Piqûre de rappel

C'est mon article "Petit rappel sur les vaccins" remanié, inspiré des explications de l'enseignant chercheur en biologie génétique moléculaire et directeur scientifique au CRIIGEN Christian Vélot, corroboré par un écrit du Professeur Luc Montagnier et le rapport du Professeur Christian Perronne du 5 mai 2021.

Nombre de micro-organismes vivent en symbiose avec nous et sont indispensables à notre vie. D’autres sont pathogènes.

Un vaccin est supposé entraîner un organisme sain à lutter contre l’agent infectieux d’une maladie, le virus SARS-Cov2 dans le cas de la Covid.

Un virus nu est un assemblage de protéines semblables formant une coque, la capside, qui renferme son matériel génétique. Il est dit enveloppé quand il est en outre entouré d’une bicouche de graisse, s’insèrent des protéines de surface. Par ex. la protéine Spike, disposée en couronne sur les coronavirus, dont le SARS-Cov2. Cette protéine ancre le virus sur les cellules infectées, lui permettant d’entrer y libérer son matériel génétique. Car un virus ne survit qu’en utilisant les capacités d’autres cellules vivantes.

Les cellules humaines contiennent de l’ADN, composé de gènes dont certains génèrent des protéines, lesquelles interviennent dans tous les processus biologiques cellulaires. Mais le gène doit d’abord être converti en ARN, intermédiaire entre le gène et la protéine, d’où son nom d’ARN messager.

Un virus contient soit de l’ADN, soit de l’ARN, le SARS-Cov2 étant un virus à ARN.

Si l’ADN d’un virus pénètre dans une cellule, celle-ci va le transcrire en ARN, qui le traduira en protéines virales, qui s’assembleront pour former d’autres virus qui vont se multiplier.

Pour les virus à ARN, dont les coronavirus, la traduction en protéines virales n’a pas besoin de conversion.

Bien que des traitements antiviraux existent, d’autant plus efficaces qu’ils sont pris précocement, dès le début de la Covid il n’a été question que de vaccins.

Il y a plusieurs types de vaccins.

Les plus anciens consistent à injecter le virus entier. Soit inactivé, l’effet immunogène réduit étant potentialisé par des adjuvants tels aluminium ou formaldéhyde, et nécessitant des rappels. Soit atténué (affaibli mais vivant).

Plus récents, les vaccins à protéines recombinantes consistent à injecter une protéine du virus plutôt qu’un virus entier, protéine soit de surface (ex. hépatite B), soit de la capside en cas de virus nu (ex. papillomavirus). Pour les produire on extrait du virus le gène codant la protéine, on fait en sorte qu’il puisse s’exprimer dans des cellules d’autres espèces multipliées à échelle industrielle en laboratoire, et l’on obtient ainsi de la protéine virale que l’on purifie puis injecte, avec d’éventuels adjuvants.

Pour la Covid, 230 candidats vaccins et plus sont en course.

Certains sont à virus inactivés (vaccins chinois, indien, français Valneva).

D’autres sont à protéines recombinantes (Spike chez Novavax, de la capside chez Médicago). D’autres n’utilisent qu’une portion de protéine Spike, recombinée. Ce type de vaccins déjà en usage sont transgéniques : les protéines virales sont cultivées dans des cellules d’une autre espèce animale ou végétale.

Et paraissent des «vaccins» génétiques jamais essayés avant. Le terme «vaccin» étant ici un abus de langage. C’est le même procédé qu’en thérapie génique, dont le défaut majeur est d’être cancérigène, selon le chromosome impacté. Ou immunotoxique. Ou mutagène. Etc. On joue là à la roulette russe.

Ceux à ARN consistent à nous injecter un morceau d’ARN viral codant la protéine Spike afin que nos cellules fabriquent elles-mêmes la protéine Spike (Pfizer-BioNTech, Moderna).

L’ARN et l’ADN ne peuvent pénétrer nos cellules sans un vecteur. L’ARN est donc inclus dans une nanoparticule de graisse, qui fusionnera avec la bicouche de graisse de nos cellules pour libérer son contenu.

Les «vaccins» à ADN utilisent pour vecteur un autre virus réputé bénin. On l’hybride en remplaçant une part de son ADN la plus nocive par le morceau d’ADN de SARS-Cov2 codant la protéine Spike (AstraZeneca, Sputnik, Johnson & Johnson). Et il introduira ce matériel génétique dans nos cellules car c’est le comportement normal d’un virus.

On ne peut pas insérer de l’ADN dans de l’ARN ni l’inverse. Et le SARS-Cov2 est un virus à ARN. Mais on a converti l’ARN du SARS-Cov2 en ADN grâce à la transcriptase inverse pratiquée en laboratoire. Avec le danger d’intégration d’ADN vaccinant dans nos chromosomes.

La propagande accuse les non-vaccinés de mettre en danger autrui. L’argument se retourne. Les coronavirus mutent peu (peu d’erreurs de copie) mais ils sont champions en recombinaisons. Dès l’injection d’une dose génique dans l’organisme en présence d’un autre virus (rencontre rare dans la nature) des recombinaisons sont possibles. Le fait d’injecter en masse multiplie cette éventualité. Et à partir d’un seul foyer d’infection, un virus plus nocif peut se disséminer dans les populations qu’elles soient ou non «vaccinées». D’autant que si le «vaccin» est efficace contre la souche d’origine, le champ sera libre pour le variant, qu’il soit inoffensif ou plus virulent.

Gdalia Roulin, 30 août 2021.

Source : Christian Vélot.

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