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Le Club de Mediapart dim. 1 mai 2016 1/5/2016 Dernière édition

BLOG À PART -2 -

Marc Duchrétien raccrocha le téléphone. Charlotte avait lu les commentaires au premier épisode du « Dos des Pseux » et venait de lui demander pourquoi ne pas publier un billet sur l’élevage des dindons. La réponse de Marc fut cinglante : les dindons, NO !

Charlotte comprit qu’il ne fallait pas contrarier Marc et son jardin secret, son jardin hors sol  qui était sa manière à lui de rendre hommage à Le Nôtre.  C’est avec une certaine assurance que Marc lui avait décrit ses massifs de topinambours. Charlotte avait compris qu’il ne fallait pas mettre son grain de sel entre Marc et ses topinambours.

Mais Marc était quand même sensible au charme de Charlotte et il venait, au téléphone, de l’inviter à diner au « Sans sushi », rue du Château des Rentiers. Leur spécialité d’anguille crue sur un lit d’algues vertes devrait avoir le pouvoir de séduction que Marc seul ne pensait pas pouvoir déployer pour glisser le corps de Charlotte dans son lit de draps roses.

L’heure avançait et il était temps de se mettre au second épisode du feuilleton.

« LE DOS DES PSEUX » épisode n°2

Fabrice Dugenou, tout content de la bonne nouvelle qu’il venait d’apprendre entra gaiement au Splendid. Quentin en était déjà à sa troisième Tuborg. Te vla’ Dugenou, t’a encore oublié ton pipeau ? Fabrice s’était fait une raison de ces agressions et dit Tamarre hisse toi de là que je puisse commander mon kaoua. Le Fabrice annonça la bonne nouvelle, il était invité au festival de jazz de Saint-Louis au Sénégal. Je vous épargne l’allusion simiesque que proféra Quentin Tamarre trop occupé à la contemplation du dos ce qui est la formulation polie du postérieur de la femme du taulier. Son amour des femmes était tel que Quentin avait surnommé Madame Justin Madame Troistrous.

L’arrivée subite du gros Jacques et son cri, ça sent le gaz ! lui valut une réplique immédiate du Tamarre, si t’avais lu le parisiendeçmatin tu nous ferait pas chier avec ton gaz. Regarde ce con de Fabrice il est mal embouché depuis que je moque son pipeau au festival. Faut dire que le pauvre Fabrice souffrait de nouveau de sa hanche. Imaginez la torture qu’il ya à jouer de la clarinette avec une hanche mal embouchée !

Justin eut le mot juste pour rabattre son caquet au Quentin, tu vois bien que de tes conneries Fabrice s’en bat l’anche. Tiens je remets une générale sauf à toi Quentin et arrête de reluquer Gersainte. C’était le vrai nom de son épouse astreinte à la caisse.  Gersainte venait juste de terminer les petites piles de pièces jaunes qui en rouleaux allaient partir à la banque. Justin était un des meilleurs clients de la BRA (la Banque Régionale Auvergnate).

Lassido qu’estcetu bois ? Justin mets lui un ballon ras du col de ton Brouilly qui vitriolerait Mame Troistrous !

Il était déjà trois heures, l’après midi tout gris s’empluviosait encore. Tamarre annonça qu’il partait déjeuner ailleurs que dans ce rade de pauvres mecs. Gros Jacques tu viens ? On va se faire le Chinois du Palais du Bonheur.

Marc Duchrétien dut se résoudre à laisser ses lecteurs dans une certaine flottaison , l’arrosage des topinambours, particulièrement en hors sol demandant une précision et une régularité digne de l’horloge atomique. Avant le diner au Sans sushi il aurait juste le temps de prendre une douche. Il avait sorti son meilleur Senbon et ne négligea pas d’en mettre quelques gouttes sur ses sous-vêtements, on ne prend jamais assez de précautions lui avait enseigné sa bonne mère. Les Pseux attendront.

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Tous les commentaires

Gilles

 

Pourquoi ne pas farcir des dindons aux topinambours ?