CLE Autistes : Collectif pour la Liberté d'Expression des Autistes

Sur un nouveau site, CLE Autistes, Collectif pour la Liberté d'Expression des Autistes, des autistes s'expriment, surtout selon l'incidence de la neurodiversité. Ce faisant ils inventorient parfois des cadavres dans d'obscurs placards, allez y voir

CLE Autistes : Collectif pour la Liberté d'Expression des Autistes, est un site parfois bien rafraichissant. Tenu par des autistes, il ne s’embarrassent souvent pas du politiquement correct dans le domaine de l'autisme convenu. C'est qu'ils n'émargent pas au livre de paye du "Cirque de l'autisme" que Michelle Dawson a parfaitement décrit. Ni parents-victimes, ni scientifiques en quête de subventions, ni politiciens à la recherche d'une cause, ni fournisseurs d'interventions en mal de business plan, simplement autistes.

Et leur vérité n'est pas celle de ce Cirque, ce qui détonne, mais souligne bien quelques vérités cachées.

Regardez donc ce qu'ils disent de l'ABA, science miraculeuse et panacée ultime, et aussi de l'association "Vaincre l'Autisme", si vous ne craignez pas de tirer sur une ambulance, même conduite par un parent d'autiste.....

Mais, tant que vous y êtes, regardez le tout, regardez ce que nos semblables autistes disent, comme je vous conseillerais bien de voir le site de l'ASAN (Autistic Self Advocacy Network.

L'incidence particulière que procure ces voix permettent de se départir de la vision de base, si pleine de nos partis pris. Et si l'autisme n'était pas une maladie ni même un handicap sur le mode médical, mais une autre manière d'être, de penser et d'agir. On pourrait d’ailleurs se limiter à une hypothèse plus restreinte : et si les autistes n'étaient pas ce que nous croyons qu'ils sont, ce qui suffit à nous réveiller. Pas des malades, pas des handicapés, des pareils, c'est à dire des différents de nous et pourtant si semblables. Peut être, selon le mode américain, une minorité presque ethnique, sur le même modèle qui a servi à la déconstruction de l'homosexualité comme maladie oui comme scandale social, mais peut être pas, plutôt inclus par la Fraternité, troisième mot de notre devise nationale, enfin je vous laisse choisir.

Cela aurait toujours l’intérêt de nous arracher à nos songeries et à notre "furor sanandi", à chaque problème sa solution, psychanalyse, ABAtisation......

C'est cela, changeons des points de vue convenus, par exemple que des cantatrices doivent cesser de chanter à 45 ans, pour prendre leur retraite, comme les vieux psychiatres de mon age.

 

EDITA GRUBEROVA Mozart, Verdi, Bellini (Sonnambula) 2018 © HC Leskov

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.