Georges-André
Psychologue en retraite - Photographe et Journaliste-citoyen - Militant associatif - Animateur atelier d'écriture ....
Abonné·e de Mediapart

213 Billets

4 Éditions

Billet de blog 29 sept. 2021

Georges-André
Psychologue en retraite - Photographe et Journaliste-citoyen - Militant associatif - Animateur atelier d'écriture ....
Abonné·e de Mediapart

Tant que nous ne serons pas libres, nous marcherons ... à Clermont et ailleurs

A l'appel du collectif 8 mars toute l'année, plusieurs centaines de militantes ont défendu et rappelé la cause des femmes ce 28 septembre jour international du droit à l'IVG, un combat toujours d'actualité. Un vent de colère et de force a soufflé sur Clermont-Ferrand, ses rues et ses places.

Georges-André
Psychologue en retraite - Photographe et Journaliste-citoyen - Militant associatif - Animateur atelier d'écriture ....
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La montée vers la cathédrale © Georges-André Photos

Ce 28 septembre pour la journée internationale du droit à l'IVG, un rassemblement place de Jaude organisé par le "collectif 8 mars toute l'année*" suivi d'une manifestation a réuni plusieurs centaines de militantes et une minorité de militants pour rappeler ce droit et réclamer qu'il devienne un droit pour toutes dans tous les pays, ce qui est bien loin d'être le cas. Au-delà, la cause des femmes, chiffres à l'appui, a été rappelé par des intervenantes en fin de manifestation tandis que les cris des militantes de l'UNEF ont galvanisé le cortège.

Elle nous parlent, écoutons-les...

Palette des cris © Georges-André Photos

"Partout dans le monde, le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse est sans cesse attaqué par le système patriarcal et la société du profit. C’est pourtant un droit légitime que de disposer de son corps. Malgré les recommandations internationales, les femmes ayant recours à l’IVG continuent d’être culpabilisées, contraintes de franchir de nombreux obstacles, quand elles ne sont pas traitées comme des criminelles, obligées de recourir à des avortements clandestins aux conséquences graves. Les conservateurs et leurs alliés mettent en péril la vie des femmes, les maltraitent et les tuent. Aujourd’hui, une vingtaine de pays interdisent totalement l’avortement. De nombreux autres ne l’autorisent que sous conditions, et celles-ci sont toujours plus restreintes d’années en année !"

La joie et la colère dans la manifestation © Georges-André Photos

"En France, la situation est encore loin d’être parfaite ! Le 2 août 2021, la loi bioéthique supprime le délai de réflexion d’une semaine et la clause de conscience des professionnel·les pour les Interruptions médicales de grossesse : IMG (pour les grossesses mettant en danger la santé de la femme ). Ce n’est qu’une étape : le chemin est encore long vers la libre disposition de leur corps par les femmes ! Nombreux sont encore les obstacles dans le parcours vers l’avortement : refus de l’Assemblée d’inscrire le droit à l’IVG dans la constitution, culpabilisation des femmes, impossibilité de choisir la méthode d’IVG, médecins invoquant la « clause de conscience » pour ne pas pratiquer les IVG, un respect de la confidentialité pour les mineures qui n’est pas systématique la défaillance voire l’absence d’éducation sexuelle et affective.
La politique budgétaire libérale de Macron et ses prédécesseurs détruit le service public hospitalier (fermeture des lits notamment des lits de maternité et d’IVG). Cette casse de l’hôpital entraîne des conséquences catastrophiques sur le droit à l’IVG ! Les services spécialisés sont parfois inexistants, notamment en milieu rural et dans les déserts médicaux, à cause des choix de politiques budgétaires libérales
du gouvernement ! Le droit à l’IVG est un droit fondamental !"

La première ligne aux mille cris, quel punch © Georges-André Photos
Des militantes du planning familial © Georges-André Photos

Chants toutes générations

Cri du coeur "fille" et hymne des femmes © Georges-André Photos

"Nous réaffirmons, malgré les pressions sociétales régressives et hypocrites, que l’IVG fait partie entre autres de la vie gynécologique des femmes et que 1/3 d’entre elles y ont recours dans leur vie, malgré une contraception, pas toujours vraiment choisie faute d’information et d’écoute. Pourquoi donc les professionnel.les choisissant de s’orienter vers cette spécialitéet l’exerçant au quotidien auraient le droit de
refuser de pratiquer uniquement cet acte qu’est l’IVG ?
En 2020 en France le nombre d’IVG a été stable autour de 220 000, avec toujours les mêmes disparités géographiques superposables aux régions où les femmes sont en plus grande précarité. La gratuité de la contraception jusqu’à 25 ans au lieu de 18 ans, annoncée pour janvier 2022 par le ministre de la santé aura, on l’espère le même effet de diminution de 37 % de recours à l’IVG dans la tranche d’âge 18- 25 ans."  (Planning Familial)

PLus jamais çà ... encore du chemin à parcourir... © Georges-André Photos
Avec l'autorisation de maman, le petit était bien occupé © Georges-André Photos

Intervention de Fabienne pour le "Collectif 8 mars toute l'année"

"Depuis des mois, nous sommes abreuvé·es de chiffres et statistiques de tous ordres : nombre de contaminations par la covid 19, de décès, pourcentage de vacciné·es , qui sera candidat à la présidentielle, ….et au beau milieu de tout cela, parce qu’hélas, l’actualité ne change pas ; le nombre de féminicides. Mais aujourd’hui, 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception,…QUEL SILENCE ASSOURDISSANT !

Et pourtant, 1 femme meurt toutes les 9 minutes dans le monde des suites d’un avortement clandestin, soit 160 femmes par jour.

Nous, femmes, représentons plus de la moitié de la population mondiale et pourtant, il y a encore une vingtaine de pays où l’IVG est interdite et une cinquantaine où elle n’est autorisée que lorsque la vie de la femme est menacée. Dans la soixantaine de pays où l’IVG est autorisée sans conditions, ce droit reste fragile et toujours menacé...

Fabienne © Georges-André Photos

..".Rappelons la régression en Pologne où l’IVG est quasi interdite depuis le début de l’année et, les nouvelles menaces aux Etats-Unis où le camp des pro-life entend faire abroger le droit à l’avortement. C’est sans compter sur la détermination des femmes à lutter pour le droit à disposer librement de leur corps, droit si chèrement conquis ! Grâce à leurs mobilisations, des avancées ont eu lieu en l’Argentine et plus récemment au Mexique. Les tests de virginité pratiqués encore en Egypte, en Inde, au Brésil, en Turquie, en Afghanistan …..montrent bien le poids de traditions et des religions. Les mariages forcés dans le monde, ce sont plus de 250 millions de mineures de moins de 15 ans et parfois de petites filles de 8 ans, se pratiquent beaucoup en Asie, Afrique, Amérique latine. Et que dire du viol utilisé comme arme de guerre ! Beaucoup de gouvernements affirment lutter contre le terrorisme, mais nous ne les entendons jamais parler du terrorisme patriarcal qui pourtant touchent, mutilent et tuent au quotidien des milliers et milliers de femmes !.…

On ne peut pas terminer cette intervention sur le droit des femmes à disposer de leur corps sans parles des femmes afghanes qui, malgré un retour à la barbarie, manifestent courageusement dans leur pays pour simplement continuer à rester debout. La suppression du ministère de la condition féminine et le retour d’un ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice veut tout dire.
Mais comme le sujet ne fait plus les gros titres dans les médias, les femmes afghanes auront besoin de nous toutes et tous au niveau international pour faire entendre leur voix. "

Et comme le tambourine sans cesse la marche mondiale des femmes : « Tant que nous ne serons pas toutes libres, nous marcherons » !...

Hélène du Planning Familial © Georges-André Photos
Rappel conséquent © Georges-André Photos
Place de Jaude en fin de manif © Georges-André Photos

Appel pour apéro-discute le 12 octobre, LieU'topie, rue Kessler - Eco-féminisme

Anne © Georges-André Photos

 * Attac 63, la Ligue des Droits de l’Homme 63, Nous Toutes 63, Osez le Féminisme 63, le Planning Familial 63, CGT 63, FSU 63, Solidaires Auvergne, UNEF Auvergne, France Insoumise 63, NPA 63, PCF 63, UCL 63.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Amérique du Sud
Dans le sud du Brésil, l’agrobusiness a profité du mandat de Bolsonaro
Dans un Brésil en pleine campagne présidentielle, avant le premier tour dimanche 2 octobre, la déforestation et les conflits autour de la terre sont plus que jamais synonymes de violences pour les populations autochtones. Reportage au Mato Grosso do Sul.
par Jean-Mathieu Albertini
Journal — Amériques
Brésil : une nouvelle ruée vers l’or ravage le territoire Yanomami
Dans l’État de Roraima, quarante ans après une première ruée vers l’or, les orpailleurs illégaux sont de retour en masse dans le territoire Yanomami, favorisés depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. À la veille de l’élection présidentielle, les orpailleurs tentent de pousser leur avantage.
par Jean-Mathieu Albertini
Journal — Agriculture
Politique de l’eau : il faudra « passer par des interdictions »
La carte n’a pas bougé depuis cet été : 93 départements sont toujours en alerte sécheresse et de nombreux arrêtés empêchent les prélèvements d’eau habituels. L’agriculture pourra-t-elle continuer de consommer comme avant ? Entretien.
par Amélie Poinssot
Journal — Agriculture
Changeons cette agriculture prédatrice
L’été est terminé. Mais la sécheresse continue. Les nappes souterraines mettront des mois à retrouver leur niveau normal. Il est temps de réduire la consommation d’eau de l’agro-industrie. Parti pris en vidéo.
par Amélie Poinssot

La sélection du Club

Billet de blog
Élections au Brésil - Décryptage et analyse
Lecteurs et lectrices des pages « International » de la presse francophone savent que le Brésil vit un moment crucial pour son destin des prochaines années. À moins d'une semaine du premier tour des élections présidentielles, le climat est tendu et les résultats imprévisibles sous de nombreux aspects.
par Cha Dafol
Billet de blog
Brésil : lettre ouverte aux membres du Tribunal Supérieur Électoral
En notre qualité d’avocats de Monsieur Lula nous avions interpellé sur l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques à l’origine des poursuites et de la détention arbitraires subies par notre client. Nous dénonçons les attaques ignominieuses de Monsieur Bolsonaro à l’encontre de Monsieur Lula et sa remise en cause systématique de décisions judiciaires l’ayant définitivement mis hors de cause. Par William Bourdon et Amélie Lefebvre.
par w.bourdon
Billet de blog
L'affrontement bolsonariste du « Bien » contre le « Mal » : erreur philosophique et faux antagonisme
[Rediffusion] Au Brésil, les fanatisés bolsonaristes se présentent en porteurs du bien. Si toute réalité humaine porte, mélangées ensemble, les dimensions de bien et de mal, lorsqu'un groupe fanatique et son chef optent pour la haine, l'esprit de vengeance, le mensonge, la violence, la magnification de la dictature et la torture à l'aide de fake news, ils ne peuvent pas prétendre « nous sommes des hommes bons ».
par Leonardo Boff
Billet de blog
Les élections au Brésil : changement de cap, ou prélude à un coup d’État ?
Les élections qui se dérouleront au Brésil les 2 et 30 octobre prochain auront un impact énorme pour les Brésiliens, mais aussi pour le reste du monde, tant les programmes des deux principaux candidats s’opposent. Tous les sondages indiquent que Lula sera élu, mais la question qui hante les Brésiliens est de savoir si l’armée acceptera la défaite de Bolsonaro. Par Michel Gevers.
par Carta Academica