Autisme & Sciences : Le lien entre autisme et différences anatomiques du cerveau réfuté par des chercheurs

Je me permets là encore de citer une nouvelle en français évoquant des recherches intéressantes qui réinterrogent le "pack autisme moderne", supposé être LE consensus scientifique sur la matière, dont un des éléments constitutifs est l'autisme « neurologique ».

 

Le lien entre autisme et différences anatomiques du cerveau réfuté par des chercheurs de l'Université Ben-Gourion

L'exploitation, pour la première fois, d'une base de données de très grande ampleur a permis à des chercheurs de l'Université Ben-Gourion du Néguev de mettre fin à plusieurs années de controverse scientifique autour de l'autisme.

 ABIDE, une base de données inédite

Dans la plus grande étude basée sur des données IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique, une technique non invasive d'imagerie médicale) conduite à ce jour, des chercheurs de l'Université Ben-Gourion du Néguev et de l'Université Carnegie-Mellon (Etats-Unis) ont montré que les différences anatomiques entre le cerveau d'individus de plus de 6 ans atteints d'autisme et celui de personnes du même âge ne souffrant pas d'autisme sont indiscernables. Intitulée "Anatomical Abnormalities in Autism?", cette étude a été publiée dans la prestigieuse revue Cerebral Cortex.

 Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont utilisé la base de données Autism Brain Imaging Data Exchange (ABIDE), qui permet pour la première fois de procéder à des comparaisons de grande échelle de scanners IRM entre des groupes de personnes autistes et des groupes contrôle. Cette base de données, qui vient d'être rendue publique, est une collection mondiale de scanners IRM de plus de 1.000 individus, pour la moitié autistes, âgés de 6 à 35 ans.

 Un résultat surprenant

 "Nos résultats apportent une réponse catégorique aux controverses scientifiques sur l'anatomie du cerveau, qui ont occupé la recherche sur l'autisme dans les 10 à 15 dernières années, explique le professeur Ilan Dinstein, du département de Psychologie, du cerveau et de sciences cognitives de l'Université Ben-Gourion du Néguev. Les hypothèses précédentes suggéraient que l'autisme était associé à un volume de matière grise intracrânienne, de matière blanche et d'amygdale plus importants, ou à un volume du cervelet, du corps calleux et de l'hippocampe plus petits. Elles ont été réfutées par cette nouvelle étude. Nous avons effectué des observations anatomiques très détaillées des scanners. Nous avons divisé chaque cerveau en 180 régions et évalué de multiples mesures anatomiques telles que le volume, la surface et l'épaisseur de chaque région.

 Le résultat le plus surprenant fut de découvrir que les différences anatomiques à l'intérieur même des deux groupes, autiste et contrôle, étaient très importantes et faisaient plus que masquer les minuscules différences entre les deux groupes. Par exemple, le volume du cerveau des individus du groupe de contrôle diffère de 80 à 90%, alors que les différences de volume entre le groupe autiste et le groupe de contrôle sont de 2 à 3% maximum. Cela nous permet de conclure que les mesures anatomiques de volume et de surface du cerveau n'offrent pas d'informations exploitables sur les mécanismes sous-jacents ou sur la pathologie de l'autisme.

 Ces résultats inattendus tendent à prouver que l'autisme n'est pas un trouble qui est associé à une anomalie anatomique spécifique et pathologique. Par conséquent, des mesures anatomiques seules sont probablement d'un intérêt scientifique et clinique faible pour identifier l'autisme chez des individus, qu'ils soient enfants, adolescents ou adultes."

 Le professeur Dinstein estime que l'autisme couvre un spectre de troubles trop large pour être expliqué aussi simplement : "Espérer trouver une réponse unique pour toute la population d'autistes est naïf. Nous devons réfléchir à comment séparer ce groupe de troubles très hétérogènes en sous-groupes plus logiques biologiquement parlant".

 Cette conclusion contredit fortement les nombreux rapports sur des différences anatomiques significatives décrites dans de plus petites études, qui utilisent seulement des comparaisons de 40 à 50 individus.

 

Sources :

 - BGU Researchers Determine that Brain Anatomy Differences Between Autistic and Typically Developing Individuals Are Indistinguishable and of Little Clinical Value - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/nyNwj

- Haar S., Berman S., Behrmann M., Dinstein I., Anatomical Abnormalities in Autism?,Cerebral Cortex, 2014

 Rédacteurs : Guillaume Doisy, Volontaire international chercheur à l'Université Ben-Gourion du Néguev

 

D'aucuns me trouveront agressif, sur de moi et dominateur car je m'oppose encore au mainstream scientifique bienveillant de l'autisme moderne, partout promu comme alternative sur aux rêveries mensongères d’antan.

 Pourquoi tant de haine ?

C'est que quand un mensonge en remplace un autre, il n'est pas pour autant la vérité, il n'est que le mensonge à la mode, et qu'ainsi cet air de supériorité qu'il prend à châtier l'erreur de naguère ou d'antan prête plus à rire qu'à pleurer.

 

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