Où va Macron ? Où nous emmène-t-il ? Où emmène-t-il la France ?
La question se pose avec encore plus d'acuité vu le président omniscient qui les accumule : après avoir braqué l'ensemble de la population avec sa réforme des retraites adoptée sans vote, braqué encore plus avec une procédure et une adoption à la hussarde en muselant le temps et les votes des assemblées, le voici dans l'avion de retour de Chine qu'il met la France en difficulté en laissant entendre que les réactions chinoises sont la réponse au « rythme des USA » inversant de façon éhontée la cause des tension à propos de Taïwan. Perd-il les pédales à entonner le chant de Xi ? Perd-il les pédales pour envoyer un message où Taïwan ne concernerait pas les européens quand Monsieur veut jouer en Indo-Pacifique dans la cour des grands et met en difficulté la parole de la France ? Bref quand il aura tout le monde à dos sauf les dictateurs, aura-t-il pour lui encore raison pour le bien de la France ?
Non, il ne perd pas le Nord mais la démocratie et son gouvernement avec lui !
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"… Tellement aveuglé par son égo surdimensionné, chacun de ses déplacements fait l'objet de vives critiques sur le plan international. Et partout où il se déplace, la contestation contre sa réforme le rattrappe comme hier aux Pays Bas où des étudiants l'ont qualifié de président de la violence et de l'hypocrisie […] Le Gouvernement n'attend plus que la validation du Conseil constitutionnel pour promulguer sa loi et jouer le pourrissement de la mobilisation [...]
Si l'ensemble du monde du travail, la jeunesse, les précaires et privés d'emploi s'opposent aussi fermement à travailler deux ans de plus et mourir au travail, c'est parce qu'en France, la hausse du nombre de morts au travail est continue entre 2012 et 2019, passant de 537 à 790, soit deux morts au travail chaque . Ce triste record jour représente presque le double de la moyenne des 27 pays de l'Union Européenne. Samedi 4 mars 2023, un rassemblement en mémoire des victimes d'accidents du travail a mis en lumière ce fait de société, trop souvent relégué au rang de fait divers. La voilà l'urgence pour le monde du travail, c'est de s'occuper des mauvaises conditions de travail, d'arrêter la course au profits, d'abaisser le temps de travail, d'augmenter l'ensemble des salaires mais certainement pas de reculer l'âge de départ ou d'augmenter la durée des cotisations.[…] Sur France Inter le 3 avril, le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, a été très clair. L'Europe ne demande « absolument pas » à la France de faire la réforme des retraites... … Hasta siempre la victoria !"
Ghislain Dugourd - CGT 63
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A la suite de Sainte-Soline, le ministre de l'Intérieur toujours modéré dans ses propos incendiaires, a mis gravement en cause la LDH et l'éventualité non feinte de retirer des subventions allouées à la Ligue ; la première ministre en remet une bonne couche pour aggraver et préciser cette attaque en règle ! Pétain avait osé, Macron osera-t-il ? Et bien sûr mettre en cause la Confédération Paysanne, ce qui plaît tant à la FNSEA, chantre de l'agriculture productiviste à coup de produits chimiques et de souffrances animales.
Dans le même registre, tout est bon pour nier les violences policières vu comme le moyen de mater les récalcitrant·es en faisant peur à toutes et tous sans distinction, en fonçant dans le tas : « Dieu reconnaîtra les siens », pas les policiers ou gendarmes aux ordres. Tout est bon pour criminaliser toutes les contestations, toutes les actions qui le gênent dans la conduite de sa politique pour tous les géants du pays et de la planète.
Bref, l'extrême-droitisation de ce président devient chaque jour plus évidente. Foin de démocratie si on conteste ou s'agite. Elle est faite pour les soumis et obéissants qui disent « oui » à toute initiative présidentielle ! A défaut du parler feutré dont il se sait maître, c'est la violence qui jaillit et même assumée ou déniée dans une dichotomisation qui fleure bon la couleur brune.
Tout se passe comme si ce président avait décidé de ne plus chercher à s'arranger avec le peuple qui de touts façon, de son point de vue, n'en valait pas la peine, peuple passé par perte et profit. Mais encore : pour ce dernier mandat et ses quatre années avant la prochaine présidentielle à échéance, comme s'il voulait imposer toute sa volonté en brisant toute voix contraire qui le gêne et le limite.
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"… Demain le conseil constitutionnel rendra sa décision, la mobilisation d'aujourd'hui n'est pas une pression. Il s'agissait de démontrer que nous sommes toujours aussi nombreux à ne pas vouloir cette réforme injuste [...]
Les femmes ne veulent pas des la double peine !
Les seniors veulent pouvoir rester en emploi en aménageant leur fin de carrière !
Ceux et celles qui ont des retraites à taux plein veulent partir !
Il n'y aura pas de nouvelle discussion sur d'autres sujets sans reparler inlassablement des retraites, cette réforme est injuste, elle doit être retiré...Nous sommes unis et solidaires depuis la 1ère journée de mobilisation et jusqu'au bout nous continuerons à dire NON à cette injustice sociale."
Valérie Guillaume, CFDT 63
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Extrême-droitisation qui s'affirme
Nous sommes en train de passer d'une démocratie bancale et largement perfectible à un intermédiaire presque plus démocratique qui n'attend même pas 2027 pour installer une politique d'extrême-droite dominée par la brutalité et le mensonge, par la volonté d'un seul homme, fut-il président. La démocratie n'est que le cadet de ces soucis ou plutôt pas un souci du tout pour arriver à ses fins : casser toutes le conquêtes et droits sociaux, limiter les libertés publiques, étouffer ou vassaliser les organisations qui lui déplaisent pour mieux servir le capitalisme financier mondialisé.
La patrie est vraiment en danger ou dans les termes de notre époque de tous les dangers : la démocratie, les libertés publiques, les organisations démocratiques critiques, les droits sociaux sont en danger immédiat avec ce président qui agit en dictateur que rien n'arrête dans sa fureur, pas même ses « boulettes » indignes, ses décisions injustifiables négatives.
La 12ème manifestation à Clermont-Ferrand pour le retrait de la réforme des retraites a montré une mobilisation encore forte, malgré la fatigue partout perceptible, à la veille de la décision du conseil constitutionnel avec près de 10 000 manifestant·es. Cette stratégie syndicale est arrivée à révision. en maintenant cette unité syndicale à la base de cette mobilisation.
- Appel intersyndical pour un rassemblement devant la préfecture ce vendredi 14 avril à 11h
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"...Dans la dernière étude Ifop publiée cette semaine, on nous annonce que 42% des personnes les plus précaires ont dû renoncer à un repas par jour. L'inflation galopante prend à la gorge les travailleuses et les travailleurs, pendant que les plus riches continuent de s'enrichir. Bienvenue dans la France d'Emmanuel Macron : la France de la finance, la France qui méprise le peuple, et qui nous explique que gouverner par le 49.3 c'est la démocratie ! La démocratie selon Emmanuel macron, cela se résume à une grille de bingo : 49-3, 47-1, 44-3 [...]
… Nous sommes des hommes et des femmes qui croyons à un autre modèle social, à un meilleur partage des richesses. Nous voulons plus de justice sociale et le droit de profiter de notre retraite avant de mourir au travail ou d'être frappés par la maladie."
Amandine, UNSA 63
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Si la démonstration faite est celle de l'impossibilité de faire entendre raison au Président qui agit contre tous pour imposer sa retraite malgré ces douze manifestations syndicales de masse, unitaires et pacifiques sur une durée inédite, alors nous pouvons craindre toutes les explosions à venir. Par son intransigeance, sa volonté de tout imposer s'il le faut, par le recours à la violence policière déniée, par la criminalisation des contestations et des actions de désobéissance civile, Macron amène le néofascisme au pouvoir avant 2027. Après est une autre affaire dès à présent ouverte.
Déclaration FO :
Déclaration CGC :
Déclaration CFTC :
Déclaration UNEF :
Déclaration La Voix Lycéenne :