Bientôt la 5G ?

«L’ensemble des preuves scientifiques des effets néfastes sur la santé de l’exposition aux champs électromagnétiques est accablant» (Dr Oberfeld). Mais au lieu de prendre des mesures de santé publique, les gouvernants allègent les règles de sécurité et s’activent à déployer la 5G sur la terre entière sans laisser le moindre recoin échapper à ces rayonnements démultipliés en puissance et en nombre.

Les compagnies d'électricité, de télécommunications, l'industrie militaire et les gouvernants s’activent à installer la 5G, dont ils veulent voir la mise en œuvre achevée au sol et dans l’espace d’ici 2 ans : minuscules antennes-relais posées tous les 100 m. et 20.000 satellites couvrant la terre entière en ses moindres recoins de fréquences proches de celles des radars, dont les effets néfastes sur la santé sont connus, bien que l’armée sur cette affaire se soit montrée aussi muette que d’autres «responsables» sur l’amiante ou les pesticides. Avec la 5G nul n’échappera aux transmissions démultipliées surpuissantes de faisceaux à rayonnement hyperfréquence intense, qui pourront se chevaucher l’un l’autre et nous traverser au passage.

Les normes en vigueur pour les technologies électromagnétiques déjà utilisées sont notoirement insuffisantes, s’appuyant sur l’étude du réchauffement seul et sur des temps d’exposition très brefs (6 mn), ce qui ne correspond à rien de réel. Pourtant les gouvernements, USA, UE etc., s’emploient à supprimer des règles de sécurité et font légiférer pour autoriser les installations sans fil dans toutes les entreprises «dans l’intérêt d’un déploiement rapide et rentable». Au mépris de la santé publique, car des milliers d’études scientifiques montrent leurs effets néfastes sur la santé de millions de personnes, auxquelles viendrait s’ajouter l’impact de la 5G...

En 2018, 100 millions de personnes dans le monde dont 3,3 millions de Français souffrent du syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques émis par les mobiles, Wifi, antennes-relais, les lignes et installations électriques, les appareils électro-ménagers et autres objets connectés. Nombre qui ne fait que croître. Les victimes présentent des troubles dermatologiques, neurasthéniques et neurovégétatifs qui s’intensifient dans la «phase d'épuisement» : maux de têtes, troubles immunitaires, locomoteurs, circulatoires, cardiorespiratoires, oculaires, auditifs, troubles du sommeil, agressivité exacerbée, réflexe vagal inopiné, apparition de chimicosensibilité…

Plus de 10.000 publications récentes montrent que les champs électromagnétiques nuisent aux organismes vivants à des niveaux très inférieurs à ceux que préconisent la plupart des directives nationales et internationales, apportant les preuves expérimentales de dommages à l’ADN : nombre anormalement élevé de cassures de brins d’ADN, d’aberrations chromosomiques et autres perturbations de processus cellulaires, les cellules abîmées créant des cellules-filles génétiquement malades et potentiellement cancéreuses. Les organes d’une grande variété de végétaux et d’animaux exposés sont atteints. L’ADN est ultrasensible aux champs électromagnétiques car c’est un excellent conducteur électrique, qui peut aussi amplifier la force de signaux électriques et de nombreuses fréquences électromagnétiques. Ces études prouvent que les champs électromagnétiques constituent l’une des causes principales des cancers, maladies du cœur et diabètes. Les champs électromagnétiques perturbent le métabolisme, le développement des cellules-souches, les fonctions cognitives, les facultés d’apprentissage, la mémoire, la fertilité, elles provoquent un stress oxydant, la multiplication des radicaux libres, des fausses couches, des neuropathies. Chez les enfants : autisme, hyperactivité, asthme… Les taux d’autisme ont augmenté avec la prolifération des téléphones portables et la généralisation des liaisons sans fil.

Un cerveau d’enfant absorbe 50 % plus de rayonnements qu’un adulte. Vivre à 400 m. des tours TV et radio multiplie par 3 le risque de cancer au bout de 10 ans, par 4 pour les enfants jusqu’à 3 km. Une seule année mène à un accroissement spectaculaire des cancers pour ceux qui vivent à proximité. Des chercheurs états-uniens observent des pics de leucémie liés à l’électrification du pays chez les enfants de 3-4 ans. Le département de la santé de l’État de Californie a conclu à la responsabilité des champs électromagnétiques dans les leucémies infantiles à partir de 0,1 microTesla, les leucémies adultes à partir de 0,2 microTesla, le risque de cancer du cerveau, de fausses couches pour 0,07 microTesla ou en cas de pics à 1,6 microTesla , d’infarctus à partir de 5 ans d’exposition, de sclérose latérale amyotrophique à partir de 20 ans d’exposition, de maladie d’Alzheimer, de sclérose en plaques… En effet les champs électromagnétiques fragilisent la barrière hémato-encéphalique censée protéger le système nerveux central d’invasions extérieures de métaux lourds, de bactéries ou de déchets organiques.

De plus, les rythmes biologiques et le bien-être des organismes vivants dépendent de la stabilité de l’environnement électromagnétique de la terre et des particularités électriques de l’atmosphère. Les perturbations ionosphériques peuvent induire des altérations de la tension artérielle et de la mélatonine, du système reproductif, des maladies neurologiques, des cardiopathies, des cancers et la mort. Le rayonnement des harmoniques des lignes électriques a déjà modifié la structure de la magnétosphère, et l’expansion continue de cet effet constitue une menace pour toute vie sur terre.

Le Dr Oberfeld (Département de Santé Publique de Salzburg) constate : «L’ensemble des preuves scientifiques des effets néfastes sur la santé de l’exposition aux champs électromagnétiques est accablant. Il n’est même plus nécessaire de faire appel au principe de précaution pour prendre des mesures».

Les gouvernants semblent incapables de l’entendre.

Gdalia Roulin, 10 juin 2019.

Source : collectifvallon@gmail.com ou https://ccaves.org/blog/.

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