Le Président d'Eurotunnel, Jacques Gounon, est présenté comme l'homme d'un "miracle", parce qu'Eurotunnel verse un dividende de 0,04 €/actions. Ceci correspond à un dividende par actions avant regroupement de 0,0001€! Montant éminemment symbolique qui est versé grâce à l'augmentation de capital effectué en 2008, pour un montant de 951millions €. Aujourd'hui la capitalisation boursière d'Eurotunnel est inférieure à 600 millions€. Ceci démontre que la restructuration effectuée par Jacques Gounon a non seulement éliminé toute l'épargne des actionnaires, mais a détruit 300 millions € supplémentaires versés par les actionnaires. Comme la restructuration de 1998, la restructuration de 2006 a été fondée sur le paiement des créanciers antérieurs par de nouveaux créanciers, avec les actionnaires remettant à la pompe à finances pour payer les créanciers. Un schéma à la Ponzi, qu'une très habile communication fait passer pour un miracle alors qu'il s'agit d'un mirage. Le prétendu sauvetage financier n'a été qu'une tromperie , le plan de sauvegarde d'Eurotunnel étant certainement la seule restructuration dans l'histoire de la finance qui ait permis aux créanciers d'engranger de confortables plus values sur leurs créances. "L'ingénieur qui a su parler aux créanciers" est celui qui a fait croire aux actionnaires qu'il agissait dans leur intérêt, alors qu'il les ruinait définitivement de leur investissement passé et entamait déjà largement celui qu'il les forçait à faire, il est celui qui agissait en fait pour les créanciers, et savait donc leur parler en cachette.
On ne peut qu'être admiratif pour la société de communication de Jacques Gounon, dont le mérite est cependant tempéré par le fait que les journalistes économiques des quotidiens financiers acceptent servilement de reproduire la communication préparée à leur usage.
Bien entendu l'AMF regarde tout ceci d'un oeil complaisant.