Compte à rebours

Que dire, que taire quand c'est la fin ?

On écrit toujours pour quelqu'un, de vrai ou de rêve. Quelqu'un comme ça toujours bois vos mots, écoute vos phrases, apprécie vos incises, jouit de vos bon mots et des draperies de vos arguments.

Est-ce une biche, ou même ses yeux seuls, un peripateticien qui ne fuit pas, ou plus sûrement une ombre portée, composée, re, décomposée, une nuée, un rêve, une folie ?

Et puis la fin s'approche, elle paraît au loin d'abord, pour devenir si voisine.

Ultima forsan disait un cadran solaire sur une de mes maisons.

C'est une mélodie qui doit s'interrompre. Et l'auditeur de toute éternité part-il aussi, disparaît-il. Ou bien survit-il ?

En tout cas, pas le temps de dire adieu, c'est certain.

Pardon aux gens que j'ai blessé, à qui je n'ai dit que vide ou trop-plein, pardon pour une éternité.

 

Mais qui me lit déjà ?

 

Adieu donc.

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