Le 3/12: pour une contre-offensive à la contre-offensive contre le Combat Adama

Mettre en question les actions des forces de l’ordre et de la justice c’est s’exposer à une contre offensive extrêmement puissante qui vise à conserver les cadres d’exercice de la violence d’État et du racisme. Aujourd'hui, quatre procédures viennent d'être déclenchées contre Assa Traoré. Le 3 décembre, à Paris il faut nous organiser pour organiser notre offensive contre cette contre-offensive

Dans les sociétés comme les nôtres, mettre en question les actions de la police et de la gendarmerie, mais aussi de la justice et des experts, c’est s’exposer à une contre offensive extrêmement puissante qui vise à conserver les cadres contemporains d’exercice de la violence d’État et du racisme.

Dès que le Combat Adama a émergé, cette contre-offensive des autorités s’est mis en place : elle a commencé dès qu’a commencé le combat Adama. D’abord contre les jeunes de Beaumont, de Persan, de Champagne dont beaucoup - plus d’une vingtaine - ont été incarcérés et interdit de territoire. Elle a ensuite visé les membres de la famille Traoré : cinq frères d’Adama ont été incarcérés.

Depuis le mois d’octobre, cette offensive a monté en puissance : elle vise Assa Traore. Une guerre a été déclarée contre Assa Traore. Quatre procédures ont été simultanément déclenchées contre elle, pour diffamation ou des prétextes absurdes (organisation d’événements sportifs non déclarées par exemple pour avoir organisé un jeu de boxe pour enfant dans son quartier)


Cette simultanéité est la preuve du caractère coordonné , volontaire, conscient de cette attaque contre elle dans le but de l’affaiblir, de l’abattre. C’est une utilisation cynique du droit afin de combattre, notamment économiquement, le combat Adama.
Dans quelques semaines une scène surréaliste se produira au tribunal de Paris. Assa Traore sera jugée et les gendarmes impliqués dans la mort de son frère seront en position de victimes en face d’elle.

Mardi prochain, le 3 décembre, à Paris il faut nous organiser massivement pour organiser notre contre-offensive à cette contre-offensive à travers le lancement d’une campagne internationale de soutien à Assa Traore, sa famille, et au combat Adama. S’il est vrai que le combat Adama représente aujourd’hui l’un des lieux essentiels de la politique contemporaine il faut le faire vivre, il faut le soutenir et le 3 décembre sera un grand moment d’affirmation de la force de ce combat. Mais on peut aussi se dire, d’un point de vue plus personnel, que la famille Traore, que Assa Traore ont suffisamment souffert, suffisamment enduré de choses, qu’il faut que cela cesse et que notre soutien, notre aide, notre argent et notre affection viennent les soulager dans cette multiplicité d’épreuves qui ne cessent de s’abattre sur eux depuis que le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, Adama Traoré a agonise dans la cour de la gendarmerie de Persan, à 24 ans.

Rendez-vous à tous le 3 décembre à l’espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 75002 Paris

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