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Billet de blog 30 janv. 2016

La poursuite d’exploitation des réacteurs nucléaires est loin d’être acquise

Le 26 janvier 2016, l’Autorité de sûreté nucléaire mettait en ligne une consultation du public sur les orientations génériques des 4e visites décennales des réacteurs de 900 MWe. La lecture des documents publiés donne à voir que la prolongation des réacteurs est loin d'être acquise. Faut-il encore que chacun se mobilise pour gagner cette sortie nucléaire et ainsi éviter une catastrophe inéluctable

Guillaume Blavette
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Depuis les premières expérimentations hasardeuses du CEA, le mouvement écologiste dénonce inlassablement le choix de promouvoir l’industrie nucléaire. La protection de l’environnement et de la santé publique motive cet engagement. La dénonciation d’une démocratie bafouée lui a donné toute sa puissance dans les années 1970 et 1980. La crainte de l’accident explique que le mouvement antinucléaire est encore vivace même s’il n’a plus la dynamique qui était encore la sienne avant la crise du Réseau Sortir du nucléaire.

Il y a vingt ans de cela, alors que le parc nucléaire était encore en cours de construction, le mouvement écologiste revendiquait l’arrêt des centrales au bout de trente années d’exploitation. Nul mieux qu’Alain Lipietz n’exprimait cela dans une interview donnée à Global Chance en 2003 :

« Les Verts, tant qu'ils n'étaient pas aux portes du pouvoir, disaient : « Sortie immédiate du nucléaire », c'est-à-dire : on arrête les centrales, qu'elles soient toutes neuves ou qu'elles soient déjà passablement amorties. A présent, nous sommes obligés d'arbitrer entre ce qui est politiquement réalisable, dans l'état actuel de l'opinion, et ce que nous pensons nous nécessaire, dans notre conviction intime. Quel est l'argument fondamental, d'un point de vue écologiste, sur la durée de vie d'une centrale ? Ce n'est pas l'argument économique, ce n'est pas l'argument des déchets (ils sont là pour la même durée, qu'on arrête la centrale au bout de 30 ans ou au bout de 45 ans). La question, c'est : pendant combien de temps reste-t-on encore exposés au risque d'accident majeur ? Ce risque n'est pas nul, la preuve c'est qu'il y a eu Tchernobyl, ce risque a une espérance mathématique énorme, c'est-à-dire que sa faible probabilité est « compensée » par son coût colossal, ce risque, on ne peut le diminuer que d'une seule façon, en arrêtant le plus vite possible les centrales. »

Et plus loin, il rajoutait non sans malice :

« Donc choisir 30, 40, 45 ans, c'est faire un certain arbitrage entre nos capacités de persuasion politique, qui nous permettent d'entrer au gouvernement, de faire valoir nos arguments, et éventuellement d'arriver à nos fins, et ce que sont nos craintes réelles. Pour nous, 30 ans c'est un compromis : les centrales qui ont été construites vers 1975 doivent être arrêtées dans 5 ans. Supposons qu'on décide de prolonger la vie d'une centrale de 30 à 40 ans et qu'à la 37e année elle explose, je ne voudrais pas être le ministre de l'environnement Vert qui aura signé le nouveau compromis ![1] »

Aujourd’hui, la messe est dite. Alors que le nombre des parlementaires écologistes n’a jamais été aussi important, la prolongation des réacteurs au-delà de 30 années d’exploitation est actée. EDF se prépare même à une exploitation jusqu’à cinquante ans, ultime succès de d’Henri Proglio transformé par Jean-Bernard Lévy.

Tout au plus le mouvement écologiste a compliqué la tâche d’EDF. Le droit de l’environnement s’est enrichi. L’Autorité de sûreté a vu ses moyens réglementaires renforcés. Et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) a été contrainte de mettre de l’eau dans son vin, c’est-à-dire de rompre avec le « tout nucléaire ».

Mais rien n’a vraiment changé. En dépit d’un taux de disponibilité qui fait rire, le parc nucléaire tourne tant bien que mal. Les réacteurs continuent de dilapider les salariés, les ressources et des millions d’euros qui seraient bien plus utiles ailleurs[2]. L’exploitant n’est même plus capable d’organiser des travaux de maintenance sur un modeste condenseur comme nous l’avons vu au début de l’été à Paluel. Et je ne parle pas des Tbq de Tritium et autres substances radioactives rejetés « en toute légalité » dans l’environnement.

La mort atomique se répand inlassablement sur tout le territoire français et même au-delà. La Hague et ses activités dites de retraitement sont pour bonne part dans ce bilan. Mais on aurait tort d’exonérer les autres installations nucléaires à l’heure où EDF multiplie les demandes de modification des autorisations de rejets.

Toujours est-il que l’on en reprend au bas mot pour dix ans. Fruit de l’aveuglement d’un Etat qui n’a pas voulu préparer l’après nucléaire, aucune décision à la hauteur des enjeux n’a été prise. Les gouvernements les uns après les autres ont cédé à la facilité de poursuivre l’exploitation de machines défaillantes plutôt qu'initier une transition digne de ce nom. La « stratégie nationale bas carbone » publiée en pleine COP 21 tout au plus réserve aux énergies renouvelables la fonction d’appoint[3] d’un système électrique nucléo centré.

Faut-il encore que les réacteurs puissent poursuivre leur activité sans accroître plus encore les doutes de l’opinion publique. Telle semble être l’ambition du Groupe permanent d’experts (GPE) consulté par l’ASN pour préparer la fameuse les orientations génériques du réexamen périodique de sûreté associé aux quatrièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe.

On se trouve ainsi dans une situation des plus surprenantes : avant même que les troisièmes visites de sureté soient terminées et qu’un retour d’expérience ait pu être établi[4], l’ASN doit préparer les VD4….

La lecture des documents publiés le 26 janvier donnent à voir cependant que l’affaire n’est pas si simple. De nombreuses remarques montrent clairement que même du côté des experts officiels de l’industrie nucléaire, des doutes non négligeables sont exprimés.

Tout d’abord sur l’état du parc :

« Le groupe permanent souligne à ce sujet que des écarts portant sur la conformité des installations sont encore détectés de manière fortuite. Ce constat conduit à s’interroger sur la capacité de l’ensemble des processus actuellement mis en œuvre à assurer la conformité des installations, malgré l’investissement important consenti par EDF. »

« Dans l’attente de compléments que doit transmettre EDF, le groupe permanent estime qu’il ne peut pas se prononcer sur le caractère suffisant des études prévues concernant la protection contre l’incendie et les explosions internes. »

Ensuite sur l’aval du cycle dont la congestion est manifeste :

« Le groupe permanent estime qu’EDF doit rechercher des modalités d'entreposage permettant de limiter à un niveau aussi bas que raisonnablement possible l’inventaire radioactif des combustibles usés en cours de désactivation dans les bâtiments d’entreposage du combustible (BK) de ses réacteurs. À cet égard, le groupe permanent souligne l’importance de la création envisagée par EDF d’une nouvelle piscine, centralisée, qui devra répondre aux critères de sûreté les plus récents. »

Ainsi le GPE adresse-t-il à l’exploitant non moins de 10 recommandations[5] en dépit du joli morceau de pipeau joué par EDF[6]. La plupart sont nécessaires. « Le groupe permanent recommande qu’EDF évalue le comportement des réacteurs de 900 MWe aux événements et délais « opérateur » du référentiel de l’EPR FA3, notamment en appliquant les règles des études des conditions de fonctionnement de dimensionnement. »

Mais pourquoi donc attendre les VD4 pour les mettre en œuvre[7] ? Ne conviendrait-il pas d’appliquer ces recommandations dès les VD3 encore à réaliser voire, plus largement, les appliquer à chacun des réacteurs aujourd’hui en exploitation ?

Comme le laisse penser l’avis n° 2015-00089 de l’IRSN, certains problèmes se posent dès maintenant[8]. C’est le cas en particulier du comportement mécanique des cuves qui est l’objet de doutes fondés au Bugey, Tricastin, Gravelines et ailleurs.

« Tenue mécanique des cuves

R7: L'IRSN recommande qu'EDF contrôle l'ensemble des coins de tubulures de cuve du palier 900 MWe en VD4 selon une méthode de contrôle qualifiée.

R8: Concernant l'écart physique du dôme, l'IRSN recommande qu'EDF établisse un bilan de l'ensemble des incidents de passage en thermosiphon sur le parc et se positionne sur les dommages qu'auraient pu subir la cuve et ses tubulures.

R09 : L'IRSN recommande que les petites brèches primaires jusqu'à 6 pouces soient maintenues en 3e catégorie dans le dossier des situations, en l'absence de justifications techniques des évolutions proposées.

R10 : L'IRSN recommande que la formulation du critère de l'effet WPS intègre une marge permettant de couvrir les incertitudes attachées aux modélisations thermohydrauliques et mécaniques.

R11 : l'IRSN recommande qu'EDF vérifie le comportement mécanique des équipements du circuit primaire principal et du circuit secondaire principal des réacteurs de 900 MWe pour les situations pertinentes, non prises en compte à leur conception, mais retenues pour la conception du réacteur EPR.

R12 : Pour ce qui concerne les études de comportement mécanique des équipements des réacteurs de 900 MWe, l'IRSN recommande qu'EDF présente une évaluation des conséquences de la transposition des valeurs de délais d'intervention de l'opérateur fixés pour le réacteur EPR, en vue notamment d'identifier les effets falaise éventuels.

R13 : Dans le cadre de la mise en œuvre de la prolongation de la durée de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe, l'IRSN recommande qu'EDF vérifie la robustesse des études de tenue en service des cuves à la prise en compte d'un aggravant. »

Plus globalement, l’institut recommande qu'EDF complète son programme de travail en étudiant : l'influence des contraintes de service sur le vieillissement des matériaux soumis à l'irradiation. Si l’IRSN se permet de l’écrire c’est bien qu’un problème existe. Un problème présent qui amène à douter de la robustesse ici et maintenant des installations en dépit des efforts de l’ASN pour inviter l’exploitant à se conformer à la réglementation en vigueur[9]

Mais bon envers et contre tout, EDF veut imposer l’irréversibilité de l’option nucléaire. Avec le soutien indéfectible de Bercy[10], l’exploitant nucléaire place chacun devant le fait accompli. Il fera les Grands carénages coûte que coûte et c’est à la réglementation de s’adapter à ses ambitions industrielles[11]

Quel espace reste-t-il donc à l’ASN prise entre la puissance économique d’EDF et le parti pris pronucléaire d’une large partie de la Haute-Administration ?

Un espace réduit mais un espace tout de même que Pierre-Franck Chevet occupe avec beaucoup de dignité et de résolution[12]. Ainsi « L’ASN prévoit de demander à EDF, dans son projet de position, plusieurs compléments aux programmes de contrôles et d’études envisagés. Ces demandes intègrent notamment des exigences applicables à des installations présentant des objectifs et des pratiques de sûreté plus récents. Elles s’appuient également, lorsqu’elles sont transposables, sur les demandes formulées en 2015 dans le cadre du troisième réexamen de sûreté des réacteurs de 1300 MWe. »

Tout est dit dès la première page du long document soumis à consultation du public :

« Un premier examen de l’application de cette démarche montre que vous disposez des éléments nécessaires à l’amélioration de l’efficacité de vos processus de vérification et de maintien de la conformité des installations. Cependant, malgré votre démarche de vérification de la conformité dans le cadre des réexamens de sûreté, l’ASN observe que des constats, voire des écarts, portant sur la conformité des installations sont régulièrement détectés de manière fortuite. De plus, des écarts de réalisation, dont certains présents depuis la construction, sont détectés de manière fortuite sur des thématiques ayant déjà été examinées lors d’un précédent réexamen. Cette situation conduit l’ASN à s’interroger sur la capacité de l’ensemble de vos processus actuels à assurer la conformité de vos installations. »

Ainsi l’ASN demande-t-elle :

« Au regard des écarts de conformité récemment caractérisés affectant différents types de matériels, l’ASN vous demande d’étendre le périmètre et les contrôles que vous proposez en matière de vérification de la conformité des installations. »

La suite du texte est presque drôle. Page 7 on peut lire :

« Par ailleurs, vous vous êtes engagés à résorber dans les études qui seront transmises lors de la VD4 900 l’ensemble des anomalies d’étude connues au 1er juillet 2014. Concernant les anomalies d’étude déclarées après le 1er juillet 2014, vous prévoyez leur résorption dans la mesure du possible et en fonction de leur enjeu de sûreté. Néanmoins, vous précisez « qu’en cas de découverte d’anomalies entraînant des conséquences sur le respect d’un critère de sûreté avec application des règles du dimensionnement et ne pouvant être résorbées en VD4-900, EDF appliquera le processus relatif aux « écarts » qui comporte notamment la recherche des mesures compensatoires pertinentes afin de limiter les conséquences de ces écarts sur la démonstration de sûreté. La pertinence de ces mesures compensatoires sera analysée au regard du référentiel VD4-900 ».

L’ASN considère que votre engagement n’est pas suffisant. En effet, votre processus relatif aux « écarts » comporte l’évaluation de l’impact de l’écart par la réalisation de calculs sans application des règles d’étude du domaine de dimensionnement. En cas de respect des critères de sûreté après ces calculs, vous ne prévoyez pas la mise en place de mesures compensatoires. Or l’ASN considère qu’en cas d’anomalie d’étude remettant en cause le respect des critères de sûreté des conditions de fonctionnement de dimensionnement avec application des règles d’étude de ce domaine, il est nécessaire d’évaluer la faisabilité de la mise en œuvre de mesures compensatoires permettant de respecter ces critères.

Demande CONF n°4 : En cas d’anomalie conduisant au non-respect des critères de sûreté d’une étude des conditions de fonctionnement de dimensionnement, l’ASN vous demande d’identifier avant la visite décennale du premier réacteur concerné, les dispositions qui pourraient être mises en œuvre pour garantir le respect de ces critères avec application des règles d’étude du domaine de dimensionnement, et d’examiner la faisabilité et l’intérêt de ces dispositions. »

Somme toute, force est de reconnaître que le compte n’y est pas. Non seulement, l’état effectif du parc est préoccupant mais la capacité de l’exploitant à se conformer à la réglementation en vigueur est _ au mieux _ insuffisante.

EDF n’a aujourd’hui ni les moyens financiers[13] ni les ressources techniques[14] de ses ambitions. La poursuite d’exploitation au-delà de quarante ans n’est aucunement acquise. Bien au contraire, une longue série d’éléments objectifs laisse penser que bien peu de réacteurs passeront leur ECOT quelles que soient les procédures dérogatoires qu’EDF pourra faire opportunément valoir (voir article précédent sur ce blog)…

*

La « triple irresponsabilité du nucléaire français », que Corinne Lepage mettait en évidence dans un brillant article publié le 15 janvier dernier, apparaît dans toute son évidence[15]. Le pouvoir d’Etat, tel Ponce Pilate, se lave les mains et déroge à ses responsabilités. Il laisse la bride sur le cou à un industriel, qui court vers l’abîme et nous expose à une catastrophe fatale, sans comprendre que le nucléaire ça se gouverne, sans concevoir que le nucléaire est une drogue à accoutumance qui finit toujours par abattre sa victime. C’est tout du moins le témoignage que nous livrent deux personnalités aussi différentes que Naoto Kan[16] et Mikhail Gorbatchev[17].

Si nous avons perdu la bataille des 30 ans, réussiront nous celle des quarante ans ? La question se pose avec insistance. Il faut arrêter nucléaire avant que le nucléaire ne nous arrête… Mais pour cela faut-il qu’un mouvement social puissant se constitue !

Tous à Flamanville le 1er octobre 2016


[1] http://www.global-chance.org/IMG/pdf/GC13p86-92.pdf, p 90-91

[2] http://www.greenpeace.org/france/pagefiles/266521/synthese-7-vents-du-cotentin-2.pdf

[3] http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/SNBC_resume_pour_decideurs_VFClean-1_DICOM-V2.pdf

[4] http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Nucleaire_et_societe/expertise-pluraliste/IRSN-ANCCLI/Documents/Sem3/EDF-VD3-900.pdf

[5] http://www.m-comm.fr/clients/edf/edf-presentation-orientation/

[6] http://www.m-comm.fr/clients/edf/edf-presentation-orientation/#12 

[7] http://www.asn.fr/publications/2014/Controle198/

[8] http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/Documents/Avis-IRSN-2015-00089.pdf

[9] http://www.reporterre.net/Pourquoi-la-situation-nucleaire-est-elle-preoccupante

[10] http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/macron-letat-soutient-edf-areva-investissements-defis-1216655 

[11] http://www.ccimp.com/sites/default/files/grand_carenage_-_edf_0.pdf

[12] http://tv.asn.fr/Rendez-vous-de-l-ASN/Voeux-de-l-ASN-a-la-presse-janvier-2016

[13] http://www.lejdd.fr/Economie/Entreprises/Sombre-avenir-pour-EDF-769647

[14] http://www.la-croix.com/Economie/Entreprises/EDF-geant-ebranle-2016-01-26-1200735449

[15] http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/la-triple-irresponsabilite-du-nucleaire-francais_b_8981440.html

[16] http://www.reporterre.net/Exclusif-L-ex-Premier-ministre-du-Japon-Naoto-Kan-raconte-la-catastrophe-de

[17] http://www.lefigaro.fr/debats/2006/04/26/01005-20060426ARTFIG90161-tchernobyl_le_debut_de_la_fin_de_l_union_sovietique.php

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