Le songe de Chambord...

« À peine les Songes ont commencé de me représenter {Vaux} Chambord que tout ce qui s'offre à mes sens me semble réel ; j'oublie le dieu sommeil, et les démons qui l'entourent ; j'oublie enfin que je songe. Les cours du château de {Vaux} Chambord me paraissent jonchées de fleurs. Je découvre de tous les côtés l'appareil d'une grande cérémonie. »*

« À peine les Songes ont commencé de me représenter {Vaux} Chambord que tout ce qui s'offre à mes sens me semble réel ; j'oublie le dieu sommeil, et les démons qui l'entourent ; j'oublie enfin que je songe. Les cours du château de {Vaux} Chambord me paraissent jonchées de fleurs. Je découvre de tous les côtés l'appareil d'une grande cérémonie. »*

Parmi tous mes invités du soir, Giscard me fait l'avantage de son expérience et d'un sacre et de diamants qui l'on fait expert ; je songe d'empereur me faire sacrer et de magnificences qu'un Bokassa ne saurait imaginer même en songe.

Après que mon ministre de l'exclusion de tout l'intérieur aura terminé sa besogne et purifié les restes d'une république flétrissante, le baptême du quatrième Empire qui sera mien se songe à Chambord grand parmi les grands, en marche vers l'en pire des songes de ceux qui s'y opposeraient !

*Nicolas Fouquet avait commandé à Jean de la Fontaine ce qui devint « Le songe de Vaux », poème onirique à la démesure du parc et d'un château qui n'existait alors qu'en songe...

La suite et fin de Fouquet ne préfigure en rien ce que promet le songe de Chambord et les pages jaunies de La Fontaine ne sont rien à côté des ors et messes qu'on invalide...

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