COMMENT LE NEO-LIBERALISME CRIMINALISE SES ADVERSAIRES

M. le Président de la République laisse pourrir le mouvement des "Gilets jaunes" et criminalise ses soutiens; dans pareil contexte, les débordements antisémites sont pain-bénit : tout opposant au macronisme, tout soutien au mouvement des GJ, est, peu ou prou, frappé d'antisémitisme.

CA SUFFIT !

Je hais la culture néo-libérale de l'inégalité, j'exècre la résignation devant les dérives de l'économie de marché, je vomis le mépris pour les plus faibles, je suis solidaire des revendications sociales des "Gilets jaunes", ça ne fait ni ne fera jamais de moi un antisémite !

Le refus de répondre au fond aux attentes sociales les plus criantes est un encouragement au pourrissement du mouvement en cours, mais, bien au-delà de cela, encourage surtout les antisémites à sortir des égouts.

L'antisémitisme est au rang des plus immondes saloperies dont l'espèce humaine se soit jamais montrée capable, et, ainsi que le note Denis Peschanski, il peut faire surface à tout moment - et le fait de plus en plus : la plus haute des erreurs est de lui en donner l'occasion. En pareil cas, Talleyrand a le mot le plus juste : "plus qu'un crime, c'est une erreur".

Ne rien remettre en question de ce qui soulève l'écoeurement des plus vulnérables revient à s'asseoir sur leur dos, avec la certitude qu'un moment venu l'exaspération leur fera cracher leur venin. Il sera temps alors de désigner à la vindicte l'antisémite qui sommeille en eux, et d'y associer leurs attentes. Et le tour sera joué.

Cet exercice de manipulation de masse restera le plus détestable et purulent du passif de ce quinquennat.

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