Voter pour la liste de Manon Aubry, de la France insoumise le 26 mai prochain.

J’ai reçu ma carte électorale et je m’en servirai pour voter pour la liste de Manon Aubry, de la France insoumise le 26 mai prochain .Aujourd’hui une contre-attaque de gauche doit se mettre en place. Et les élections du 26 mai en sont l’une des étapes essentielles.

J’ai reçu aujourd’hui ma carte électorale et je m’en servirai pour voter pour la liste de Manon Aubry, de la France insoumise le 26 mai prochain. 

À partir du moment où l’on ne se présente pas soi-même on est forcément en désaccord avec les listes ou les personnes pour qui l’on vote. Et il y a évidemment beaucoup de gens avec qui j’ai de grandes divergences dans ce mouvement. 

Mais c’est dans la France Insoumise que l’on trouve aujourd’hui des personnalités comme Daniele Obono, Sergio Coronado, François Ruffin, Farida Amrani, Ulysse Rabaté, Manon Aubry, Younous Omarjee, Clémentine Autain, et tant d'autres que l’on voit dans les luttes, dans les manifestations et qui incarnent tant de combat si importants pour l’invention d’une gauche démocratique, sociale,  qui prend en charge les questions institutionnelles, économiques, écologiques, de répression, de racisme, de police, etc.

Il me semble impératif aujourd’hui de les porter le plus haut possible pour les élections européennes bien sûr, mais aussi pour l’avenir de la gauche au pouvoir. 

Je me suis rendu compte il y a quelques jours que toutes les personnes de mon âge et toutes les personnes plus jeunes que moi n’avons jamais vécu sous un gouvernement de gauche. N’avons jamais connu la gauche. Je pense que la colère et la violence dans la rue, mais aussi le développement de nouvelles formes de radicalité, ou de désespérance, s’enracinent dans ce sentiment d’étouffement. Nous avons vu se succéder Balladur, Juppé Chirac,Jospin, Villepin, Sarkozy, Fillon, Hollande, Valls,  Cazeneuve, Macron... 

C’est infernal.

Je pense comme beaucoup d’autres qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour transformer la France insoumise, qu'il faut évidemment inventer des formes de mobilisation et de représentations autonomes à côté d’elle.  Mais si nous voulons amorcer une dynamique qui permettra que se développe une montée en puissance de la gauche jusqu’aux élections présidentielles et législatives il faut commencer aujourd’hui et je pense que c’est par une mobilisation autour de la France insoumise que cela pourra se faire.

En 2017, avec Édouard Louis nous avions appelé à voter Jean Luc  Melenchon en insistant sur le fait qu’un  nombre impressionnant d’associations qui luttent pour les libertés, l’écologie, les droits des animaux, la justice, les migrants, les droits des prisonniers ( parmi lesquels : Amnesty International, Action contre la faim, le Barreau de Paris, Greenpeace, Acat, Politique et animaux ), avait dit que son programme etait de loin le plus favorable aux avancées juridiques et démocratiques. Ce qui balaye tous les arguments en autoritarisme...

On parle beaucoup aujourd’hui des blessures infligées par les policiers aux manifestants, il faut rappeler que le programme de Jean-Luc Mélenchon comportait une interdiction immédiate des Taser et des Flash-Ball. Le seul programme qui allait plus loin dans le désarmement nécessaire de la police était celui de Philippe Poutou mais il n’y a pas de liste NPA aux élections européennes -  et sans doute si le NPA présentait une liste j’aurais hésité... .

Je le dis très sincèrement à toutes celles et à tous ceux que je croise dans les mobilisations et qui soit ne votent pas, soit maintiennent une distance et entretiennent un doute légitime par rapport aux institutions et aux partis, il y a beaucoup de choses qui sont transformables par l’Etat et par le droit. Il me semble que c’est aujourd’hui dans l’espace ouvert par la France insoumise que peut se mettre enfin en place une dynamique réelle de conquête de l’appareil d’État, ce qui est une continuation de nos luttes. La gauche est dynamique et cumulative, plus la FI sera haut, plus les débats seront nombreux, plus des dynamiques de gauche se mettront en place, plus les problèmes seront posés d'un point de vue de gauche et plus cela sera bénéfique à toutes les forces réellement progressistes.

  Aujourd’hui une contre-attaque de gauche doit se mettre en place. Et les élections du 26 mai en sont l’une des étapes essentielles. 

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