NOUVELLES DE L’ETRANGER : AU PLOUKISTAN, LE SYNDICAT DES BOUSEUX (FNSEA) EST CONDUIT PAR UN EMINENT ACTEUR DE L’INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE : XAVIER BEULIN.
Ce « paysan » présidait, l’an dernier, une entité économique qui pesait près de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires : « Sofiprotéol », devenue aujourd’hui le Groupe AVRIL, une société en commandite par actions qui abrite deux filiales distinctes, dont l’une est dédiée aux activités industrielles, dans les semences, dans l'alimentation animale et les biocarburants. N° 1 de la production d’œufs en France (Mâtines), n° 1 de la production d’huiles alimentaires en France, au Maroc et en Roumanie (Lesieur, Puget, et leurs dérivés sauces et condiments), il est également n° 1 de la nutrition animale en France. La seconde filiale est dédiée aux activités financières de prêts et prises de participation dans plus d’une centaine d’entreprises, ce qui le rapproche de ses syndiqués et lui fait partager leurs souffrances… au service de la « compétitivité » - le mot est lâché- de ses filières, aux côtés des associés « commanditaires ». Cette société : Avril Gestion, qu’il préside, intervient comme associée « commanditée ». Son conseil d’administration décide des orientations stratégiques et financières. Parmi ses membres, citons Jean-Pierre Denis, président du Crédit Mutuel Arkéa et du Crédit Mutuel de Bretagne et Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard. Ces accointances sont évidemment utiles pour un plus grand rayonnement international des agriculteurs français, appelés à souffrir pour être compétitifs, mais aussi à mesurer leurs soubresauts à l’instant de mourir, sous les sabots des hordes de bœufs et de vaches de Milwaukee, nourris aux hormones, aux antibiotiques, et au maïs Monsanto (et ne voient pas un brin d’herbe au cours de leur courte vie). La réalité matérielle -hors de toute rhétorique bien huilée, évidemment - est que la FNSEA par l’intermédiaire actif de son chef, est présente de l'amont à l'aval des filières. Elle est un partenaire stratégique de l'agro-industrie et des grandes surfaces, qui fait mine, sans la moindre pudeur, de faire siennes les souffrances des paysans.
Dernière minute : Le Ploukistan serait sur le point de signer un traité « supra-national » d’échanges économiques (TAFTA) sensé écourter l’agonie des agriculteurs. La nouvelle est complètement occultée par une histoire de ficelle entre les fesses, sur une plage de Nice.
G.R.