Linguistique politique, qui s'attache au nom d'un parti?

11 mars 2018, la présidente du parti nationaliste français annonce un changement de nom après une échéance électorale décevante. Les mots ne soignent pas les choses, pourtant, certains le croient, qu'ils soient attachés au nom ancien, ou espèrent dans un nom nouveau. Un sondage Ifop sur 800 électeurs de ce parti permet d'observer leurs croyances linguistiques.

Qu’y a-t-il dans un nom ? La fleur que nous nommons la rosesentirait tout aussi bon sous un autre nom.
Shakespeare, Roméo et Juliette,  II.2

Écrire sur le cirque politique, quand personne ne vous lit peut donner un angle original, à condition d'être lucide sur son audience. Singer les rhétoriques et les indignations de la grande presse, dans un recoin obscur de l'Internet, sonne comme les imprécations d'un prophète fou, hurlant dans une impasse. Il vaut mieux se soigner définitivement de ses espoirs d'être entendu, ce qui n'autorise pourtant pas à se négliger lorsqu'on s'expose publiquement, car quelqu'un pourrait venir. Cette discipline inutile est une hygiène de l'intelligence, comme le sport pour le corps, pour se garder l'esprit ferme et souple.

Comme la seule personne qui me lira sera certainement moi, mais dans quelques années, je vais rappeler à cet autre du futur les circonstances d'une actualité qui s'oubliera vite.

Parti politique à un sommet électoral, changer de nom va-t-il faire gagner ou perdre des électeurs ?

Marine Le Pen a été la candidate d'un parti nationaliste et xénophobe dans une élection présidentielle à deux tours en 2017. Elle fut deuxième au premier tour, mais elle a montré ses insuffisances lors d'un débat contre le favori de la technocratie, elle n'a pas été élue. Ses électeurs nourrissaient beaucoup d'espoirs depuis 2002, où son père Jean-Marie Le Pen était arrivé au même niveau, mais par inadvertance. La candidate était cette fois décidée à gouverner, elle s'est montrée incapable de comprendre ses dossiers.

Aux États-Unis, des présidents Républicains sont régulièrement élus alors qu'ils passeraient pour des idiots en Europe : Ronald Reagan (1981-1989), Georges W Bush (2001-2009) ou Donald Trump (2017-...). Ils servent l'impression que leur pays est une démocratie où tout le monde peut être élu, même si les candidats proviennent majoritairement d'une très étroite oligarchie. L'électeur français, même et peut-être surtout d'extrême-droite, préfère admirer ses chefs que de croire qu'il peut le devenir.

En mars 2018, Marine Le Pen a été réélue à la tête de son parti (elle était la seule candidate), mais elle est en fin de cycle, elle n'offre plus de perspectives électorales, alors que la conjoncture européenne semble annoncer un grand succès pour les partis populistes et xénophobes, en Italie, Pologne, Autriche, Hongrie... Par ailleurs, le parti de droite populaire (LR, Wauquiez), désormais mis en minorité par un parti technocratique au centre, cherche son point de gravité et souhaite siphonner des voix sur sa droite. Ce secteur idéologique ne va pas disparaître, mais il est en recomposition, obligé de résoudre ses contradictions économiques (sortir ou rester dans l'euro), sociétales (homophobie ou féminisme), religieuses (laïcité anti-musulmane ou racines chrétiennes). Sortir de l'ambiguïté produit l'émiettement.

Faute de projet, ce parti propose de s'appeler désormais Rassemblement National, occasion d'un sondage Ifop sur un panel de 800 électeurs de Marine Le Pen, ventilés selon différentes catégories sociologiques. Le commentaire du journal qui a payé le sondage est un bel exemple de non information : « 64% des électeurs de Marine Le Pen lors du premier tour de la dernière élection présidentielle ne sont pas attachés au nom "Front national". Mais tous ne souhaitent pas rebaptiser le parti frontiste. ». Mais qui sont ceux qui souhaitent garder l'ancien nom du parti ? Vont-ils accepter ce changement, ou partir ? Et ceux qui souhaitent un nouveau nom, vont-ils être satisfaits par la proposition de la direction ? Sont-ils représentatifs d'un profil de nouveaux sympathisants ?

Le complot des sondeurs et des journalistes : vendre des histoires.

Le même article cite le sondeur Frédéric Dabi, qui a conduit l'étude, alors qu'il est assez cruel pour son client qui ne lui a payé que deux questions : « Le discours médiatique concentre souvent la problématique du Front national et du congrès à venir sur l’appellation “Front national”. Mais clairement, pour les électeurs de Marine Le Pen, le changement de nom du parti suscite une certaine indifférence ». Il préfère valoriser une autre de ses études pour un autre client (avec 6 questions) : « Pour eux, l’avenir du Front national passe peut-être moins par un changement de nom que par un changement de stratégie ou d’incarnation, avec la probable future rivalité entre Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen ». Le duel entre la tante et la nièce Le Pen s'annonce comme une histoire plus intéressante.

Le véritable complot des sondeurs et des journalistes est moins de manipuler l'opinion que de fabriquer des histoires, pour vendre plus de journaux et de sondages. La décision sur le nom du parti sera rapidement réglée, par contre, la rivalité des Le Pen va durer jusqu'aux présidentielles de 2022, et le sondeur a besoin de commanditaires pour construire des série longues sur les mêmes questions. Mais en réalité, il n'est pas encore utile d'analyser les différences entre Marion et Marine, car la majorité n'est pas consciente de leurs différences idéologiques. La tante change de registre depuis l'éviction de son conseiller national-social (Philippot). La nièce s'est moins exprimée publiquement. Par contre, c'est le dernier moment pour analyser le rapport des sympathisants au nom de leur parti.

Ne pas être attaché à l'ancien rend-il favorable au changement ?

Deux questions ont été posées : « Vous personnellement, seriez-vous favorable, opposé ou indifférent à ce que le Front National abandonne son nom et change d’appellation ? », « Vous personnellement, diriez-vous que vous êtes très attaché, assez attaché, peu attaché ou pas attaché du tout au nom “Front National” ? ».

Les jeux de réponse ne sont pas symétriques. Le premier articule 3 degrés (positif, négatif, neutre), tandis que la suivante en propose 4 (2 positifs et 2 négatifs). Les résultats ne peuvent pas être exactement comparés, mais ce type de formulation permet d'entretenir l'attention du sondé, et confirmer les conclusions. 64% des sondés ne sont pas attachés au nom du FN, 57% sont indifférents au changement de nom, l'ordre de grandeur est comparable et augure un faible intérêt des sympathisants pour le vote proposé aux militants. Ceci suffit à l'analyse journalistique, mais cette dissonance entre les questions ouvre à des analyses plus fines, dans les interférences, instructives sur l'effet général de ces questions, et sur les profils d'électeurs FN.

On commencera par analyser les réponses les plus simples « très, assez, peu, pas du tout », qui sont les 4 degrés d'une même échelle. Ceci nous aidera à mieux interpréter la série : « Favorable, Opposé, Indifférent », qui sont des opinions indépendantes qui ne sont pas liées par une échelle de degrés.

Le juste milieu, c'est entre des extrêmes

Une échelle linéaire est un segment avec deux extrémités et un possible milieu, cependant ces trois points potentiels ne sont pas également attractifs. Ils orientent la manière dont le sondé prend sa décision, quand bien même le point choisi soit différent du point de repère. Quelques exemples permettront de saisir ces finasseries géométriques.

Soit par exemple cette question : est-ce que le nom “Front National” vous plaît ? (Beaucoup, Plutôt, Peu importe, Pas trop, Pas du tout). Le verbe plaire invite à des opinions très balancées entre le positif, le négatif. Le milieu pourrait d'ailleurs être nuancé, il y a beaucoup de nuances  entre : Je ne sais pas, Je n'en fous, Indifférent, Égal... En tous cas, les positions tempérées (Plutôt, Pas trop) seront choisies relativement à un bord, ou au milieu, mais rarement pour elle-mêmes. Ici le sondé construit sa position en se situant relativement à 3 points, les deux extrémités et le milieu.

Soit cette autre formulation : pensez-vous que aujourd'hui, le nom “Front National” convient à ce parti ? (Plus du tout, Plus beaucoup, Suffisamment, Très bien). Le verbe penser invite à une opinion plus objective, en tous cas, décentrée. De plus, une nuance temporelle est ajoutée, avec l'adverbe aujourd'hui, afin de se situer par rapport à l'actualité, en évitant les suggestions péjoratives (est-ce que cela convient encore, toujours ?). Le verbe convenir invite a une balance positive ou négative, mais sans milieu. Ou ça convient, plus ou moins bien, ou ça ne convient pas, plus ou moins mal. Le segment est orienté par ses deux extrémités mais sans milieu.

Dans cette question du sondage étudié : « Diriez-vous que vous êtes (très, assez, peu, pas du tout) attaché au nom “Front National” », il n'y a qu'un seul pôle, l'attachement. Ne pas être attaché ne porte pas d'autre signification que la négation de l'attachement, sans préciser s'il s'agit de haine, de dégoût, ou d'indifférence. Relativement à l'objet de la question, le nom du FN, le sondé indique une proximité ou un éloignement, mais pas deux rapports différents. Ainsi, la population qui se dit majoritairement non attachée affirme peu de chose à son propos, les variations les plus intéressantes sont à observer du côté Très attaché, car ce sont les réponses les plus affirmées.

Être “très” attaché est différent d'être “assez” attaché

Le déséquilibre sexuel est assez fréquent dans les sondages. Ici, les deux genres sont presque aussi peu attachés à l'objet de la question, toutefois, lorsqu'ils expriment leur attachement, les hommes sont plus nombreux à l'affirmer plus fortement (Très attaché). Cette réaction masculine au sondage est fréquente et confirme la polarisation de la question de ce côté de l'échelle.

Ifop-Fiducial, 2018-03, attachement au nom “Front National” Ifop-Fiducial, 2018-03, attachement au nom “Front National”
L'âge est un autre critère de dispersion des réponses. L'attachement au nom décroît presque exactement avec l'expérience, les jeunes semblant s'identifier plus passionnément à ce symbole que les vieux. C'est une information politique importante, l'approfondissement de la fidélité au FN ne se cristallise pas sur des symboles. Le Parti communiste français par exemple, n'a jamais pu abandonner son nom, contrairement à d'autres PC en Europe après la chute du mur. En 1992, le parti a retiré la faucille et le marteau de son logo, ce qui n'a pas ralenti le vieillissement de l'électorat et le déclin, mais qui provoqua beaucoup de remous internes parmi les vieux communistes, notamment du Nord. Personne n'est mort pour le FN, le changement de nom ne s'annonce pas aussi passionné.

L'anomalie des Très attachés de 50 à 64 ans, classe spécialement représentée dans ce parti, permet de se représenter certains ressorts. Cette tranche d'âge, après le départ des enfants et avant la retraite, est un pic épidémiologique des suicides, des divorces, des dépressions ou du chômage, notamment chez les hommes. L'affirmation d'un fort attachement au nom révèle une minorité animée de ressentiment, d'aigreur, contre une autorité du parti qui veut retirer quelque chose aux sympathisants. C'est une réaction d'humeur qui se limite à un bulletin de vote, mais qui ne suscite pas l'espoir et l'engagement.

L'attachement au nom du FN est d'autant plus haut que le diplôme est bas, avec une affirmation spécialement forte des sans diplômes, qui sont aussi très nombreux à voter ce parti.

L'attachement progresse aussi avec l'éloignement de Paris, montrant l'écho de la France périphérique. On notera que les « Très attachés » sont moins fréquents en régions rurales. La campagne comporte aussi moins de jeunes et plus de retraités, ce qui explique peut-être, ou en tous cas renforce, cette tendance à moins s'affirmer. Toutefois, ce modèle de la densité de population ne suffit pas à gommer de fortes disparités régionales. Nord et Sud-est ont un fort vote FN, mais selon des profils économiques et sociologiques très différents.

On peut déjà prévoir qu'un électeur FN chômeur, jeune, sans diplôme, habitant les Hauts-de-France, sera spécialement attaché au nom de son parti. Mais alors, la décision de changer de nom n'annonce-t-elle pas l'intention de la direction de rompre avec ce bassin de voix, ou en tous cas, de déplacer le centre de gravité ?

Est-ce que tous ceux qui veulent le changement veulent la même chose ?

Le choix entre « Opposé, Indifférent ou Favorable » au changement de nom du FN ouvre au moins deux pôles d'affirmation, sinon trois, entre négatif, positif, et indifférence. Si les résultats globaux aux deux questions avaient semblé comparables, l'ouverture de plusieurs pôles perturbe les régularités observées.

Ifop-Fiducial, 2018-03, changement de nom du “Front National”, êtes-vous opposé, indifférent, ou favorable ? Ifop-Fiducial, 2018-03, changement de nom du “Front National”, êtes-vous opposé, indifférent, ou favorable ?

La question ne produit plus une différence sexuelle du côté de l'attachement ou de l'opposition au changement, mais sur le camp des Favorables. Ceci permet de mieux comprendre comment fonctionne cette question. Les hommes sont moins Indifférents, et lorsqu'ils veulent marquer leur affirmation, c'est sur l'option Favorable.

L'opposition au changement de nom suit la même gradation que l'attachement selon l'âge, l'anomalie des 50-64 ans se retrouve du côté des Favorables. Les 18-24 ans s'illustrent aussi par des réactions plus fortes des deux côtés. La distribution selon le niveau de diplôme est plus confuse, le graphique a été laissé pour le faire comprendre. Cette question ne permet pas non plus d'observer de fortes différences géographiques, ou un gradient selon des statuts professionnels. Lire un sondage ne consiste pas à répéter des chiffres mais à chercher les lignes les plus explicatives dans un nuage de points. Un tableau des catégories les plus favorables permettra d'y voir plus clair.

Ifop-Fiducial, 2018-03, changement de nom du “Front National”, êtes-vous opposé, indifférent, ou favorable ? Ifop-Fiducial, 2018-03, changement de nom du “Front National”, êtes-vous opposé, indifférent, ou favorable ?

Les catégories qui manifestent le plus d'espoir dans un changement de nom sont aussi celles avec le moins d'Indifférents, dans l'ordre : 18-24 ans, Bac+5, entrepreneur, professions intermédiaires, homme, 50-64 ans (et Sud-est, plutôt que Paris). Ces traits ne coagulent pas en un seul portrait. On distingue une minorité peu nombreuse, mais très active, de jeunes diplômés racistes ; ainsi qu'une classe moyenne d'hommes aigris et d'entrepreneurs. Géographiquement, ces vecteurs viennent de Paris et du Sud-est.

À l'inverse, les plus Indifférents sont dans l'ordre : ouvrier, 25-34 ans, 65 ans et plus, cadre, femme, Bac+2, sans diplôme, Bac-.... La classe d'âge 25-34 ans et les cadres montrent bien le destin de la jeunesse militante diplômée qui va rapidement lâcher le parti avec les premiers boulots et les enfants. Les partis s'entendent pour séduire la jeunesse, ce moment est certainement formateur et peut orienter la suite de leurs engagements, mais l'investissement dure rarement au-delà de 25 ans, il revient plus tard dans le cycle de vie. Les retraités sont peu nombreux dans les partis extrêmes, ils n'espèrent plus qu'un renversement du système puisse apporter quelque chose à leur propre vie. Leur engagement relève de la générosité envers les générations futures, ce qui n'est pas contradictoire avec la xénophobie, qu'ils comprennent comme un amour d'une identité française qui se perdrait. On retrouve la forte polarisation sexuelle. Mais la classe la plus nombreuse, et la plus indifférente au nom du « premier parti ouvrier de France », ce sont justement, les ouvriers.

Est-ce que le baptême cosmétique du FN en Rassemblement National a satisfait les vecteurs dynamiques ? Ce souhait de changement est peut-être aussi le signe d'une déception des sympathisants les plus mobiles, et les moins fidèles, qui peuvent trouver une offre partisane plus dynamique ailleurs. Les masses laborieuses, elles, manifestent une indifférence qui signalent peut-être une autre façon de sortir, vers l'abstention dégoûtée de ces agitations dérisoires.

Un “Rassemblement National” improbable

En fin de cycle électoral, le FN cherche un nouveau souffle, le nom qu'il s'est choisi n'augure pas de renouvellement idéologique. Même si cela déplaît à l'humanisme, le Front National a objectivement été une réussite politique qui a su fédérer une grandes diversité sociologique avec la bannière du racisme : régions rurales, petites villes de province, Nord prolétaire, Sud-est de petits propriétaires, banlieues parisiennes, jeunes diplômés, vieux ouvriers... Le cri sans projet du « on est chez nous » a rassemblé une masse électorale qui ne demande plus qu'à être utilisée.

Cartographie de l’extrême droite française (printemps 2018) La Horde Cartographie de l’extrême droite française (printemps 2018) La Horde

Pour sa carte annuelle de l'extrême droite, La Horde a désormais ajouté les LR de Wauquiez. Ils n'ont électoralement plus rien à gagner aux valeurs républicaines, désormais prises en charge par Macron. Ils peuvent ainsi donner libre cours à la xénophobie, et s'attirer les « on est chez nous », en apportant la respectabilité d'un jeune normalien énarque. Quel est le projet personnel de Wauquiez ? Si l'on en croit la rumeur dans son parti, c'est un manipulateur sans scrupule qui a installé une ambiance stalinienne de purges, quoique sans procès ni exécutions. Relativement aux années 1930, il n'a pas d'organisation paramilitaire, il n'a pas écrit Mein Kampf, et il doit séduire les personnes âgées, notamment les veuves (qui sont les plus nombreuses). Son autocratie n'est peut-être pas pour dans quelques jours, et puis son cœur militant à un autre centre, les veuves épargnantes, qu'il ne faut pas effrayer avec des violences de langage ou la sortie de l'euro. Durant les prochaines années sans élections, ces deux partis de la droite extrême vont chercher à mobiliser un cœur militant.

Jusqu'en 2017, Marine Le Pen rêvait son FN en successeur du parti communiste, comme Poutine en Russie, en espérant rallier les électeurs de Mélenchon. Le PC français n'a pas été au pouvoir comme en Russie, le projet révolutionnaire n'a pas été corrompu, les extrêmes ne communiquent pas. Par ailleurs, cette stratégie lui aliène de plus en plus l'électorat traditionnel du poujadisme, des petits propriétaires racistes, qui n'aiment pas les ratés et les assistés. Pour fidéliser à la marque, le FN veut s'attirer de la jeunesse diplômée, qui a beaucoup plus voté Macron ou Mélenchon. Mais les jeunes frustrés se calment avec le mariage, le travail, et les enfants. Ils reviendront après 50 ans. Le FN est peut-être un parti d'âge de vie, qui peut s'inscrire encore durablement dans le paysage politique, car ce n'est plus la mode d'une génération comme l'a été le PS. Tous les ans, il y aura de nouveau aigri pour voter ce parti.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.