Faits divers et deepfakes

Alors que la vidéo de @deeptomcruise faisait trembler tout internet, d’autres deepfakes, réels ou imaginaires donnaient du fil à retordre à la justice des deux côtés de l’Atlantique. De Versailles à la Pennsylvanie, USA, les deepfakes font leur entrée dans les tribunaux. Retours sur ces deux cas atypiques.

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Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant de voir un avocat (en l’occurrence David de Stefano) plaider la bonne fois de son client en invoquant l’excuse du deepfake. C’est ce qui s’est passé en France lors du procès de Dieudonné M’bala M’bala à Versailles en novembre dernier ou l’ex-humoriste était jugé pour outrage à Magistrat 1. Difficile de s’étonner — quand on connait le personnage de Dieudonné — qu’une telle excuse soit invoquée dans une cour de justice en France, mais cette ligne de défense mérite quand même qu’on s’y arrête.

C’est la première fois qu’en droit de la presse un auteur invoque le moyen de défense du deepfake.

On assiste à une première introduction en France de la notion de média de synthèse comme argument crédible dans le cadre d’un système de défense. Nul doute que la jurisprudence de cette décision (attendue pour la mi-avril) fera date puisque s’il y a relaxe, les deepfakes seront immédiatement validés comme argument de défense. Dans le cas contraire, le doute aura tout de même été permis. L’authenticité d’un document vidéo peut-être désormais disputé sur la base d’une possible altération ou d’une manipulation par le biais d’un algorithme spécialisé.

En Pennsylvanie

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