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Billet de blog 19 janv. 2022

ANV-COP21 63 sanctionne le quinquennat perdu contre le réchauffement climatique

Ce 19 janvier, nouvelle action symbolique et non-violente d'ANV-COP 21 qui, sur le pont de l'Europe de Chamalières, a voulu souiller le portrait officiel du président au moment même où celui-ci prend la parole à Strasbourg pour la présidence française de six mois. Une action pour bilan d'inaction climatique, de blabla incessant et de mesures cosmétiques.

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Après un lieu de rendez-vous diffusé avec la plus grande discrétion, préparé depuis des jours avec des activistes volontaires et conscients des risques, nous nous retrouvons à 17h15 dans un lieu discret, un square de Chamalières commune limitrophe de Clermont-Ferrand, où ANV-COP21 -63 a repris son dispositif bien rôdé de désobéissance civile non-violente avec une quinzaine d'activistes disposé·es en cercle dans le crépuscule naissant. Le rôle différencié de chacun·e est rappelé pour faire face à toute situation.

Le lieu de l'action c'est le pont de l'Europe à Chamalières, lieu hautement symbolique en ce jour où devant l'Assemblée européenne à Strasbourg, notre président entame ses six mois de présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE).

Une banderole qui ne mâche pas ses mots © Georges-André Photos

L'action symbolique de cette organisation prend son sens dans cette phrase : « Alors qu’Emmanuel Macron inaugure la présidence française de l’Union européenne, une quinzaine d’activistes d’Action non-violente COP21 63 ont souillé un portrait officiel du président pour dénoncer son bilan climatique et social accablant. Arguments à l’appui, les militant.e.s pointent le sabotage climatique du quinquennat d'Emmanuel Macron et appellent à se mobiliser. »

Cette action s'inscrit dans le prolongement de celle de décrochage des portraits officiels du président en exercice durant ces dernières années. ANV-COP 21 s'en explique : « Il y a 3 ans, l’action en justice de l’Affaire du siècle était lancée contre l’Etat pour inaction face au changement climatique, soutenue par plus de deux millions de personnes. En réponse à cette mobilisation inédite, le gouvernement a déclaré qu’il ne changerait pas de cap. Cette réponse était inacceptable au vu de l’urgence dans laquelle nous sommes. Les rapports du GIEC sont sans appel. Nous avons réagi à l’époque en décrochant les portraits présidentiels dans les mairies, pour dénoncer l’inaction climatique criminelle qui se cache derrière les beaux discours verts d’Emmanuel Macron.

Sur le pont de l'Europe, le lien entre action et inaction © Georges-André Photos

Nous avons ainsi décroché 151 portraits dans des dizaines de territoires, que nous avons ensuite utilisés pour alerter la population sur l’urgence climatique et sur les discours trompeurs du gouvernement. Ces actions ont mené à 49 procès, pour 84 de nos militants. Nous avons utilisé ces procès comme autant de tribunes pour continuer, encore et toujours, à alerter sur la situation, avec à nos côtés comme témoins à la barre des climatologues, des scientifiques, ou des grands témoins du dérèglement climatique en cours."

Bref, cette fois, il s'agit sur le pont de l'Europe au vu et au su de chacun·e de déverser sur son portrait officiel, tête en bas, un simili-goudron (un mélange de produit inoffensif et d'un peu de peinture noire) pour fustiger l'inaction et l'esbroufe de notre Prince-président face à ces enjeux urgents et colossaux que sont dérèglement climatique et effondrement de la diversité.

Action non-violente et symbolique © Georges-André Photos

Le groupe se dirige prestement avec le matériel vers et sur le pont avec des journalistes de France 3 et de Médiacoop. Une banderole est déployée sur son parapet visible des avenues en bas, piétons comme automobilistes, dès la fin de la presque-cérémonie de quelques minutes. Le portrait souillé au noir est alors brandi au-dessus du pont tandis chacun lance le cri du cœur : « Climat, Macron coupable ! »

Dans la clameur des activistes, le portrait noirci est brandi vers la population © Georges-André Photos

La lutte contre le réchauffement climatique ? Dans cette économie de destruction et d'accaparement où Oxfam vient de dénoncer le doublement de la fortune des dix plus riches depuis le début de l'épidémie, nous savons comment ils vont nous assaisonner : face aux conséquences toujours plus rudes, plus dramatiques, plus destructrices, plus insoutenables du réchauffement climatiques, il en sera comme avec la pandémie du Covid : prendre des mesures « urgentes » pour calmer le jeu social et politique sans s'attaquer aux causes et au plus riches mais avec son tout-technologique comme solution-miracle, en faisant porter le poids financier de celles-ci à la population qui n'a que ses économies du travail pour survivre, quand elle en a.

Un portrait bientôt doublement historique © Georges-André

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