30 janvier - Manifestations réussies, militants et teufeurs

Pour ce 30 janvier, deux manifestations se sont rassemblées à Clermont-Ferrand. Celle des 31 organisations qui ont signé l'appel pour cette action, la défense des libertés publiques, le retrait du projet de « sécurité globale » et celui des décrets sur le fichage des militant·e·s, l'autre des teufeurs qui défileront sous leurs banderoles réclamant le droit de teufer sans entrave.

Pour ce 30 janvier, deux manifestations se sont rassemblées à Clermont-Ferrand, Place de Jaude, sous une petite pluie qui s'est finalement arrêtée. Celle des 31 organisations qui ont signé l'appel (voir ci-dessous) appelant à cette action pour la défense des libertés publiques, le retrait du projet de « sécurité globale » et celui des décrets sur le fichage des militant·e·s, l'autre des teufeurs qui défileront sous leurs banderoles en un autre itinéraire réclamant en dansant au son de leur puissante sono bien à l'abri dans sa camionnette le droit de teufer sans entrave. Voici ce rassemblement haut en couleurs et sons.

Signataires : AFPS 63, Alternatiba 63, Amis du Temps des Cerises, Atelier de Gauche canton Beaumont, ATTAC 63, CGT éduc’action 63, Cimade 63, Club de la presse Auvergne, Collectif Justice et Vérité pour Wissam, Comité local de Résistance et de Reconquête d’Issoire et de Clermont-Fd, Confédération Paysanne 63, Droit Au Logement, FSU 63, Greenpeace 63, Libre Pensée, Ligue des Droits de l’Homme, Osez le Féminisme 63, Planning Familial, RESF 63, SOLIDAIRES Auvergne, Syndicat des Avocats de France, Syndicat National des Journalistes-Solidaires Auvergne Limousin, UNEF Auvergne, Université Populaire et Citoyenne 63. Avec le soutien de : La France Insoumise 63 , Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche 63, PCF 63, POI 63, Union Communiste Libertaire Clermont-Fd

Rassemblements place de Jaude © Georges-André Photos

Au pied de la statue du chef gaulois Vercingétorix qui s'est illustré sur la plateau voisin de Gergovie, une plaque : "J'ai pris les armes pour la liberté de tous". La liberté c'est précisément ce que ces gens défendent, militants ou pas mais tou.tes concerné.e.s. Leur seule arme : les cris, la manifestation et celles-ci, ils et elles ne sont pas prêt.e.s d'y renoncer ou la laisser filer pour un exécutif qui exécute les libertés.

Les "grandes gagnantes" (Rosies renaissantes) ont gratifié la foule d'une nouvelle chorégraphie et paroles, tendez l'oreille :

Les "grandes gagnantes" © Georges-André Photos

La Ligue des Droits de l'Homme, en pointe dans ce combat depuis le début contre ces lois "Sécurité globale", "Séparatisme" et ce nouveau schéma national des forces de l'ordre qui renforce la répression toujours plus, intervient par la bouche de son responsable Mohanad Alabbas pour dire et démontrer les quatre piliers de "l'échafaud sécuritaire".

LDH - Mohanad Alabbas © Georges-André Photos

 En voici le texte intégral qui dit la force des convictions, réquisitoire implacable contre ces textes vraiment liberticides :

"Le gouvernement et sa majorité parlementaire poursuivent leur politique imprévisible en construisant l’échafaud sécuritaire sur lequel vont être sacrifiées nos libertés d’informer et d’être informé, de s’exprimer mais aussi notre droit au respect de la vie privée, inscrite dans le code civil loi du 17 juillet 1970. 

Les piliers de cet échafaud :

- Le premier est constitué par la loi sécurité globale et des articles 21, 22 et 24. Elle sera présentée au sénat à la mi-Mars. Ils promettent de réécrire l’article 24 alors que les articles 21 et 22 sont maintenus visant l’instauration d’outils de surveillance de masse. : l’utilisation des drones avec caméras menace la liberté de manifestation et d’expression et rend illusoire la protection des sources des journalistes et lanceur.e.r.s d’alerte.

- Le deuxième pilier de cette politique sécuritaire : la loi sur  le séparatisme qui préfigure prépare une société étouffant les libertés et détruisant les espaces d’émancipation et de culture. Leur main ne tremble quand ils décident de modifier la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat,  Ce texte pose les principes de la laïcité en France. Il est l'un des principes fondateurs de la République.

- Le troisième pilier de cette politique liberticide, le gouvernement a décidé d’élargir par décrets, publiés le 4 décembre dernier, les possibilités de fichage de militants. Les trois fichiers, PASP, GIPASP et EASP pourraient recueillir de nouveaux types d’informations sur les individus. La CNIL a fait observer que « la rédaction de certaines catégories de données est particulièrement large ». De fait, ils pourraient figurer dans ces fichiers : les opinions politiques et les convictions philosophiques et religieuses, les données de santé mentale voire même des comportements et habitudes de vie. Que restera-t-il de notre droit au respect de la vie privée ? En 2008, nous avons combattu, ici à Clermont-Ferrand jusqu’à son retrait, le fichier EDVIGE qui a l’époque devait renseigner les mêmes types d’informations.

- Le quatrième pilier de cette politique est le Nouveau Schéma  National de Maintien de l’Ordre (SNMO) qui nous inquiète tous et plus particulièrement les journalistes dont plus de 40 sociétés ont averti le gouvernement, dans une lettre du 22 septembre dernier, de risque de dégradation de conditions de couverture des manifestations. À leurs yeux, le SNMO porte atteinte à la liberté d’informer. Les sociétés de journalistes ont demandé au gouvernement de le mettre en conformité avec les principes français et européens de la liberté d’informer. Entre autres mesures, la désignation d’un officier auxquels devraient se référer les journalistes qui doivent être titulaires de carte de presse, dont le code de travail n’en requiert pas la nécessité, et accrédité auprès des autorités publiques.

Nous exigeons le retrait de toutes ces lois liberticides, la suppression du fichage des militants et le remaniement du SNMO. Nous refusons que la France soit mise au banc des nations qui porte atteinte aux libertés et à l’Etat de droit."

Nous avons recueilli l'opinion de trois militant.e.s sur la Place durant ce rassemblement

Interview Nicolas Dumoulin - Solidaires © Georges-André Photos

Sonya Reyne - SNJ CGT © Georges-André Photos

Interview Claude DEletang - FSU © Georges-André Photos

La manifestation des organisations s'est avancée dans la rue du 11 novembre pour monter vers la cathédrale. La manifestation des teufeurs s'est donnée un temps de danse avant de partir dans une autre direction néanmoins convergente pour passer avec le camion sono.

Au carrefour après la place de la liberté, les deux manifestations se sont rencontrées pour descendre ensuite l'une après l'autre, vers la Préfecture - pour les interventions des organisations - ou la Place de Jaude pour teufer un max avant le couvre-feu.  Ces deux manifestations n'ont pas effectué à proprement parler de jonction mais se sont respectées l'une et l'autre dans une proximité qui peut laisser envisager davantage. Une crainte réciproque à surmonter ? Il faudra néanmoins s'entendre sur masques et gestes-barrières : quand l'une respecte soigneusement, l'autre s'en tape joyeusement.

Manifestation sur son parcours © Georges-André Photos

Devant la préfecture, les principales organisations et soutiens prennent successivement la parole. La vidéo proposent quelques extraits. Vous trouvez également des extraits écrits d'intervention quand elles m'ont été communiquées.

Extraits d'interventions © Georges-André Photos

Deux dates à retenir des interventions :

Mardi 2 février à partir de 11h, devant le Palais de Justice de Clermont, apppel du collectif Justice des mineurs, pique-nique militant.

Jeudi 4 février - journée interprofessionnelle et intersyndicale à 11h30 devant la préfecture de Clermont-Ferrand, emploi, salaire et services publics : contre la précarité et pour l'investissement massif nécessaires dans nos services publics.

Extrait La Libre Pensée :

"La Libre Pensée, depuis 1848, combat pour la liberté de conscience. Or, la liberté de conscience ne peut exister que si elle peut s’exprimer. C’est pourquoi, la Libre Pensée se veut antidogmatique donc défenseur de la laïcité institutionnelle ; elle se veut pacifiste et antimilitariste, et, à ce titre, elle combat la militarisation de la société, en particulier le SNU ; elle se veut sociale, c’est pourquoi elle refuse toute exploitation économique de l’individu qui débouche obligatoirement sur l’injustice sociale... Bien entendu, à toutes ces lois liberticides, il faut ajouter l’état d’urgence sanitaire qui se perpétue, état d’urgence liberticide qui n’a de sanitaire que le nom : les mesures prises par le gouvernement prouvent que celui-ci n’a rien à faire de la santé du peuple, comme le démontre, par exemple, la destruction des hôpitaux qui continue.

Ce qui se passe avec la gestion de la crise dite sanitaire est illustratif de la situation actuelle. Quoi qu’on pense du vaccin, tout le monde constate la désorganisation de la campagne de vaccination, preuve, une fois de plus, de l’incompétence de ce gouvernement. Et pourtant, n’a-t-il pas confié la stratégie de la campagne de vaccination à un cabinet privé américain du nom de McKinsey, pour la bagatelle de 2 millions d’euros par mois ? Pourquoi ce cadeau, me direz-vous ? Parce que cette entreprise a financé la campagne électorale de Macron. Entre riches, on se fait des cadeaux sur le dos du peuple.Ils le disent eux-mêmes : ce qui les inquiète, c’est le « moral des français » ! Et quand ils disent cela, ils ont les yeux tournés vers le Danemark, les Pays-Bas, l’Espagne où les peuples se révoltent… D’ailleurs, ils s’étonnent même que ça ne se soit pas encore produit en France. Oui, ils ont peur !.."

Extrait Vérité et Justice pour Wissam :

"... Nous avons déjà au cours des dernières manifestations démontré pourquoi il est important de filmer les violences policières. La loi sécurité globale n’est qu un énième outil pour nous faire taire, taire ces violences que l’on ne saurait voir … Les problèmes du communautarisme sont nés du retrait de l’état, de la stigmatisation des musulmans, il faut les régler de manière sociale, faire en sorte que l’égalité ne soit pas qu’un principe. Un état raciste ne peut que créer des lois racistes.

WISSAM est devenu un symbole, son histoire désormais n’appartient plus seulement à sa famille mais à nous tous, nous tous qui avons été forcé d’ouvrir les yeux malgré nous, sur les rouages du maintien de l’ordre. WISSAM ça pourrait être n’importe lequel d’entre vous, le drame de sa mort nous concerne tous car il s’agit la, non pas d’un acte isolé de quelques hommes mal intentionnés mais d’une monstrueuse machine politico-judiciaire. La famille de Wissam a annoncé le 8 janvier dernier, lors d'une conférence de presse, déposé plainte contre l’auteur d’une expertise médicale « fallacieuse » et orientée. L’autopsie de Wissam qui a été réalisée fin janvier 2012 avait été faite sans le dossier médical, sans les photos du corps et en se basant exclusivement sur la version policière. Le famille avait alors demandé une contre autopsie. Michel SAPANET a été chargé de réaliser cette expertise qu’il mettra 10 mois à rendre … Celui qui aurait du faire la vérité, l’a détruite ! …

C’est donc contre Michel SAPANET spécialiste en maxillo-faciale et expert médiatique que les avocats de la partie civile ont porté plainte avec saisine de l’ordre des médecins pour falsification d’expertise..."

Extrait A.F.P.S. :

"Depuis plus d’un an, le gouvernement s’est engagé dans un processus visant à restreindre les libertés publiques au motif de renforcer la sécurité. Depuis l’horrible assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020, ce processus s’est accéléré, se transformant en une attaque en règle contre les libertés qui menace, en particulier, la liberté de s’exprimer et celle de manifester. Ces attaques contre les libertés concernent directement les militants de la cause palestinienne et renforcent les attaques dont ils sont déjà l’objet notamment les amalgames visant à faire taire toute critique de l’État d’Israël. Ainsi, malgré la condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, le ministre de la Justice, par une « dépêche » indigne adressée aux procureurs, continue à inciter ceux-ci à criminaliser les appels au boycott visant l’État d’Israël et sa politique ... La dissolution du CCIF (Comité Contre l’Islamophobie en France) très largement dénoncée ne reposait sur aucune base solide. Elle illustre les dérives possibles de décisions administratives s’appuyant sur des suppositions, voire même sur des commentaires à des informations publiées par telle ou telle association.

Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » qui remet en cause la liberté associative est tout aussi inquiétant ... Par ailleurs, il faut rappeler que les matériels (drones et reconnaissance faciale) sont souvent fournis à la France par Israël et que des parlementaires, des médias ou des universitaires n’hésitent pas à évoquer l’exemplarité des méthodes israéliennes dans sa répression du peuple palestinien. Là encore, au nom d’une prétendue lutte contre « terrorisme » avec lequel les Palestiniens n’ont strictement rien à voir. Ces méthodes de surveillance et de répression d’un peuple, que nous dénonçons là-bas, n’ont pas leur place dans un État républicain comme la France..."

Extrait F.S.U.

" La généralisation de la surveillance de masse portée par la loi de sécurité globale est inacceptable. Celle-ci menace non seulement les journalistes dans leur travail, mais touche plus largement les manifestants, les organisations syndicales et associations … Les 3 décrets du 2 décembre 2020 amplifient la collecte de données pour les fichiers GIPASP, EASP et PASP : Fichage des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou d’appartenance syndicale, activité sur les réseaux sociaux ou encore « des données de santé révélant une dangerosité particulière». C’est bien la possibilité donnée aux services de police de ficher et de surveiller un nombre toujours plus grand de personnes...

Le code de justice pénale des mineurs est désormais calqué sur celui des adultes trahissant ainsi l’esprit de l’ordonnance de 1945 sur l'enfance délinquante, qui était de faire prévaloir le principe de l'éducation sur celui de la répression. Le report de sa mise en œuvre de 6 mois pour cause d’engorgement des tribunaux ne change rien à la finalité répressive du CJPM. La FSU s’oppose à ces dispositions injustes et révoltantes qui vont à rebours de la protection de l’enfance et des valeurs des personnels de la PJJ. La FSU appelle à participer au pique-nique militant devant le Palais de Justice le mardi 2 février à partir de 11h, à l’appel du collectif Justice des mineurs...

Dans ce contexte de criminalisation de l’action syndicale ou associative, de nombreux militants sont poursuivis pénalement ou administrativement pour s’être mobilisés contre les différentes réformes imposées par le gouvernement. La FSU continue de dénoncer de telles atteintes aux droits fondamentaux et demande l’abandon des sanctions et des poursuites judiciaires initiées dans le cadre de leur activité syndicale ou associative..."

Extrait SOLIDAIRES

" La doctrine de ce gouvernement, capitaliste, c'est "Travaille, consomme, et ferme ta gueule". Quand les soignantes alertent sur leurs conditions de travail impossibles et le délabrement de la santé publique, ils répondent “Travaille, consomme, et ferme ta gueule" à coup de gazeuse et matraques. Plus largement, quand nos camarades, militants syndicaux, alertent, dénoncent les manquements au droit dans leurs boîtes, le manque de moyens pour travailler correctement et assurer un bon service à la population, ils répondent : “Travaille, consomme, et ferme ta gueule" à coup de harcèlement et mise à pied. De même pour les militant-e-s écologistes qui créent des ZAD pour préserver la biodiversité et la qualité des sols ou décrochent le portrait de Macron pour le mettre face à son inaction climatique, ou occupent des sites polluants. De même pour les féministes qui dénoncent la société patriarcale, de même pour les sans-papiers qui veulent continuer leur activité sur leur terre d’accueil, de même pour les étudiant-e-s qui veulent de bonnes conditions d’étude pour construire leur avenir, notre avenir.
Comme si tous ces exemples ne suffisaient pas, ils veulent toujours plus réprimer. Nous toutes, et nous tous, sommes l’épine dans le pied du pouvoir, et ils cherchent à nous faire taire. Mais, on ne se taira pas ! ...

... Dores et déjà, on vous invite nombreuses et nombreux le 4 février pour la mobilisation intersyndicale contre la précarité et pour l'investissement massif nécessaires dans nos services publics.
Pour terminer, un clin d'œil aux camarades artistes, en citant le Conseil national de la Résistance : « Créer c’est résister. Résister c’est créer. » Alors, pour créer un autre avenir, un monde meilleur : Résistance !"

Extrait de LFI (Apo Coskun)

"La loi Sécurité globale et la validation des décrets du 4 décembre 2020 par le Conseil d’État constituent une atteinte importante aux droits fondamentaux. Ces textes alimentent une surenchère technologique toujours plus sécuritaire, moins de contrôle démocratique, au détriment des libertés individuelles et collective. L’État veut surveiller chaque citoyen.ne, chaque individu, non plus pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il est.
A ce titre légiférer la collecte des données relatives à "des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale" a pour seul but d'écarter toute opposition, toute contradictions sociale et politique à ce système inégalitaire qui devienne de plus un plus autoritaire. Leur objectif est clair : décourager les citoyennes d’informer objectivement, de manifester, droits pourtant garantis dans les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
Face à cette menace réelle pour notre démocratie, la France insoumise 63 s’associe aux organisations associatives, citoyennes, syndicales et politiques résolument engagées contre la loi sécurité globale. Mobilisons, luttons, battons-nous contre cette loi et ces décrets liberticides !
La technologie numérique ne peut être un instrument servile d’un capitalisme de surveillance effréné..."

Extrait d'ALTERNATIBA.ANV COP21

"... Malgré le consensus de non-violence au sein des mouvements Alternatiba et ANV-COP21, nous sommes victimes de cette répression grandissante. Depuis plusieurs années, gardes-à-vue, procès, assignations à résidence et répressions violentes se multiplient, utilisant même l’état d’urgence pour assimiler les militantes et militants écologistes aux terroristes. Ces derniers mois encore, plus de 300 militantes et militants écologistes ont été convoqué.e.s dans des procès ou sont passés en garde à vue pour avoir mené des actions de désobéissance non-violentes. A Paris, les marches pourtant non-violentes ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre.

Pour changer ce système et faire face à l’urgence écologique et sociale, une mobilisation citoyenne massive doit émerger. Mais, les lois liberticides du gouvernement portent gravement atteinte aux libertés d’informer et de manifester ainsi qu’au droit à la vie privée. Le gouvernement cherche à entraver cet élan citoyen grandissant et nécessaire. Le système de surveillance de masse promis par ces lois cherche à nous empêcher de manifester en nous plaçant dans un état de peur. Nous devons continuer à désobéir, pour devenir plus résilientes et résilients et plus solidaires... "

 

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