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Billet de blog 2 juin 2017

Les deux facettes de l'empire

Les faits alternatifs sous G W Bush et D Trump passibles de la qualification de crime contre l'humanité.

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Les deux facettes de l’Empire
Il faut se souvenir de la décision d’envahir l’Irak, de l’affirmation mensongère de l’existence d’Armes de Destruction Massive détenues par Saddam Hussein et ce discours fallacieux de Colin Powell, le 5 février 2003 devant l ‘ONU.
Ce jour là, la communauté internationale était trahie. Cette date est le signe d’une involution de l’ONU et de la notion même de droit international.
Cette intervention militaire  reposait donc sur des faits matériellement inexacts – la détention par l’Irak d’armes de destruction massive  mais  aussi violait l’interdiction par la Charte des Nations unies (ONU) du recours à la force armée entre Etats : ni mandat du Conseil de sécurité, ni état de légitime défense.
 Lors de la première élection de Barak Obama, une partie de la gauche américaine comptait bien que Georges W Bush fasse l’objet des poursuites pénales  pour cette manipulation macabre, crime de guerre au minimum.
Il n’en a rien été.
Souvenons nous du rapport Chilcot déposé le  6/07/2016 qui analysait sans ambages : « Les enquêtes ont aussi conclu que les Américains et les Britanniques ont miné l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU, car ils ont fait pression pour intervenir militairement alors que des alternatives pacifiques étaient possibles.”
http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-rapport-chilcot-linvasion-de-lirak-netait-pas-justifiee
Finalement, l’administration Bush, déjà en 2003,  utilisait déjà la technique du «  fait alternatif » pour manipuler ses alliés et l’opinion publique..Trump n’a rien inventé..
L’on sait que ce nous payons encore de cette délirante intervention en Irak..
Aujourd’hui bis répétita, à partir de faits faussés, d’une dénégation de constatations scientifiques, le Président Trump  dénonce unilatéralement  l’accord de Paris sur le climat, laissant encore une fois la communauté internationale stupéfaite.
Dans les deux cas, une qualification juridique de crime contre l‘humanité devient possible: Bush le criminel de guerre, Trump l’écocidaire.

Cette similitude est elle un comportement due à une filiation politique reactionnaire qui avec le temps ne change pas ? est-ce le résultat de puissants lobbies ? Les deux sans doute.
En tout cas pour les  peuples bombardés, oubliés devant le  péril climatique,  massacrés, il s’agit des deux facettes de l’Empire.
 

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