Marche des fiertés : fier·es d'être soi ensemble pleinement

La marche des fiertés, heureuse, joyeuse, animée, colorée a réuni ce 19 juin à Clermont-Ferrand, un grand nombre de personnes, au moins 1500, sous un soleil de plomb. Une ambiance vivifiante dans une période qui ne l'est pas.

La marche des fiertés 2021, heureuse, joyeuse, animée, colorée a réuni ce 19 juin à Clermont-Ferrand, un grand nombre de personnes, au moins 1500, sous un soleil de plomb*. Composé d'une large majorité de femmes avec une participation importante de très jeunes filles, le cortège avait cette aura de jeunesse, de liberté, de fantaisie et d'affirmation de soi qui fait vivre le plaisir d'être ensemble : être soi, librement, pleinement. Bref, une marche vivifiante dans cet immédiat après-confinement de restrictions variables et erratiques et un après-1er tour d'élections où l'abstention bien compréhensible à force de prendre le peuple pour des billes, atteint des sommets.

"C'est pas à l'Elysée, c'est pas à Matignon, c'est pas dans les salons qu'on obtiendra satisfaction, c'est dans lutte et dans l'action"

A l'image d'une ambiance vivifiante © Georges-André Photos
Dès 14h, la place de Jaude s'est rempli de groupes divers portant en étendard les drapeaux colorés, déclinaisons des diverses identités de genre ou d'orientation sexuelle du drapeau arc-en-ciel LGBT bien connu. Bientôt une licorne imposante, symbole LGBT, s'est avancée en tête du cortège.

L'Union départementale CGT a mis à disposition le camion- sono puissant avec son secrétaire général aux commandes, distribuant bouteilles d'eau bien nécessaires tout au long du parcours en milieu de cortège. Au début du cortège, un autre camion-sono banalisé pour un cortège unitaire, celui de Solidaires, tout orné de ballons et drapeaux arc-en-ciel lançait slogans et musiques juste devant la banderole de tête. Une équipe de Médic paraît à toute insolation et autres désagréments. Mayke de l'UNEF-Auvergne a ouvert la série des interventions-micro par une déclaration enflammée, avant le départ de la place :

"Macron t'es foutu, les pédés sont dans la rue"

Mayke © Georges-André Photos
Le texte : « Bonjour à toutes et à tous, On est nombreux et nombreuses aujourd’hui à Clermont-Ferrand et ce mois-ci partout en France et au-delà, pour affirmer et porter nos fiertés sans honte, pour se rencontrer, briser l’isolement ! On est aussi là pour le réaffirmer : Oui l’oppression patriarcale nous pourrit la vie, oui elle est toujours omniprésente et, encore plus haut et plus fort : Oui, on en viendra à bout !

Mais ça va être un long parcours. Ça va être long, parce que nous allons devoir revoir toute l’organisation de notre société. Parce qu’être un bon petit garçon aujourd’hui, c’est avoir une amoureuse et aimer des trucs de garçons, et être une bonne petite fille, c’est avoir un amoureux ! Parce que dès le plus jeune âge, on nous inculque que la seule chose normale, la seule chose envisageable est d’être cisgenre et d’être hétérosexuel ! Parce que ça leur permet de faire tenir debout leur société qui, en nous maintenant dans ce modèle, persévère dans un système oppressif et capitaliste qui violente, qui affame, qui tue ! C’est ce système qui nous mène à être discriminé-e-s face au logement, à l’emploi, à être harcelé-e-s quand on sort dans la rue et même par nos familles ! C’est ce système qui fait qu’on n’a aucun modèle fiable dans les médias, dans le monde politique, et qu’on est souvent laissé-e-s seul-e-s, isolé-e-s, sans clés de compréhension de ce qu’il se passe, notamment quand on est jeune et qu’on habite à la campagne ! Finalement, on se retrouve sur-représenté-e-s dans les classes populaires, parce qu’on galère toute notre vie, et que même quand on trouve un emploi, on est moins bien payé-e. Qu’on est obligé-e-s d’avoir des emplois précaires, qui au fil des gouvernements sont de plus en plus précarisé-e-s, comme c’est le cas par exemple des travailleuses et travailleurs du sexe, qui sont nombreux-ses parmi nous ! ...

Elles savourent le moment © Georges-André Photos Elles savourent le moment © Georges-André Photos
On est aussi maltraité-e-s par les médecins, qui sont souvent trop peu formé-e-s et ne connaissent que la Sofect, n’ont aucune idée des problématiques qui nous sont spécifiques. Et là, je pense tout particulièrement à nos adelphes intersexes, qui subissent encore des mutilations inhumaines quand bien même la France a été condamnée par l’ONU pour ces pratiques ! Ceux qui nous gouvernent, tout comme les entreprises, ont beau faire des opérations de com’ pour cacher une LGBTI-phobie latente qu’ils entretiennent. Pourtant, des revendications concrètes, nous en avons par dizaines, et elles amélioreraient considérablement nos conditions de vie ! Comme je viens de le dire, nous revendiquons la fin de la mutilations des personnes intersexes

Nous revendiquons la formation des médecins, ainsi que des personnels des institutions policières, de l’école et de l’enseignement supérieur, sur les problématiques spécifiques qui nous touchent. Il est également fondamental que la PMA soit réellement ouverte à toutes et à tous, et que les femmes trans puissent avoir accès à la conservation des gamètes ! De même, nous devons toutes et tous avoir accès au statut légal de parent, peu importe le genre de notre partenaire, et peu importe notre genre ! Sans cela, la démarche d’adoption, longue et laborieuse, reste discriminante et met en danger les enfants !

Les organisations de lutte contre les LGBTI-phobies doivent être subventionnées et consultées dans les campagnes de sensibilisation : elles ont une expertise, permettons-leur d’agir et écoutons-les ! Evidemment, les inégalités salariales qui nous maintiennent en bas de l’échelle sociale doivent également cesser ! Nous pensons également à nos adelphes handi et racisé·e·s, à toutes les victimes du patriarcat et du capitalisme et nous nous joignons à leurs revendications : ce n’est que par l’amélioration des conditions de vie des toutes et tous que l’on pourra atteindre une société plus juste et égalitaire ! Aujourd’hui, nous mourrons, parce que nous sommes malades, parce que nous sommes précaires, parce que nous sommes seul-e-s ! Mais aujourd’hui, nous relevons aussi la tête,et nous le crions ensemble : Nous sommes homo, bi, trans, intersexes ! Nous sommes fiers ! Mais surtout, nous n’arrêterons pas de nous battre, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, pour de meilleures conditions de vie, pour l’égalité des droits mais aussi pour l’égalité réelle ! Et s’ils veulent nous endormir avec de grands discours ou avec des mesurettes, nous leur disons haut et fort : ça ne fonctionnera pas ! Car nous sommes fiers, déter, et pas prêtes à se taire !"

"PMA c'est un droit, vous ne nous l'enlèverez pas!"

Au départ de la Place de Jaude © Georges-André Photos

Monuments aux morts et dépôts de gerbe

La banderole sur les hauteurs des marches du Monuments aux morts © Georges-André Photos La banderole sur les hauteurs des marches du Monuments aux morts © Georges-André Photos
Le cortège a ensuite quitté la place de Jaude pour se rendre place Gaillard et s'arrêter sous le monument aux morts pour dépôt d'une gerbe introduite par Johanna :

"Mon corps, mes choix et ferme ta gueule !"

Johanna © Georges-André Photos

« Nous sommes aujourd'hui réuni•e•s devant ce monument aux morts afin de faire un devoir de mémoire pour toutes les personnes LGBTQIA+ mortes pendant la déportation.

En effet, nos adelphes ont été persécutés sous le régime nazi durant la période du IIIème Reich, jetés en prison lorsque ces derniers n'étaient pas envoyés dans les camps de la mort. Encore de nos jours, des personnes LGBTQIA+ meurent pour cause de discriminations. Cela est inacceptable et doit cesser... Je vous propose maintenant une minute de silence pendant laquelle une gerbe de fleurs commémorative sera déposée en la mémoire de nos morts. »

Direction Place Delille et cours Sablon

"Tout est à nous, rien n'est à eux, tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé, partage du temps d'travail, partage des richesses ou alors ça va pêter !"

Cours Sablon © Georges-André Photos

Face au 13 du cours Sablon, le siège du Conseil départemental du Puy-de-Dôme de l'Ordre des Médecins. Avec émotion et intensité, Nathalie décrit le long parcours de transition des transgenres avec la revendication fondamentale de dépsychiatrisation.

"Nous sommes fortes, nous sommes fières et féministes et radicales  en colère"

Nathalie © Georges-André

« Nous nous arrêtons ici devant cet endroit hautement symbolique, car il représente le milieu médical et une des revendications majeures du mouvement LGBTQIA+, la dépsychiâtrisation du parcours de transition à l' image d’ autres pays qui ont fait ce choix. Il est important tout d abord de rappeler que la transidentité a été sortie des pathologies psychiatriques en France dès 2010 et au niveau mondial depuis quelques années déjà. Il en était de même pour l’homosexualité jusqu'en 1981 en France. Or dans ce contexte des équipes médicales se sont regroupés en commissions (psychiatres,endocrinologues, chirurgiens) qui constituent de fait un quasi monopole et une première barrière à franchir car les médecins libéraux (généralistes), par frilosité ou peur d'assumer eux-même un suivi, alors qu' ils sont compétents, redirigent vers cet organisme la SOFECT.
Cette dernière vient de changer de nom pour tenter de se refaire une bonne réputation car étant extrêmement mal vue par les concerné·es, les assos etc... elle se dénomme désormais la FPATH (acronyme anglo-saxon) mais est toujours régie par les mêmes principes avec la place centrale occupée par les psychiatres et le diagnostic de dysphorie de genre et une légère ouvertures aux assos pour faire illusion (le conseil d’administration ne réserve que 3 places aux associations sur 34. Il n'en reste pas moins que les méthodes et humiliations employées par cet organisme sont dénoncées par de nombreuses assos locales et nationales et sont largement documentées...

Déclinaisons de l'arc-en-ciel LGBTQIA+ © Georges-André Photos Déclinaisons de l'arc-en-ciel LGBTQIA+ © Georges-André Photos
La première difficulté (et on comprend après que c'est pour tout le monde pareil) est d' obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable et pour eux, 1 an ou 2 c'est raisonnable alors que les gens sont déjà en attente de prise en charge. Il y a tout d 'abord une longue période d'évaluation psychiatrique.de 2 ans environ... Ces spécialistes du genre confondent genre et sexualité car une des question récurrentes lors des entretiens est : quelle sera la sexualité de la personne dans le genre qu’elle s’est assignée ? Ils ont une vision binaire du genre excluant les personnes non binaires et autres... et hétéronormée (la personne a tout intérêt à répondre qu’elle aime les hommes pour les femmes trans et les femmes pour les hommes trans). Beaucoup d autres questions intrusives sont posées et des personnes sont exclues sur, par exemple des critères d'âge, esthétique ou autre... De plus alors que la transition hormonale n'a pas commencée (elle ne commencera qu'au bout de 2 ans d’entretien psychiatrique ), ils exigent un test en vie réelle 224h sur 24 avec tous les dangers que ça comporte : de la moquerie, les difficultés au travail ou avec les administrations, cela pouvant aller jusqu'à l'agression physique... Lors de la commission médicale décidant enfin de l’ ouverture à l'hormonothérapie, la décision du psychiatre reste prépondérante,

Chez Queer, et pour toutes ces raisons, nous récusons toutes formes de psychiatrisation du parcours. Nous prônons donc un parcours libre et gratuit, dépathologisé et dépsychiatrisé. Nous ne sommes pas malades. Le psychiatre doit être une option et non pas une obligation... Il faut rendre obligatoire l'enseignement de la transidentité à tous les niveaux du corps médical afin d’obtenir une meilleure prise en charge. Toujours dans le domaine médical, Q.U.E.E.R demande une PMA accessible à toutes car les femmes trans en sont exclues ainsi que les hommes trans. Oui la loi bioéthique nous l’interdit. Si nous faisons une PMA, nous sommes obligées d’utiliser le sperme d’un donneur anonyme. De même un homme trans ayant effectué le changement d'état-civil ne peut plus porter l'enfant. Cette décision n’a aucun sens, sauf à vouloir éviter que les femmes et hommes trans ne deviennent parents. Il s’agit d’une discrimination en raison de l’identité de genre de la personne, contraire aux droits fondamentaux que la France s’est engagée à respecter. »

[SOFECT = Société française d’études et de prise en charge de la transidentité, devenu FPATH en 2010 = Association professionnelle française pour la santé des personnes transgenres]

Université et La Comédie

L'enthousiasme au plus haut avec ses cris plus puissants, le cortège passe devant l'Université Clermont-Auvergne.

"A ceux qui veulent nous précariser, nous répondons : solidarité !"

Passage devant L'Université Clermont-Auvergne et La Comédie © Georges-André Photos
Devant l'Université Clermont-Auvergne, Isaac prend la parole pour rappeler que la jeunesse LGBTQIA+ subit de plein fouet les discriminations dès le plus jeune âge :

"Aujourd’hui, en tant que personnes LGBTI, on est déjà précarisées à toutes les échelles de la société que ça soit sur l'accès à l'emploi, à la santé, au logement, etc… Alors que la jeunesse est plongée dans une précarité extrême depuis déjà plusieurs années et de manière encore plus exacerbée avec la crise sanitaire, la situation des jeunes LGBTI est d’autant plus dramatique ! Au sein de la famille, pour commencer, tout n’est pas rose ! Trop sont contraint·e·s de se cacher avec la peur que leur proches découvrent leur identité sexuelle ou de genre. En plus du mal-être que cela engendre, si la vérité vient à éclater, les conséquences peuvent être lourdes que ça soit du harcèlement, des violences au sein de sa propre famille ou être mis à la porte brutalement et sans moyens. Dans ce contexte, comment ne serait-ce qu’envisager suivre ses cours et étudier correctement ? A cela s’ajoute le harcèlement scolaire qui est monnaie courante, forcément le risque de décrochage est accru et rend encore plus difficile l’accès à l’enseignement supérieur ! Depuis la mise en place de ParcourSup, le bac n’est plus le premier grade universitaire et la sélection sociale à été instaurée aux portes de nos facs, en privant les plus précaires d’un accès à l’Enseignement Supérieur ! L’Université se doit d’être accessible à toutes et à tous, quel que soit son milieu social, son origine, sa religion, son orientation sexuelle ou son genre ! Elle est censée être le lieu de l'émancipation individuelle et collective, où l'on développe son esprit critique, elle est l’outil de l’ascenseur social ! En rendant son accès plus difficile pour les jeunes LGBTI, c’est les contraindre à une vie instable et précaire ! Mais une fois les portes de la fac franchies, le parcours du combattant n’est pas fini. "L'université est un petit miroir dans lequel se reflètent les contradictions de la société", les LGBTIphobie, comme l'ensemble des oppressions systémiques s’y retrouvent !

Place de Jaude © Georges-André Photos Place de Jaude © Georges-André Photos
Que ce soit des petites remarques acerbes en amphi, du harcèlement ou des week-end d’intégration et des bizutages empreints de stéréotypes homophobes, sexistes et racistes. A l’UNEF nous avons obtenu la mise en place du prénom d’usage sur simple demande à la fac et au CROUS. Le prénom d’usage pour les étudiant·e·s devait s’accompagner de formation pour les personnel sur les problématiques des étudiant·e·s concerné·e·s. Pourtant, ces formations n’ont jamais eu lieu et encore aujourd’hui, trois ans après la mise en place du prénom d’usage, des personnels mégenrent encore à voix haute des étudiant·e·s dans le hall de la fac. Signer des chartes à tour de bras c’est bien, les appliquer et donner les moyens aux personnels de se former c’est mieux ! Il en est de même avec le SSU, Services de Santé Universitaire, accessible à toutes les étudiantes et tous les étudiants, gratuitement. On y trouve des médecins, des gynécologues, des infirmier·e·s, des psy, des assistantes sociales … malheureusement, toutes et tous ne sont pas formé·e·s de la même manière aux problématiques des étudiant·e·s LGBTI. Étudiant·e·s qui ont déjà un accès au soin extrêmement précarisé et qui se retrouvent parfois à renoncer aux soins parce qu’ils et elles n’ont pas les moyens d’aller voir ailleurs. Les personnels des SSU doivent être formés aux questions LGBTI et les services du SSU doivent s’élargir pour permettre, entre autres, de délivrer la PReP [Prophylaxie Pré-Exposition (au VIH)] ou de mettre en place des suivis endocrinologiques pour les étudiant·e·s trans. La bonne nouvelle c’est que cette situation n’est pas une fatalité, à l'Université comme dans le reste de la société , en s’organisant collectivement, nous pouvons œuvrer à l’amélioration de nos conditions de vie et d’études ! Permettre à toutes et à tous d’avoir accès à l’enseignement supérieur, public, gratuit et émancipateur est une nécessité ! Pour cela il faut un réinvestissement massif de l'État dans les facs et les CROUS pour permettre à tou·te·s les bacheliers et bachelières d’avoir accès à l’Université de leur choix. Il faut que les universités aient les moyens de recruter suffisamment de professeurs et de personnels et de les former sur les différentes oppressions systémiques. Nous revendiquons aussi la mise en place d’une allocation d’autonomie universelle, pour tou·te·s les étudiant·e·s, à hauteur du SMIC pour permettre à chacun et à chacune de vivre dignement sans avoir à être dépendant·e·s des ses parents, de bourses insuffisantes ou d’un job étudiant qui met en péril nos études ! En tant que jeunes LGBTI, organisons nous sur nos lieux d’études et de travail pour défendre notre droit légitime à une vie digne et pour construire un monde plus juste et plus égalitaire !"
Ailleurs en Europe, l'arc-en-ciel devient gris © Georges-André Photos Ailleurs en Europe, l'arc-en-ciel devient gris © Georges-André Photos
Devant La Comédie, Johanna intervient un court instant : "Le temps est venu d'arrêter de se taire. Le temps est venu pour nous d'être libre,  libre d'être ce que nous sommes. sans préjugé sans discrimination, libre de pouvoir sans aucune crainte arpenter les rues de nos villes. sans risquer à chaque instant de se faire agresser. Nous subissons toute cette haine au quotidien. alors j'en appelle à vous mes amis. continuons à lutter ensemble pour nos droits, pour que l'on cesse enfin de subir."

Danses au retour place de Jaude

Retour place de Jaude, au son puissant des technos, les corps se mettent à danser avec un visible plaisir. Un drapeau arc en ciel est hissé sous la statue du vaillant Arverne tandis que le Lipstick Challenge prolonge ces moments par une de ses prestations des plus déchaînées.

Faut grimper, s'agripper et fixer sous les yeux qui attendent le résultat © Georges-André Photos Faut grimper, s'agripper et fixer sous les yeux qui attendent le résultat © Georges-André Photos


Le Lip-Sync Challenge au meilleur de sa forme et de son engagement © Georges-André Photos

Un long cortège © Georges-André Photos Un long cortège © Georges-André Photos

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* Pour préserver des personnes présentes avant leur coming out, notamment les plus jeunes, le staff-organisateur a demandé aux journalistes présents de ne pas publier de photos permettant l'identification. Nous nous sommes plié volontiers mais non sans frustration à cette exigence et publions les seules vidéos et photos qui ont été vues ou visionnées par l'organisation et déclarées publiables mais aussi, avec une photo et une vidéo, parmi bien d'autres, prises après accord préalable de ces personnes. Je les en remercie.

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