu’un effet placebo. Elle a décrété que pour prouver l’efficacité d’un traitement, il fallait produire le résultat d’études en double aveugle. Sous une apparence scientifique, c’est malhonnête par rapport à l’homéopathie, car un homéopathe ne prescrit pas automatiquement les mêmes granules à tous, mais les traitements sont diversifiés selon le terrain et les symptômes présentés par le patient. L’homéopathe soigne non pas la maladie mais la personne.

La pensée occidentale dominante prétend tout décortiquer, peser et mesurer, et soutient qu’un traitement homéopathique, surtout à haute dilution, ne contient pas de principe actif et par conséquent ne saurait soigner. Comme si ce qui est impondérable à échelle humaine était forcément inexistant. Pourquoi alors ne pas nier la réalité de tout ce qui est invisible à l’œil nu, atomes, nanoparticules, et - au hasard - virus…

Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas expliquer un fonctionnement qu’il n’a pas lieu.

Pour estimer l’action d’un traitement, la meilleure méthode est de voir si les personnes qui l’emploient s’en trouvent bien oui ou non. Non sur un échantillon de personnes placées dans des conditions artificielles, mais sur l’ensemble des utilisateurs.

Effet placebo ? Qu’importe si l’on est guéri ? N’est-ce pas le but visé, obtenu qui plus est sans effets secondaires délétères ? D’ailleurs l’effet placebo intervient quel que soit le type de médecine. Il est néanmoins facile de constater que tous les animaux soignés par des vétérinaires homéopathes ne guérissent certes pas par autosuggestion ! Et accessoirement l’homéopathie ne contribue pas à la pollution des sols, des rivières et des aliments !

L’homéopathie ne soigne pas tout ? Tout a des limites en effet. Mais la santé des patients traités ainsi a tendance à s’améliorer, l’homéopathie s’adressant au terrain plus qu’aux symptômes, alors que les effets secondaires de l’allopathie entraînent trop souvent des dégradations physiques, grevant davantage le budget de la Sécu, au bénéfice des labos intéressés.

Certes celui qui considère son corps comme une mécanique à contrôler, qui regarde la maladie comme une ennemie personnelle et les symptômes uniquement comme des souffrances à éliminer, aura l’impression qu’un médicament massue est plus efficace, au lieu de voir dans ces phénomènes l’expression d’un corps qui avant tout veut vivre, et mobilise ses propres défenses dans un contexte externe et interne donnés.

Chacun pense ce qu’il veut de l’homéopathie et nul n’oblige quiconque à s’en servir. Mais l’interdire aux millions de personnes qui ont éprouvé cette médecine et lui font confiance est un abus criant. La manière de se soigner n’a pas à être régentée d’en haut, par des hommes de pouvoir dont les conflits d’intérêts sont évidents, elle relève de nos libertés fondamentales, toutes confisquées de plus en plus habituellement, dans un état proclamé d’urgence devenu perpétuel. Aujourd’hui la liberté de prescrire des médecins est attaquée, parallèlement à la liberté de choisir son thérapeute.

Cela signifie aussi que les recherches hors des sentiers battus dans le cadre académique sont condamnées. Comme si nous avions réalisé tant de progrès qu’il ne resterait rien à découvrir, comme si la connaissance pouvait être figée !

En outre les nouveaux homéopathes se voient interdire d’indiquer leur qualité sur leurs plaques et ordonnances. Malgré leurs années de spécialisation ! Si bien que dorénavant trouver un médecin homéopathe va exiger des recherches approfondies et une motivation à toute épreuve. D’ailleurs du simple fait du déremboursement, les personnes pauvres dont le nombre ne fait que grandir n’y auront plus accès, malgré son coût de revient comparativement très modique.

En bonne logique l’homéopathie devrait ainsi péricliter. Au mépris de toute liberté de choix et du savoir qu’elle porte. Alors que les médecines douces, à l’époque des catastrophes écologiques et sanitaires sont plus populaires que jamais !

En même temps des milliards sont prodigués aux labos, qui seront imputés à la Sécu et à la dette publique, pour un traitement génique abusivement baptisé vaccin et administré en dépit du bon sens, ce qui deviendra le plus grand des scandales sanitaires et politiques, si toutefois l’on peut encore s’exprimer dans la dictature médicale qui s’installe.

Gdalia Roulin, 8 mars 2021.

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