14 juillet citoyen pour invisibles et oublié.es

Ce 14 juillet, de nombreuses organisations ont organisé un défilé citoyen, festif et populaire dans la capitale auvergnate : « 14 juillet des sans » pour visibiliser exploité.es, stigmatisé.es, oublié.es. Un parcours avec musique, chants, slogans, déclarations et quelques performances ou flashmob... à découvrir au fil des vidéos et des photos. Un 14 juillet sans-culotte et culotté.

Ce 14 juillet,  Attac 63, Solidaires Auvergne, Chom’actif, Unef Auvergne, Queer, Gilets Jaunes 63, AFPS63, RESF63, Strass 63, La Cimade, AC63, Osez le feminisme et Chat Noir ont organisé un défilé citoyen, festif et populaire : "14 juillet des sans" pour visibiliser les oublié.es, stigmatisé.es et exploitées. Ponctué de musiques, slogans, animations, déclarations et performances au cours de nombreux arrêts, il a mobilisé largement en fin de journée sur un parcours joignant le parc Lecoq à la place de la poterne en passant par la place de Jaude, visibilisé de multiples combats notamment celui des LGBTQ et du Strass 63 au milieu d'une population à table, sur le gazon ou simplement dans la rue, sur les places.

A l'arrivée, une grande banderole a été déployée depuis le haut mur sur la rue Montlosier avant de sortir les pique-nique bien appréciés. Bref, ludique, joyeux, revendicatif pour décliner une autre version du 14 juillet, celui des SANS.

Avec un cortège de 200 personnes qui s’est mis en route dans le jardin Lecoq, entrainant avec eux des citoyens et des citoyennes, rencontrées au fil du trajet, la journée, selon l'organisation, fut un franc succès. Les mots : solidarité, luttes, convergence, résistance, révolution même, étaient sur toutes les lèvres, chacun, chacune a pu s’exprimer librement.

DERNIERE MINUTE : "« On attend de nous qu’on se taise » : le combat d’une famille pour la vérité sur la mort de Wissam El-Yamni des suites de son interpellation" Par Aurélie Collas, LE MONDE, 15 juillet 2020. Résultat du recours à Riom dans ce billet.

 © Georges-André Photos © Georges-André Photos

Vous pouvez parcourir avec eux ce parcours avec le montage vidéo ci-dessous :

Défilé © Georges-André Photos

 Les discrimé.es, les oublié.es, les exploitée.es

Le communiqué de presse appelant à ce défilé du "14 juillet des sans précisait" : « ...sans-culottes, sans-emplois, sans-masques, sans- abris, sans-droits, sans-justice, sans-voix, sans-reconnaissance sociale, [...] Nous refusons que cette journée soit confisquée par le président Macron, grand fossoyeur des protections sociales, du service public et notamment celui de la santé. Nous ne sommes pas dupes de ses gesticulations et remises de médaille. Lors de cette journée de célébration de la Révolution Française, nous revendiquons une société débarrassée du capitalisme, de la répression et du patriarcat, une société solidaire défendant les droits humains, sociaux et environnementaux. Le défilé sera festif et musical, et se finira pas un repas sorti du sac... Venez avec vos instruments et votre créativité […] ».

Du parc Lecoq vers la sortie Université, la foule dense et colorée © Georges-André Photos Du parc Lecoq vers la sortie Université, la foule dense et colorée © Georges-André Photos

 © Georges-André Photos © Georges-André Photos
 © Georges-André Photos © Georges-André Photos
Déclaration  Gilets Jaunes :
« Résistance - Citoyens ! A certaines heures essentielles de notre histoire, devant la faillite de ceux qui avaient en charge les affaires de ce pays, des hommes, des femmes, patriotes fidèles se levèrent pour la France. La France : une certaine idée du monde faite d'élan, de générosité , de liberté, de lumière, de solidarité entre tous. Cette France, pendant la seconde guerre mondiale, les résistants l'incarnèrent. Venus d'horizons bien différents, œuvrant pour une seule cause, ils unirent leurs efforts, combattirent l'envahisseur, sapèrent l'assise morale d'un gouvernement aux ordres de l'ennemi. A l'effondrement général, ils répondirent par un bouquet d'avenir. Et ils construisirent. Le conseil national de la résistance, pouvons-nous l'oublier, œuvra à la reconquête armée comme il bâtit la reconstruction nous laissant un héritage qui est à la base de notre modèle social, admiré de tous. Le temps de la Résistance est à nouveau revenu car ce modèle exemplaire certains ont décidé de la détruire, comble de l'ignominie, en se prévalant de lui. La nouvelle réforme imposée par le 49.3 est un exemple parfait qui à la solidarité intergénérationnelle veut substituer la capitalisation privée et individuelle.

Oui le temps de la résistance a à nouveau sonné !
Résistance
pour la pérennité de l'hôpital public français.
Résistance pour une éducation nationale de qualité accessible à tous.
Résistance face à une mondialisation ravageuse qui détruit nos emplois pour la seule satisfaction d'actionnaires qui n'en finissent pas de se gaver.
Résistance pour que la voix du peuple circule à nouveau dans notre République.
Résistance au productivisme effréné pour sauver le climat.
Résistance pour la dignité de chacun d'entre nous.
Résistance face à un pouvoir ultralibéral qui a décidé de vendre la France à la découpe, de détruire consciemment l'unité nationale, de bâillonner les opposants, de réprimer de manière inouïe, dans l'ordre de la violence, la contestation légitime.

Oui citoyens !! un mot plus que jamais nous habite, nous porte : Résistance ! »

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Déclaration Queer Auvergne
"Nous sommes là parce que les agressions LGBTphobes sont en constante augmentation depuis plusieurs années : 231 en 2019 (augmentation de 14 % selon le rapport S.O.S Homophobie). Les personnes transgenres doivent affronter la transphobie sociale et institutionnelle, la difficulté à trouver un emploi, le parcours encore psychiatrisé des équipes médicales officielles, et la stigmatisation de passer devant un juge qui décide à notre place de qui nous sommes lors du CEC. S’ajoute à cela l'exclusion dans le travail au niveau des collègues et de la hiérarchie. Notre chantier est immense car nous accompagnons les personnes réfugiées LGBTQ doublement voire triplement stigmatisées dans leurs pays d'origine et ici en France car sans papiers, racisées, et LGBT+. QUEER Auvergne étant aussi TDS-friendly, nous soutenons le combat contre cette loi absurde de 2016. Soutenir la PMA (dont les personnes trans sont exclues par ce gouvernement) et la GPA font partie de nos priorités. Nous sommes actuellement la seule structure queer féministe radicale de la région et nous pensons que notre combat ne doit pas se limiter à la communauté LGBTQIA+ mais qu’il doit s'associer à toute action et lutte allant dans le sens d'une transformation sociale."

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Citoyens et citoyennes entrent dans le jardin Lecoq © Georges-André Photos Citoyens et citoyennes entrent dans le jardin Lecoq © Georges-André Photos
 © Georges-Abdré Photos © Georges-Abdré Photos

Marc pour ATTAC 63
« En ce 14 juillet, vous voilà toutes et tous rassemblé.es ici, vous, les premiers et les premières de corvée, ceux et celles qui n’étaient rien, disait l’élite, mais sans qui, on l’a bien vu, le pays n’aurait pas pu fonctionner, les invisibles : caissières, infirmières, aides-soignantes, aides ménagères, assistantes maternelles, agents de propreté, livreurs, postières. Toutes ces professions vitales mais qui restent toujours au bas de l’échelle sociale. La crise du « covid19 » est passée, peut-être…il ne vous reste que… des miettes, quelques médailles, des primes, peut-être, quelques applaudissements. Mais en face, il n’y a toujours que mépris, arrogance, gazage pour ceux qui revendiquent. En 1789, le roi et l’aristocratie, aujourd’hui les 1%, l’élite, le fer de lance des multinationales. Alors levez-vous, cette poignée de médailles, hochets à bas-coût, refusez-la ! Dites non à ce système néo-libéral qui nous asservit toutes et tous. Ne nous trompons pas d’ennemi. »

Sous l'oeil attentif et souvent bienveillant du public, le cortège s'étire dans le parc © Georges-André Photos Sous l'oeil attentif et souvent bienveillant du public, le cortège s'étire dans le parc © Georges-André Photos
Flash mob Liberté, égalité, solidarité © Georges-André Photos

Liberté d'aller ou je veux sans être agressée
liberté d'aimer qui je veux sans être insultée
liberté de manifester sans être gazée
liberté de travailler sans être criminalisée
Police, Justice, Ministres, RESPECTEZ-NOUS !

Egalité, quelle que soit ma peau, mon genre et mon nom
égalité école-formation, travail et salaire
égalité accès aux loisirs et aux logements
Police, Justice, Ministres, RESPECTEZ-NOUS !

Solidarité, guerres, misère, galères, nous sommes concerné.es
solidarité, protéger c'est notre devoir
solidarité, l'argent se partage, l'impôts sert à ça
Police, Justice, Ministres, RESPECTEZ-NOUS !

Le cortège a quitté le jardin, rue Ballainvilliers © Georges-André Photos Le cortège a quitté le jardin, rue Ballainvilliers © Georges-André Photos
 © Georges-André Photos © Georges-André Photos
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Beryl pour le STRASS Auvergne
"Le STRASS ou Syndicat du Travail Sexuel existe depuis 2009 en France. Il a été créé par et pour des personnes concernées. Les droits fondamentaux sont vitaux pour la liberté d'une personne. Au STRASS, nous nous battons pour que tous-tes les TDS aient les mêmes droits que toute autre personne qui travaille. La loi du 13 Avril 2016 portant sur la pénalisation des clients a eu un impact direct sur les conditions de vie et de travail des TDS en France, tout particulièrement pendant la crise sanitaire. En effet, les plus précaires d'entre nous n'arrivent plus, encore aujourd'hui, à trouver de quoi subsister. Cette loi est pour nous une hérésie, car désormais les moindres de nos faits et gestes sont criminalisés pour ce que nous sommes.C'est pour cela qu'aujourd'hui, nous nous associons à cette manifestation pour défendre nos droits, pour défendre également les droits de toutes les minorités opprimées par les gouvernements qui se succèdent au pouvoir. Ensemble, marchons contre les marcheurs, pour les faire plier. Hurlons notre colère de voir jour après jour des personnes, TDS ou pas, se faire au mieux exploiter, au pire tuer. Il ne faut plus laisser faire ça. STRASS en lutte."

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Devant le conseil départemental © Georges-André Photos Devant le conseil départemental © Georges-André Photos

 Guy pour Vérité et Justice pour Wissam

« La Cour d'Appel de Riom a étudié mardi 9 juin 2020 , les refus d'actes demandés par Maître Canis et Borie dans l'instruction de l'affaire Wissam décédé dans la nuit du samedi 31 janvier au dimanche 1er Janvier 2012, suite à son interpellation dans le quartier de la Gauthière.et aux violences policières qui ont suivies Depuis 2012 et la mort de Wissam El Yamni, sa famille, ses proches, ainsi que le Comité Justice et Vérité espèrent que la justice et la Vérité soient enfin faite... ceci après près 8 ans de démarche judiciaire... Les avocats de Wissam El Yamni avaient demandé des actes supplémentaires à la juge d'instruction, notamment l'audition de plusieurs témoins présents dans le couloir du commissariat. La magistrate ayant refusé, les deux conseils ont fait appel et se sont tournés vers la Chambre d'Instruction de la Cour d'Appel de Riom, où ils ont plaidé leur cause. Pour rappel, dans cette affaire, deux policiers avaient été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par personne dépositaire de l'autorité public », avant d'être sous statut de témoins assistés. La juge a bouclé son instruction en novembre. Dans l'attente de l'arrêt de la Cour d'Appel, le 15 juillet... donc demain, le parquet donnera un « avis » concernant l'information judiciaire et la juge décidera, in fine, d'un renvoi devant la justice ou d'un non-lieu. Nous attendons cette décision, si nous obtenions pas la Justice et la Vérité, le combat pour obtenir celle-ci continuera, d'autres instances existent tel que la Cour européenne de Justice. »

Dernière minute : Suite à la décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Riom du 15 juillet, "On passe de la chronique d'un non-lieu annoncé au redémarrage de l'information judiciaire". Me Jean-François Canis, l'un des deux avocats de la famille de Wissam El-Yamni" Voir article La Montagne du 15 juillet.

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Arrivée et arrêt devant la Préfecture © Georges-André Photos Arrivée et arrêt devant la Préfecture © Georges-André Photos
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Déclaration SolidairesAuvergne
« Aujourd'hui, 14 juillet 2020, en organisant ce défilé nous avons voulu que les invisibles prennent la parole. Qu'elles et ils soient sans emploi, sans abris sans droits ou sans papiers, tous les sans culottes doivent être entendus. Ils et elles ont souvent été en première ligne, les personnels soignants, les éboueurs, éboueuses, caissiers caissières, livreurs, livreuses, facteurs, factrices et tant d'autres, toutes et tous ont démontré à quel point ils et elles étaient indispensables au bon fonctionnement de la société et particulièrement les femmes très présentes dans ces métiers.
Partout en France, en ce 14 juillet, nous défilons pour leurs salaires, leurs conditions de vie et de travail, pour la défense des services publics et, à l'heure où les plans sociaux tombent en cascade, pour la défense de tous les droits sociaux [...]

A Solidaires, nous militons depuis des mois, des années pour que toutes les forces du mouvement social s'unissent, les organisations syndicales mais aussi les collectifs et associations hostiles à la politique libérale et antisociale du gouvernement [...] Les gesticulations jupitériennes de remises de médailles, l'imposture du Ségur de la santé ne font pas illusion ! 90 euros en septembre, 90 en mars 2021 ne sont qu'insulte et mascarade comme le sont les 15 000 embauches annoncées qui ne représentent que 5 % des 300 000 postes nécessaires pour un bon fonctionnement du service public de santé et des EPHAD. Nous regrettons que pas leur signature, certains syndicats aient choisi d'apporter leur caution à la politique gouvernementale. Nous sommes déterminés à lutter pour une société sans discrimination, pour l'égalité et la justice sociale et environnementale, pour l’abandon de la réforme de l'assurance chômage et celles des retraites, pour des salaires permettant une vie digne, pour la réduction du temps de travail et des services publics répondant aux besoins fondamentaux de la population.

Le 14 juillet est aussi le symbole pour tous les peuples de la liberté et de l'abolition des privilèges, c'est pourquoi nous dénonçons tous les régimes qui portent atteinte à ces libertés et nous nous déclarons solidaires de tous les peuples opprimés et notamment du peuple palestinien. [...]
Des bastilles sont toujours à prendre ! Toutes et tous ensemble, continuons à nous battre pour révolutionner la société ! 
»

Patrick et Paco côte à côte © Georges-André Photos Patrick et Paco côte à côte © Georges-André Photos
"14 juillet des sans" sur les marches de la Préfecture © Georges-André Photos "14 juillet des sans" sur les marches de la Préfecture © Georges-André Photos
Les étudiantes de l'UNEF ne sont pas en vacances © Georges-André Photos Les étudiantes de l'UNEF ne sont pas en vacances © Georges-André Photos

La place de Jaude est en vue avec performance et hymne des femmes

 © Georges-André Photos © Georges-André Photos

Tou.tes sur la place © Georges-André Photos
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 © Georges-André Photos © Georges-André Photos
Puis le cortège s'engouffre dans la rue du 11 novembre pour rejoindre la place de la Victoire
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Passage devant la cathédrale noire de sa pierre de Volvic pour arriver place de la Victoire entourée de ses multiples cafés .

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Place de la Victoire pour quelques déclarations et .... danser .... © Georges-André Photos Place de la Victoire pour quelques déclarations et .... danser .... © Georges-André Photos

Danser la Carmagnole 

Entrez dans la danse... © Georges-André Photos

La poterne est à deux pas... où nous attend Olympe

 © Georges-André Photos © Georges-André Photos

Colette, féministe : « Femme de lettres et femme politique, née en 1748, Olympe de Gouges est considérée comme une pionnière du féminisme. Par ses écrits, elle milite pour l 'abolition de l'esclavage et lutte pour l'émancipation de la femme et pour la reconnaissance de sa place sociale et politique. Résolument d'avant-garde, elle préconise des réformes sociales qui, pour beaucoup, n'entreront dans les faits que bien plus tard comme la création des maternités , la reconnaissance des enfants nés hors mariage, la création d'ateliers nationaux pour les chômeurs, des foyers pour les mendiants... quand survient la révolution française en 1789, Olympe de gouges redouble d'activité et multiplie les écrits dans lesquels elle réclame avant toute chose l'égalité des droits entre les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu, ainsi que le droit au divorce la seule avancée féministe obtenue par la Révolution. Elle rédige en 1791 une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en écho à la déclaration des droits de l'homme de 1789 qui omettait ceux des femmes malgré leur rôle dans la Révolution française. Hostile à la Terreur, elle s'est opposée aux Montagnards et à leur chef, Robespierre. Condamnée par le Tribunal révolutionnaire, elle est guillotinée le 3 novembre 1793.

Vous ne le savez sans doute pas mais ce matin la place de la Poterne a été rebaptisée « Square Olympe de Gouges ». Il est vraiment dommage que la population n'ait pas été conviée à cette célébration. Nous voulons réparer cette omission car Olympe de Gouges était une femme remarquable qui mérite d'être connue de tous. »

Ne serait-il pas temps avant des demandes impératives vite déniées et disqualifiées de rebaptiser certaines rues de Clermont et de notre pays, en dépoussiérant certains noms de messieurs pas trop recommandables pour les remplacer avantageusement par certains autres comme Olympe ou Jean-Marie Djibaou ?

Un dernier tour de piste en danse et chants avant un pique-nique bienvenu © Georges-André Photos Un dernier tour de piste en danse et chants avant un pique-nique bienvenu © Georges-André Photos
Place rebaptisée "Olympe de Gouges" 1748-1793 Place rebaptisée "Olympe de Gouges" 1748-1793

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