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Billet de blog 7 oct. 2021

5 octobre : place des Carmes baptisée en manifestation et luttes en cours

Le 5 octobre, place des Carmes pour un baptême de luttes et de manif. Luttes ? en voici trois, en centre hospitalier, en plate-forme logistique, des sages-femmes en clinique. Trois parmi d'autres parce que la résistance s'organise dos au mur d'un pouvoir qui veut imposer le quoiqu'il arrive, quoiqu'ils s'appauvrissent. Plus de 2000 personnes, chants, slogans et coude-à-coude qui donnent la pèche.

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En ce matin du 5 octobre, Il faisait frais. La pluie semblait s'annoncer, maussade quoi ! Et puis à part quelques gouttes aussitôt prises en clichés, pas de pluie et la chaleur des manifestant·es, des sonos, de la buvette ambulante a fait le reste quoiqu'aidé par le temps peu à peu réchauffé.

Comptés avenue d'Italie par un compteur expérimenté juché sur un promontoire, les deux mille ont été largement franchi au gros de la troupe. Un succès honnête pour un cortège intersyndical qui en avait pris les moyens.

Place des Carmes : inauguration symbolique et luttes bien réelles

Ce rassemblement du 5 octobre n'a pas eu lieu comme d'ordinaire place de Jaude mais place des Carmes. Place des Carmes c'est le siège historique de MICHELIN et toujours son siège social. Cette place et le siège ont été entièrement restaurés en deux années, un partenariat Ville/entreprise offrant un bel aspect de gradins, ouvrant l'espace vers le quartier et ce siège, îlot de fraîcheur pour futures canicules avec ses bassins et son système de brumisateur au sol. C'est un baptême syndical qui inaugure symboliquement et dans la lutte cette belle réalisation.

Devant le siège social historique de Michelin, manifester pour baptiser la place rénovée © Georges-André Photos

Dans la manifestation, des salariés et sections syndicales en conflit avec leur direction. Nous en présentons trois bien actuelles.

1 - Intersyndicale de l'hôpital d'Issoire en conflit sur l'EHPAD du centre hospitalier (Voir EHPAD Issoire)

Béatrice (secrétaire CGT hôpital) et Marie-Agnès (Secrétaire FO hôpital) :
Le 2 septembre, elles ont appris que deux EHPAD devraient fusionner en un seul, avec une perte de 34 lits Ehpad et de 9 lits en SMTI (Services médicaux techniques importants, ex-long séjour). En grève depuis le 14 septembre jusqu'à ce jour pour obtenir des informations précises pour l'emploi et délai, mettre fin à des conditions de séjour inadmissibles : pas d'infirmière la nuit, douche mensuelle, des résidents restés en pyjama le week-end faute de personnel. Elles nous disent et montrent leur lassitude de cette situation, leur engagement dans une lutte intersyndicale.

Marie-Agnès et Béatrice expliquent leur lutte pour les personnes âgées dépendantes à ISSOIRE © Georges-André Photos

2 - DACHSER à Combronde

Dachser est une « l’une des sociétés logistiques les plus prospères de nos jours. »  entreprise européenne d'origine allemande (Bavière) possède une plate-forme logistique à Combronde (63), zone de l'Aize, avec son va et vient, des camions sans cesse chargeant et déchargeant leur fret, « jour et nuit, 24h sur 24h en deux équipes » précise le délégué CGT interviewé. La société sur son site se présente comme « Transports routiers de fret de proximité ».

Les salariés sont en grève illimitée depuis le 22 septembre pour obtenir des négociations sur : l'augmentation des salaires, la dégradation des conditions de travail, l'arrêt des licenciements pour motifs futiles et le recrutement de personnels pour pallier au surcroît d’activité depuis l’extension du site, le retour des primes d’ancienneté supprimées et le paiement des heures supplémentaires chaque fin de mois, conformément à la Convention Collective

L'union départementale CGT précise : « Le groupe DACHSER dont le siège est situé à CHANVERRIE (85130) a réalisé un chiffre d'affaires de 655 684 300,00 €. Le total du bilan connait une hausse de 4,52 % entre 2018 et 2019. Depuis plusieurs mois maintenant, les représentant-e-s CGT du site de Combronde alerte sur la dégradation du dialogue social, la discrimination de la part de la direction du site dont sont victimes les élu-e-s CGT et le manque de reconnaissance envers les salarié-e-s. »

Finalement, c'est le mépris dont salariés et délégués s'estiment victimes qui est le fil conducteur de ce conflit. Quelle bêtise et morgue de la part de ces directions qui, simplement, se trompent d'époque !

Un soutien financier pour tenir dans cette lutte en transmettant une participation financière au syndicat CGT des transports 63 à « Syndicat CGT des transports 63, Maison du Peuple, Place de la Liberté, 63000 Clermont-Ferrand , mention au dos « mobilisation Dachser ».

Il arrive de Combronde et pas tout seul ! © Georges-André Photos

3 - Sages-femmes de l’Hôpital Privé La Châtaigneraie à Beaumont

« Notre formation de plus en plus exigeante, débutant à l'issue de la première année de médecine, n'a toujours pas apportée la reconnaissance qui s'impose depuis si longtemps. Nos compétences et la responsabilité de nos actes n'ont toujours pas trouvé d'écho dans une réelle affiliation au monde médical pour notre champ d'action. Nous demandons à être entendues et reconnues dans les besoins très spécifiques de notre beau mais très exigent métier, tant sur le plan humain que salarial. Plus individuellement, nous dénonçons la différence salariale exorbitante qui existe entre le secteur public et privé. Ce dernier, faute de revalorisation rapide, va s'exposer à une hémorragie de personnel. » Ceci est le communiqué de presse envoyé localement qui donne le poul de la situation des sages-femmes de cet établissement.
Elles réclament une revalorisation « de leur salaire à hauteur des sages-femmes du secteur public ; soit 1000€ brut mensuel en plus pour un temps plein. Cette différence de rémunération est rappelée dans le rapport n°2021-020 de juillet 2021 de l’IGAS. des effectifs adaptés à l’activité (une femme = 1 sage-femme), des conditions de travail dignes avec le matériel nécessaire pour assurer la prise en charge en toute sécurité des mamans et de leur nouveau-né ».

Pour leur grève nationale du 23 au 27 septembre, à l’appel de l’ONSSF (Organisation nationale syndicale des sages-femmes) trente-et-une sages-femmes (deux non-grévistes) se sont déclarées en grève à la clinique la Châtaigneraie (secteur privé lucratif). Pour la première fois, contrairement à la réglementation qui impose une réquisition individuelle et nominative portée par un officier assermenté en main propre, le préfet du Puy-de-Dôme a pris une réquisition collective sous forme d'un tableau de service communiqué par la clinique. Bévue ou ballon d'essai ? Face à cette grande première, le syndicat CGT de la clinique va contester ce mode de réquisition en Tribunal administratif.

Une nouvelle période de grève était prévue du 6 octobre (19h) au 8 octobre (7h). Cette fois, des réquisitions individuelles et nominatives transmises par un officier assermenté en main propre sont arrivées aux destinataires. Aveu de bévue antérieure ? Entre OQTF à répétition (expulsion de migrants intégrés), Arrêté-cadre pour l'eau en situation d'étiage (lire dernier billet) et maintenant réquisition collective, ce préfet semble zélé et quelque peu vif côté autorité !
Une délégation syndicale CGT a été reçue par la direction le 27 septembre pour préciser les revendications. Un retour de la Direction sur leurs demandes sera fait le 11 octobre. En fonction des résultats, ces sages-femmes sont prêtes à continuer le mouvement

La manifestation se poursuit en images

En vidéo :

La manif, ses pancartes, sa franche gaieté © Georges-André Photos

En images :
En images avec slogans et chants du cortège © Georges-André Photos

Après quoi qu'il en coûte, quoiqu'ils payent, quoiqu'il arrive

La CGT, FO, Solidaires et l'UNEF ont pris la parole à l'arrivée sur la place de Jaude.

  • Pour la CGT, Ghislain Dubourg, son secrétaire départemental a pris la parole pour une déclaration-fleuve et enfiévrée. Tout dit pertinent mais quand même un peu trop long pour bien des militant·es en attendant la suite.

"Nous savions que le gouvernement nous présenterait l’addition de ce « quoi qu’il en coûte » pour laisser le patronat profiter pleinement du magot d’argent public dont ils ont été gavés. En octobre, tout augmente : le prix du carburant, de l’énergie, la nourriture, les loyers qui explosent… Tout augmente sauf nos salaires bien entendu !...
La CGT exige une revalorisation urgente de l’ensemble des salaires, à commencer par le SMIC dont la valeur doit être portée à 2000 euros bruts dès maintenant. Ce sont bien les salaires eux-mêmes qui doivent augmenter, pas le montant de primes individuelles... Dans la fonction publique, après une revalorisation urgente de la valeur du point d'indice des fonctionnaires, il devra être augmenté chaque année...
Le Conseil national des services publics doit devenir une véritable commission nationale de définition des besoins, d'organisation et d'évaluation des services publics.

Prétendre que le chômage baisse, en n’examinant en nombre que les chômeurs catégorie A est mensonger. Au contraire, le nombre total d’inscrits à Pôle emploi est toujours aussi élevé. Il atteint plus de 6 millions de personnes, sans compter celles et ceux qui ont renoncé à s’inscrire par manque de perspectives d’emploi...
L’opposition à cette nouvelle régression est unanime au sein des organisations syndicales de salariés. Ces mesures d’économie sur le dos des actifs en emploi ou privés d’emploi satisfont les organisations patronales...La CGT, comme tous les autres syndicats va donc, à nouveau, déposer un recours juridique pour faire annuler cette réforme.

C’est bien notre protection sociale et tout particulièrement la sécurité sociale qui a joué un rôle indispensable, en dégageant des ressources considérables ayant permis de faire face aux urgences liées au Covid. Après 18 mois d’une crise sanitaire inédite ... nous étions en droit d’attendre du plan de financement de la sécurité sociale présenté il y a quelques jours qu’il prenne toute la mesure de cette crise...  Mais une fois de plus, c’est bien loin d’être le cas. La 5ème branche de la Sécurité sociale dédiée à la perte d’autonomie, créée il y a un an, est une coquille vide. Cette 5ème branche est, avant tout, un cheval de Troie qui permet au Gouvernement de transformer radicalement le système de Sécurité sociale en un système à l’Américaine financé et géré par l’impôt et qui proposera, à terme, une protection minimale sous forme d’assistance aux plus précaires, laissant ainsi la place aux assureurs. S’agissant des retraites, la CGT exige que le Gouvernement annonce l’abandon définitif de son projet de régime universel de retraite et renonce à supprimer les régimes spéciaux. La CGT réaffirme, une nouvelle fois, sa totale opposition à un nouveau recul de l’âge de départ en retraite, quelles qu’en soient les modalités..."

Il appelle "la création d'u nouveau statut de salarié basé sur la continuité du contrat de travail que le travailleur soit en emploi ou pas". La sécurisation des parcours en somme, mais en vrai.

  • Pour Solidaires, Valérie, non moins pertinente et deux tons en-dessous en volume, est également intervenu :

"Alors que redoutant une nouvelle crise des Gilets Jaunes, Castex brandit son « bouclier tarifaire » dans les médias parce qu’il « en a le pouvoir », des milliers de français s’apprêtent à subir une baisse drastique de leurs allocations chômage. Au « quoi qu’il en coûte » s’ajoute le « quoi qu’il arrive ». En effet, dans les agences de Pôle emploi on s’attend au pire et on renforce les mesures de sécurité, et « quoi qu’il en coûte aux chômeurs », les nouvelles règles de calcul des allocations chômage sont appliquées depuis vendredi....c’est le pire du texte, la modification du salaire journalier de référence (SJR), qui aura désormais le plus d’impact sur le quotidien des allocataires. L’Unédic, le gestionnaire de l’assurance chômage, évalue à plus d’un million le nombre de chômeurs pénalisés, à des degrés divers, par ce sévère changement de pied. Jusqu’à 400 000 personnes pourront perdre 40 % de leur indemnité....la réforme devant générer, au total, 2,3 milliards d’euros par an en rythme de croisière. Car les demandeurs d’emploi, quoi que prétende le gouvernement sont déjà 63 % à retrouver un travail avant d’avoir épuisé tous leurs droits…ainsi, ce sont bien les plus pauvres qui, loin de profiter du système vont en financer une partie non négligeable.

Quoi de plus cynique dans un tel contexte que de se présenter comme les protecteurs des plus vulnérables, quoi de plus hypocrite que de mettre en avant une mesure fallacieuse, puisque ce « bouclier » n’aura d’effets que jusqu’au présidentielles et qu’il faudra bien payer ensuite.

Le système capitaliste n’en finit pas de s’écrouler, détruisant la planète, les emplois et des vies. Certes, il profite à certains, les révélations des Pandora Papers en sont une nouvelle preuve, mais cet été encore, les catastrophes écologiques nous rappellent à la réalité environnementale, les fermetures d’entreprise à la réalité économique, la pandémie aux défis sanitaires qui nous attendent...le gouvernement s’enferre dans ses réformes libérales et ses réponses sécuritaires, la destruction des services publics, la réforme annoncée des retraites, la réforme des systèmes de protection sociale, le vote de lois toutes plus liberticides les unes que les autres, sécurité globale, loi séparatisme, l’instauration du pass sanitaire, qui divisent la société, fragilisent ses membres et en particulier les plus vulnérables, créent un terreau favorable à l’expansion des théories complotistes, racistes, extrémistes... Il faut sortir du fatalisme et de la sidération. Un autre monde est possible : un monde plus juste, plus solidaires, plus sûr. Un monde qui préserve l’avenir.

Nous ne voulons pas des politiques néolibérales qui saccagent nos services publics, notre sécurité sociale, nos emplois, le monde qui nous entoure. Nous ne voulons pas d’une société de contrôle permanent qui défend les intérêts des plus puissants et écrase les plus vulnérables. Nous ne voulons pas continuer à voir un monde marqué par les inégalités croissantes, mourir sous nos yeux, ses richesses exploitées sans vergogne par un petit nombre au détriment de tous".

  • Pour F.O. Fred BOCHARD, secrétaire départemental, a assuré la relève avec sa voix tonitruante pour dire que les organisations syndicales étaient et sont à pied d'oeuvre pour combattre ce pouvoir réactionnaire.

Brièvement interrompu par une personne quelque peu excité, il a poursuivi sa déclaration sous les yeux de quelques militants CGT dits "gros bras" fort utiles pour parer le coup. Sur le site FO63, on peut lire : "La mise en œuvre du "passe-sanitaire" s’inscrit non pas comme une mesure de lutte contre l’épidémie (je vous renvoie aux publications de ces derniers jours du Monde ou de La Tribune concernant les suppressions de lits dans les hôpitaux et la réduction des moyens pour la santé publique), mais bien comme un nouveau dispositif contre le code du travail et les garanties collectives... À ce sujet il faut dénoncer la méthode du gouvernement qui cherche à diviser les salariés entre eux en désignant certains comme responsable de l’épidémie ! Ce sont les choix politiques austéritaires qui ont conduit le système de santé dans la situation que l’on connaît aujourd’hui et non pas les personnels hospitaliers (et des secteurs assimilés : médico-social, aide à domicile), victimes de ces choix, qui ont assuré la permanence des soins malgré les suppressions de poste, les fermetures de lits, le manque de moyens...Gouvernement et patronat poursuivent le blocage des salaires alors que les salariés subissent entre autres la flambée des prix sur l’énergie... et que des millions de travailleurs, du fait du chômage partiel, connaissent une dégradation de leur pouvoir d’achat."

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