GABON: Sarkozy félicite Ali Bongo alors que l'opposition gabonaise refuse toujours de valider les résultats du scrutin

Alors que Nicolas Sarkozy félicitait hier Ali Bongo pour son élection (une lettre signée le 6 mais diffusée le 7 par l'AFP), devenant ainsi l'égal de grands démocrates tels que Kadhafi et Mohamed VI, le rassemblement de l'opposition gabonaise rappelait (en présence de Mamboundou) que les résultats du scrutin sont "faux".
Revue de presse du Front du Refus du Coup de Force Electoral © Bruno BEN-MOUBAMBA
Revue de presse du Front du Refus du Coup de Force Electoral © Bruno BEN-MOUBAMBA

Alors que Nicolas Sarkozy félicitait hier Ali Bongo pour son élection (une lettre signée le 6 mais diffusée le 7 par l'AFP), devenant ainsi l'égal de grands démocrates tels que Kadhafi et Mohamed VI, le rassemblement de l'opposition gabonaise rappelait (en présence de Mamboundou) que les résultats du scrutin sont "faux".

L'itv de Robert Bourgi le matin sur RTL s'étant révélée contre-productive pour l'élysée (voir ici), Sarkozy a cru bon pour faire taire une fois pour toute l'opposition gabonaise d'intrôniser Ali Bongo (à moins que ce dernier, Bongo, via le "fils" de son père, Robert Bourgi, ne l'y a contraint...vous suivez?). Mais cette ultime annonce élyséenne est une manoeuvre à haut risque et pourrait bien cette fois devenir l'allumette qui allumera la mèche...

 

Conférence de presse du Front du Refus du Coup de Force Electoral, le 7/09/09:

1- Rejet des résultat du scrutin proclamés par la Cour Constitutionnelle.

2- Constatation de manipulations : bourrage des urnes et gonflement des listes électorales.

3- Les représentants de l'opposition à la CENAP (Commission Electorale Nationale Autonome et Permanante) n'ont

pas signé le PV de validation des résultats.

4- Condamnation du coup d'état électoral et de la répression "sauvage" des troupes armées composées essentiellement

de "mercenaires étrangers".

5- Liberté de l'information "baillonée".

6- La répression armée a fait plus de victimes que veut bien l'avouer le pouvoir (3 morts annoncés).

7- Réclamation de la mise en place d'une commission d'enquête internationale "pour déterminer la gravité des faits, les violations des droits de l'homme ainsi que les responsabilités de ce véritable bain de sang".

8- Soutien aux gabonais de la Diaspora dans leur lutte.

9- Demande du recomptage des votes (que le Front du Refus est entrain d'effectuer de son côté)

10- Avis au gouvernement de faire respecter la sécurité de tous, et notamment celle des responsables politiques de l'opposition (menacés).

11- Appel à la mobilisation de la population en vue "d'actions graduelles".

 

 

A la fin de cette conférence, M.Ben Moubamba était interviewé sur l'altercation qui l'avait opposé plus tôt dans la journée à l'ambassadeur français de Libreville, M. Jean-Didier Roisin :

(M.Ben Moubamba, membre du Front du Refus, est l'opposant à Ali Bongo le plus présent sur le net. Avec son équipe, il représente une source d'informations précieuses, notamment via son compte twitter. Tous affrontent courageusement des menaces sérieuses, et nous devons rester vigilents à leur égard).

 

Réponse à l'Ambassadeur de France, à Libreville © Bruno BEN-MOUBAMBA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Bruno Ben Moubamba déclare à l'Etat français qu'il faut arrêter la Françafrique, arrêter des considérer les gabonais "comme des primates à peine évolués". Il faut "devenir partenaire".
En réponse à sa tentative de grève de la faim dans l'Ambassade de France à Libreville, d'où il fut refoulé comme un sans papier "qu'on chasse par vol charter"."

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