Géographies en mouvement
Manouk BORZAKIAN (Lausanne), Gilles FUMEY (Sorbonne Univ./CNRS). Renaud DUTERME (Arlon, Belgique), Nashidil ROUIAI (Université de Bordeaux).
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Billet de blog 28 nov. 2021

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« Ailleurs, partout » : d’autres images des migrations

« Ailleurs, partout », d’Isabelle Ingold & Vivianne Perelmuter, sort le 1er décembre. Le documentaire offre une passionnante réflexion sur les paradoxes de la géographie contemporaine, entre fausse ubiquité du cyberespace et vrais obstacles aux migrations. Rencontre avec les deux réalisatrices. (Entretien avec Nashidil Rouiaï & Manouk Borzakian)

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Shahin, jeune migrant iranien, a traversé des milliers de kilomètres depuis la petite ville de Fuladshahr. Le voilà parqué dans un coin de l’Angleterre, dans l’attente du traitement de son dossier par le service de l’immigration. Ne pouvant pas travailler, il déprime, dort la journée et trompe l’ennui en passant ses nuits à regarder, sur internet, des images de webcams. Ailleurs, partout explore la tension entre un cyberespace ubiquiste et le parcours semé d’embûches des migrants internationaux à l’aide d’un dispositif inhabituel : dans nos oreilles alternent la voix du jeune homme et celle de Vivianne Perelmulter, devant nos yeux se succèdent des images de caméras de surveillance glanées sur le web.

Géographies en mouvement – À propos de la genèse du film : qui est Shahin, quel est son parcours et qu’est-ce qui vous à poussées à réaliser un film sur lui ?

Isabelle Ingold : On a rencontré Shahin lors de notre tout premier séjour en Grèce en avril 2016. Nous avions un autre projet documentaire avec un historien et étions arrivées sur place quelques jours avant lui. Entre l’aéroport et la ville, nous avons choisi d'emprunter la vieille route et non l’autoroute pour rejoindre le Pirée. Nous arrivions donc par le sud à Athènes, et sur le chemin nous avons vu de loin un immense bâtiment et une foule sur sa terrasse. On aurait cru un bateau surpeuplé. En nous approchant, nous avons aperçu des tentes et des panneaux « vols internationaux / vols intérieurs » : c’était l’ancien aéroport d’Athènes, transformé en camp. Il était autour de 20 heures et nous avons appris qu’il y avait un couvre-feu à 22 heures, d’où la foule qui se pressait pour obtenir des places à l’intérieur.

Ailleurs, partout, 2021, réal. Viviane Perlmuter & Isabelle Ingold © Dérives – CBA

Parmi tous ces gens, un jeune homme nous a souri et nous lui avons souri. C’était Shahin. Il parlait anglais, nous avons discuté jusqu’au couvre-feu. Nous l’avons revu tous les jours durant notre séjour. Par la suite, nous sommes retournées deux fois le visiter en Grèce. C’est là que nous lui avons proposé d’enregistrer une conversation avec sa mère via le logiciel IMO – Skype est bloqué en Iran. Nous avons songé mettre en place une installation, un triptyque, avec Shahin à gauche, le camp où il vivait avec un lever de soleil au centre et sa mère à droite.

Vivianne Perelmuter : Lorsqu’on a rencontré Shahin et que l'on s'est retrouvées face à ce camp, on est devenues témoins, au sens le plus fort de ce terme. C'est un sentiment et une responsabilité qui vous saisissent d'un coup. Bien sûr, nous avions vu des images avant mais se retrouver devant, dans le même espace, c'est autre chose encore. Les images que nous avions pu voir ne traduisaient pas l’ébranlement que nous avons éprouvé à ce moment-là. Il nous a semblé qu'un film ne pourrait pas le rendre davantage. Pour la première fois, nous avons pensé faire une installation afin de convoquer le corps des gens dans cet espace et ce temps. Shahin a été enthousiaste : il avait l’impression de réinvestir son temps dans quelque chose qui importait, lui qui s’ennuyait beaucoup et qui avait l’impression d’un temps gâché.

Un an et demi plus tard, il nous a appris qu’il venait de débarquer en Angleterre. Il était ravi. Mais lorsque nous sommes allées le voir sur place, ce fut un vrai choc : le jeune homme ouvert, curieux, confiant malgré tout ce qu’il avait vécu, était devenu un être éteint, en colère mais éteint et très méfiant. Il restait enfermé dans sa chambre pour éviter tout contact, et observait le monde à travers internet. C’est là, pour comprendre ce qui s’était passé, que nous avons ressenti le besoin de ce film.

GEM – Et cela a entraîné une transformation dans votre manière d’aborder l’image ?

VP Absolument : désormais il s’agissait de comprendre son périple intérieur et extérieur, de rendre compte de ce mouvement. Mais comment faire ressentir ce mouvement ? Pas forcément avec l'image, d'autant qu'il y a une telle profusion autour des migrants que l'attention finit par se retrouver anesthésiée. On ne regarde plus, on reconnaît, et lorsqu'on reconnaît, l’épreuve de voir, l’expérience de la rencontre est escamotée. Comme Shahin regardait le monde à travers internet, notamment à travers des images de vidéo-surveillance, nous avons compris qu’il faudrait à notre tour regarder le monde à partir de ces images et n’utiliser que ces images. C'est-à-dire que très vite, il y eut le parti pris d'accorder une place centrale au hors-champ : la rencontre, Shahin, les personnes à qui il s’adresse et ce dont il parle, seraient incarnés uniquement par le son ou les tchats inscrits à même l'image. C’est une manière de changer la place du spectateur ou de la spectatrice, qui n’observe plus le migrant mais l’accompagne et, ainsi, depuis l’expérience de ce jeune homme, regarde le monde. Au final il y a, d'un côté, ce fil d'une existence individuelle et, de l'autre, des images du monde et des autres, et, entre les deux, des échos, des résonances et des contre-points. Nous avons donc enregistré en temps réel des live-webcams, sans savoir ce que nous allions capter, ce qui allait se passer. Tout le travail du montage a consisté non pas à éteindre l'émotion mais à l'épurer, la contenir et la hisser au niveau d’une pensée sensible.

GEM – S’agit-il, entre autres, de soulever l’enjeu contemporain de la profusion/saturation d’images ?

VP Oui et cela implique de la faire éprouver mais aussi de la fendre, la fissurer, la ralentir, ménager du temps, de la durée. Le monde surexposé nous aveugle, il ne va pas sans générer de l'invisibilité. On désapprend à voir. Les live webcams disséminées de par le monde nous permettaient de traduire un sentiment de désorientation. Lorsqu'on arrive dans un territoire qui nous est inconnu, et c’est ce qu’a ressenti Shahin, on est désorienté, on n’a pas de repères. Nous voulions rendre ce sentiment de désorientation à travers les images, surtout au début du film. Au-delà de l’expérience particulière de Shahin, cette profusion d’images est aussi le reflet de notre époque et de la désorientation qui accompagne ce trop-plein.

Mais encore fallait-il en amont choisir le type d'images que nous garderions : exclure tout ce qui relèverait du sensationnel, tout ce qui est attendu, et au contraire se focaliser sur des détails infimes. C'est-à-dire convoquer un certain régime d'attention, une attention aiguisée et à la fois sensuelle ou sensible. Et puis, le problème avec la profusion, c'est le zapping, le côte à côte insensé qu'elle entraîne, et qui sape l'écho de chaque image déjà remplacée par la suivante. Le montage, en revanche, réintroduit le lien, le prolongement, le temps pour un cheminement intérieur. Ou, à l’inverse, il trouble l'enchaînement, ainsi que le rapport entre image et son. Nous jouons dans un écart qui change tout le temps : les images ne servent pas à illustrer le parcours de Shahin, mais à faire résonner un affect, une pensée, une atmosphère, et faire voir quelque chose du monde. Il fallait que les images créent une place pour que chacun y pose son propre imaginaire.

GEM – On est sans cesse à travers ces images dans un aller-retour entre universalité et singularité. Comme spectateur ou spectatrice, on essaie de deviner où on est mais c’est souvent difficile : le dispositif crée une esthétique commune, une uniformité. Parfois, pourtant, des singularités viennent nous cueillir, notamment des réactions humaines inattendues. Cette réflexion entre le singulier et l’universel faisait-elle partie de vos motivations dans le choix du dispositif filmique ?

VP : Comme Shahin, chacun·e d'entre nous sur internet peut franchir les frontières en un clic, le monde entier est là, comme à portée de main. Mais rien n'est jamais à portée de main. Nous avons cherché par moments à décontextualiser les images. On passe d'une ville à une autre, d'un pays à un autre, sans crier gare. Cela peut donner d'abord l’impression que tout se ressemble mais c'est pour mieux faire surgir des différences, des singularités tant au niveau de l’espace lui-même (mobilier urbain, taille des maisons, lumière, routes, etc.), qu’au niveau des modes d’être, des comportements. Alors, les lignes bougent entre ressemblances et différences. Elles ne sont peut-être pas là où l'on croyait.

Ailleurs, partout, 2021, réal. Viviane Perlmuter & Isabelle Ingold © Dérives – CBA

Et puis le fait de mettre Shahin hors-champ – qui évite un processus d’identification trop rapide (« ah oui ! c'est un migrant ») – permet de le découvrir progressivement, à travers la singularité de ses mots, de sa voix mais lui permet également de s’incarner dans toutes les silhouettes qui apparaissent à l’écran. Nous avons choisi dans ces images des moments où la posture, le petit geste de ces anonymes pouvait résonner avec les mots et le vécu de Shahin mais aussi du spectateur. En se focalisant sur la singularité, on parvient à atteindre une sorte de rumeur universelle. L'uniformité, on voulait lui donner un gros coup de pied, on cherchait à composer du commun, à ouvrir.

GEM – On ne voit jamais Shahin ni d’image de son parcours, tout passe par sa voix et des textes de tchat à l’écran. Et on n’est pas dans une logique linéaire ou narrative : il y a une progression mais difficile à saisir de prime abord. Cela permet une mise à distance et évite de tomber dans un énième film moralisateur ou édifiant sur les migrations. Et donne finalement un effet de réel beaucoup plus fort ?

VP – Dans la mesure où on se confronte à un sujet d’actualité qui électrise tout le monde, il fallait pouvoir contenir l’émotion. C’est pourquoi, dans notre protocole, il était central de ne jamais donner de mot d’ordre sur ce qu'il convient de penser ou d’éprouver. Il fallait que le spectateur « rencontre », sans savoir quoi penser d'abord. Il fallait « désarmer » le regard, pour mieux pouvoir le « réarmer » ensuite, selon le beau mot de Didi-Huberman. Il fallait éviter le pathos et le règne de l'opinion mais pas l’émotion. L'effet de réel tient aussi au fait que quelque chose du monde nous revient. Et c'est par ces caméras et par l'expérience d'un jeune migrant.

II – On n’a pas voulu enfermer Shahin dans sa propre image. Nous voulions que l’image que le spectateur allait se forger ne soit pas figée. Dès lors nous avons mis en place une sorte de « feuilletage » à travers ses modalités d’expression : tchat, voix off, conversation avec sa mère, etc. Shahin est complexe, ce n’est pas qu’un migrant, c’est un jeune homme qui n’a pas de projet tracé, qui expérimente, hésite, change d’avis. Nous voulions que le spectateur ait la possibilité de rencontrer des bribes de lui, de s'en forger une image, puis que celle-ci change, qu'on puisse le voir autrement au détour d’une phrase, d’une contradiction, d’une action.

GEM – La voix off permet d’apporter de la douceur, une sorte de poétisation du propos face à la froideur des images qui se succèdent. Avez-vous ressenti, à travers son usage, le besoin de rompre avec la brutalité du sujet et la rugosité des images ?

VP – L’histoire du film, c’est aussi l’histoire de notre rencontre puis de notre relation avec Shahin et nous voulions rendre compte de cette relation, la voix off nous permettait cela. Cette voix est littéraire, mais elle se tient toujours à des faits, à ce qu’il nous a raconté. Elle permet aussi le contraste. C’est l’un des motifs principaux du film : le contraste entre la violence et la douceur pour ne pas simplifier le monde, mais aussi le contraste des langues. Shahin utilise le farsi, la voix off est en français, notre langue, et puis nous échangeons en anglais. Enfin la voix off permet une liberté dans la temporalité : nous pouvons passer en une phrase du présent à un souvenir, à un évènement qui adviendra plus tard. Cette rupture de la linéarité dans le mode de narration est aussi un contre-pied au mode de récit que demande l’office d’immigration à Shahin : un récit linéaire, cohérent, vérifiable. Ce mode là ne permet pas de rendre compte de la complexité de la vie et des expériences vécues. Et puis, pour revenir à votre question, nous ne voulions pas nous contenter de reproduire la réalité, et d'ainsi redoubler la violence qu'on prétend dénoncer. On rend compte d'un état inquiétant du monde mais on en montre également la beauté, la grâce des gens, tout ce qui affirme de la vie. 

GEM – Dans le film, vous mettez en avant la distance entre la représentation d’un lieu et sa perception, son vécu. La profusion des images crée ce sentiment de familiarité par rapport à des « ailleurs ». Mais Shahin évoque l’étrangeté qu’il a ressentie lorsqu’il s’est retrouvé dans ces territoires qu’il avait pourtant le sentiment de connaître de manière immatérielle. Une certaine brutalité ne réside-t-elle pas dans la distance entre la représentation et la perception ?

VPIl se passe quelque chose de très étrange avec cette profusion d’images : cela change notre rapport à l’espace, au lointain, au proche. Le lointain a désormais une fausse familiarité. Le hic avec la familiarité, c'est qu'elle nous dédouane d'aller y voir à deux fois, sur le terrain, de nous confronter à la matérialité palpable des lieux et des gens, cette diversité plus fine et étonnante. Il nous fallait justement « défamiliariser » le regard. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons souhaité que Shahin reste hors champ.

GEM – Ce n’est pas n’importe quel type d’images que vous partagez : la majorité d’entre elles sont issues de dispositifs de surveillance. Était-ce aussi un moyen de mettre en exergue le paradoxe entre la surveillance généralisée, le contrôle, et Shahin qui reste un invisible, une sorte d’entité fantomatique au cœur de dispositifs qui le dépassent et qui l’empêchent ?

VPIl y a deux sortes de caméras : les caméras de surveillance et les caméra « marketing » pour attirer le touriste. Avec Isabelle, on s’est fixé un protocole : à partir du moment où on utilise ces images, il nous paraissait central de travailler à la fois « avec » et « contre » elles. Avec car ces images réservent des surprises, des découvertes et des beautés. Nous avons cherché, à travers ce qu'elles montrent et leurs textures mêmes, comment elles pourraient nous redonner le monde et sa beauté.

Contre car la plupart d’entre elles ont pour fonction de surveiller et de « traquer ». Dès lors nous avons décidé d’exclure précisément ce/ceux qu’elles traquaient et de nous intéresser au reste : un lieu, un geste, apparemment anodin, en tout cas ordinaire, non spectaculaire. De même pour les images « marketing », nous avons détourné leur mission, nous avons souhaité nous hisser hors des « cartes postales », de ces invitations à voyager de manière programmée, sans aventure intime, sans désorientation. Nous voulions précisément mettre en avant la désorientation, le décentrement : retrouver de la rugosité. Mais tout autant la possibilité de fulgurances, d’émerveillements, que la pluie redevienne un événement par exemple.

Ailleurs, partout, 2021, réal. Viviane Perlmuter & Isabelle Ingold © Dérives – CBA

II : Pour revenir à la question du contrôle, ça nous avait frappé de voir Shahin réussir à passer d’un pays à l’autre sur le net, de pouvoir retourner en Iran, alors même qu’il était bloqué en Angleterre, contraint dans sa petite chambre, enfermé physiquement et psychiquement. Au départ, le film s'intitulait Le Monde indivisible, un monde indivisible via internet mais totalement divisé, notamment pour les migrants sans-papiers.

VP : Le Monde indivisible c’était aussi cette volonté de s’immerger de l’intérieur dans les images, dans la surveillance, pour leur prendre leur outil et le retourner, le détourner, pour performer un autre monde possible. Le montage relie sans pour autant colmater les écarts, les différences.

GEM – Pour continuer dans la réflexion que vous venez de développer, il y a cette idée dans la géographie contemporaine d’une « résidentialité polytopique », l’idée d’individus habitant une multiplicité de lieux. Vous soulignez dans le film la tension entre, d’un côté, l’ubiquité des images et le sentiment de pouvoir être à tout moment et en tout lieu et, de l’autre côté, le parcours de Shahin saturé d’obstacles. Vous rappelez la réalité d’une grande part de la population mondiale, dont les mouvements sont empêchés par des obstacles matériels omniprésents.

VP Il y avait tout à fait de ça dans notre projet. En même temps, on joue de cette ubiquité qui existe pour une part et pas seulement pour des personnes plus aisées parce que les migrants sont extrêmement connectés aujourd'hui, les passeurs mettent d’ailleurs des annonces sur le net. Mais qui et quoi peut circuler ? Les capitaux, les biens, certaines personnes… mais pas tant de monde que ça. Ce monde qui semble si ouvert et fluide peut être tellement clos pour une grande partie d’entre nous.

GEM – Êtes-vous toujours en contact avec Shahin ? Savez-vous où il en est de son parcours ?

Isabelle Ingold : Oui nous sommes toujours en contact. Il a une tante en Belgique et nous avons donc pu le voir là-bas lors d’une visite à cette tante. Il devait revenir mais le Brexit a compliqué la situation. Après qu’il a eu ses papiers, il a travaillé dans un take-away. Ses parents ont divorcé et il a envoyé l’entièreté de ses économies à sa mère pour qu’elle s’achète une voiture et puisse devenir taxi. Il nous avait déjà dit qu’elle conduisait très vite… peu de temps après elle a eu un accident de voiture. Il a donc renvoyé de l’argent pour qu’elle ouvre elle-même un take-away. Mais avec le Covid, la situation a été très compliquée. Quand on l’a vu en Angleterre Shahin nous a dit : « Je l’ai fait, je devais le faire et je le referai, mais ça va me tuer de toujours repartir à zéro. »

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Pour voir le film :

- à Paris, au cinéma Saint-André des Arts : tous les jours sauf mardi à 13 h, mardi 7 décembre à 20h ;

- à Bruxelles, au cinéma Flagey : 7 projections entre le 1er et le 30 décembre ;

- à Athènes, au cinéma Astor : tous les jours à 20h.

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La bande-annonce :

AILLEURS, PARTOUT - Bande annonce FR © Dérives asbl

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