A Marseille, le retour du réalisme fantastique

A Marseille, le FRAC Provence-Alpes-Côte-d'Azur invite à redécouvrir le réalisme fantastique, mouvement majeur de la contre-culture des années soixante, à travers son évocation dans la création contemporaine. "Un autre monde dans notre monde" interroge notre rapport au réel en en débusquant les étrangetés.

Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", Plateau 1, Norbert Ghisoland, 5 impressions photos sur textiles, Adrian Paci, Per Speculum, 2008, vidéo 35 mm, durée 6 min 11 s, FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © Crédit photo: FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur / Laurent Lecat Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", Plateau 1, Norbert Ghisoland, 5 impressions photos sur textiles, Adrian Paci, Per Speculum, 2008, vidéo 35 mm, durée 6 min 11 s, FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © Crédit photo: FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur / Laurent Lecat

Avec "Un monde /// dans notre monde", le FRAC Provence-Alpes-Côte-d'Azur accueille la troisième version, la plus riche à ce jour, du projet curatorial du commissaire d'exposition Jean-François Sanz, visant à réveiller, à travers son évocation dans la création contemporaine, le réalisme fantastique. Ce mouvement de la contre-culture des années soixante fut relayé par le magazine "Planète" dont l'aventure s'étend sur une décennie et donnera naissance à la revue bimestrielle "Plexus" à partir de 1966. Sous-titrée la "revue qui décomplexe", elle cessera de paraitre en 1970 après trente-sept numéros. Les deux périodiques sont publiés par les Editions du Retz dirigées par Louis Pauwels, co-auteur avec Jacques Bergier en 1960 du "matin des magiciens", ouvrage clef du mouvement. "Planète" n’est pas seulement un magazine, il propose également des conférences, des ateliers, il produit même du spectacle vivant. L'exposition interroge, près de cinquante ans après le mouvement qu'il a fait naitre, le réalisme fantastique, qui consiste à débusquer le fantastique dans la réalité même, n'hésitant pas à revendiquer des notions d’éveil et d’ultra conscience proche du bouddhisme. Le mouvement est à la fois d’avant-garde – c'est le petit frère mutant du surréalisme –, et fait office de contre-culture des années soixante avec un lectorat populaire. Il est à mettre en parallèle avec le mouvement situationniste mais n’a pas perduré. L’idée est que le fantastique puisse surgir dans le réel. Des travaux d’artistes contemporains font écho au mouvement. Sa conception est comme une expérience, un environnement global à expérimenter, c'est pourquoi le visiteur suit le sens de la visite qui lui est prédéfini.

Une inquiétante étrangeté

Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", Laurent Grasso, Projection, 2003-2005, vidéo Betadigitale et animation, couleur, 3 min, en boucle, FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA /  Laurent Lecas Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", Laurent Grasso, Projection, 2003-2005, vidéo Betadigitale et animation, couleur, 3 min, en boucle, FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA / Laurent Lecas
Tel un préambule, "Projection" (2003-05), vidéo de Laurent Grasso (né en 1972), donne à voir, dans un long travelling, les rues de Paris envahies d'un épais brouillard noir. Ici, la brume est l’élément qui vient perturber la quotidien, elle va jusqu'à engloutir la caméra qui la filme, mettant un point final à l'œuvre. L'exposition s'ouvre, à proprement parler, sur quelques portraits du photographe belge Norbert Guissoland (1878 - 1939), prolifique portraitiste dont on estime la production à quatre-vingt-dix mille pièces exécutées sur plaque de verre, portant l'intérêt de son œuvre au-delà du simple genre de la photographie, puisqu'elle constitue une sorte d'instantané d'une société à un moment précis, en révélant ses dimensions sociales, historique et culturelle Ici sont exposés les portraits les plus étranges, essentiellement des enfants aux regards inquiétants. L’aspect fantomatique est renforcé par le tirage puisque les images sont imprimées sur des voiles de polyester translucides entre lesquels le public peut se faufiler.

Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA /  Laurent Lecas Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA / Laurent Lecas

La section historique s’ouvre sur un morphing réalisé à partir des couvertures de "Planète". Il permet de mettre en avant une identité graphique très forte. Le mur prend des allures d'autel païen regroupant, tels les pères de l'Eglise, les portraits des personnages emblématiques du mouvement, de Charles Faure, l'auteur du fondamental "livre des damnés", sorte de grand guide des phénomènes inexplicables, qui est à l'origine du "matin des magiciens", à Teilhard de Chardin, à qui l'on doit cette phrase qui semble définir à elle seule le mouvement: "A l’échelle du cosmique seul le fantastique ne peut être vrai", ou encore à Raymond Roussel, auteur de "L’occulus solus", qui subit l’influence des surréalistes sans jamais faire partie du mouvement. Une série de dessins de Jean Gourmelin, le fidèle dessinateur de "Planète" révèle la dimension métaphysique de son travail, notamment à travers des personnages représentés dans le vide.

Yoan Beliard, Palimpseste, 2013 technique mixte, support photographique, sérigraphie encre incolore, eau de javel, 2 x (76 x 122 cm);3 objets réminiscents, 2013, objet réminiscent 006, 010, 012 (objets souvenir et carbonate de calcium), dimensions max. 25 x 15 cm. © FRAC PACA /  Laurent Lecas Yoan Beliard, Palimpseste, 2013 technique mixte, support photographique, sérigraphie encre incolore, eau de javel, 2 x (76 x 122 cm);3 objets réminiscents, 2013, objet réminiscent 006, 010, 012 (objets souvenir et carbonate de calcium), dimensions max. 25 x 15 cm. © FRAC PACA / Laurent Lecas
Un ensemble d'œuvres de Yoan Beliard (né en 1980) se déploie sur le mur d'à côté. "Ghost faces" (2018) estune série de masques miroirs dans laquelle on plonge notre regard. "Palimpseste" (2013) réunit deux dessins sur support photographique qui sont deux vues d’un même lieu. "Objets réminiscents" (2013), donne à voir des  souvenirs préalablement déposés dans une grotte qui, ayant subi le phénomène de sédimentation, se couvrent de calcaire. Ainsi débarrassés de leur singularité, ils s'inventent éléments mystérieux. Enfin, "Smoke" (2012-13) est une série de dessins reprenant des images d’actualité dans lesquels l'artiste n'a conservé que la fumée, gommant tout autre élément, attestant de l'étrangeté du monde.
Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", Plateau 1, Abraham Poincheval & Matthieu Verdeil Le chevalier Errant, l’homme sans ici, 2018, vidéo, sculpture, armure, aluminium, résine, bois , cuir, 180 x 70 x 90cm; Markus Brunetti, Amiens, cathédrale Notre Dame, 2009-2016, Paris, cathédrale Notre Dame, 2009-2016, de la série Façades, 180 x 150 cm, Chartres, cathédrale Notre Dame, 2012-2015, de la série Façades, 300 x 150 cm, FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA /  Laurent Lecas Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", Plateau 1, Abraham Poincheval & Matthieu Verdeil Le chevalier Errant, l’homme sans ici, 2018, vidéo, sculpture, armure, aluminium, résine, bois , cuir, 180 x 70 x 90cm; Markus Brunetti, Amiens, cathédrale Notre Dame, 2009-2016, Paris, cathédrale Notre Dame, 2009-2016, de la série Façades, 180 x 150 cm, Chartres, cathédrale Notre Dame, 2012-2015, de la série Façades, 300 x 150 cm, FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA / Laurent Lecas
Tout près, le visiteur est frappé par la frontalité des Cathédrales de Markus Brunetti (né en 1965). L'artiste photographie depuis dix ans les façades de façon très frontale, gommant les effets de perspectives à l’aide d’un programme de retouche numérique qui n'est pas sans rapport avec la façon dont les artisans maçons bâtisseurs de l'époque appréhendaient leur travail et la notion d’alchimie. Leur faisant presque face, la sculpture-armure d'Abraham Poincheval atteste de son périple en Bretagne. L’objet-habitacle est ici customisé. Le valeureux chevalier parait avoir enfin trouvé un endroit pour se reposer. Un film suit ses pérégrinations quelque peu domquichotesques en terre bretonne, composant une sorte de rencontre du troisième type entre ce personnage issu de l'imaginaire médiéval et les gens qu'il croise.  L'exposition donne à voir, telle une relique, l'armure ou plutôt une cristallisation de cette dernière. Non loin, une série de dix-sept photographies de Martin Gusinde (1886-1969), missionnaire en terre de feu entre 1918 et 1924 qui photographia à la chambre les peuples indigènes, outre le témoignage unique qu'il compose sur ces derniers, laisse apparaitre les rites surnaturels qui étaient les leurs.

Martin Gusinde (1886 – 1969), Ulen, forte tête, 1923, 41 x 58 cm, Ké’terrnen masculin, 1923, 41 x 58 cm, Tanu de l’ouest, 1923, 41 x 58 cm, Halahâches, 1923, 41 x 58 cm, Sans titre, 1923-1924 (1), 41 x 58 cm, Sans titre, 1923-1924 (2), 28 x 39 cm, Trois Shoort subalternes, 1923, 28 x 39 cm, Keyaish, Shoort du nord, Shoort du sud, 1923, 28 x 39 cm, Kosménk, 1923 (1), 28 x 39 cm, Kosménk, 1923 (2) 28 x 39 cm, Shoort, 1923 28 x 39 cm, Séte Shoort du sud, 1923, 28 x 39 cm, Télen, Shoort du nord, Sén © FRAC PACA /  Laurent Lecas Martin Gusinde (1886 – 1969), Ulen, forte tête, 1923, 41 x 58 cm, Ké’terrnen masculin, 1923, 41 x 58 cm, Tanu de l’ouest, 1923, 41 x 58 cm, Halahâches, 1923, 41 x 58 cm, Sans titre, 1923-1924 (1), 41 x 58 cm, Sans titre, 1923-1924 (2), 28 x 39 cm, Trois Shoort subalternes, 1923, 28 x 39 cm, Keyaish, Shoort du nord, Shoort du sud, 1923, 28 x 39 cm, Kosménk, 1923 (1), 28 x 39 cm, Kosménk, 1923 (2) 28 x 39 cm, Shoort, 1923 28 x 39 cm, Séte Shoort du sud, 1923, 28 x 39 cm, Télen, Shoort du nord, Sén © FRAC PACA / Laurent Lecas

Contemporanéité du réalisme fantastique

Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA /  Laurent Lecas Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA / Laurent Lecas
Le second plateau s'ouvre sur un dytique de dessins de Fred Deux qui travaille la forme, l’épure du trait, rappelant le dessin romantique. L'artiste fait ici le lien avec le surréalisme dont il tenta de fédérer le groupe marseillais. Tout à côté, "Nazi milk" (1979), la célèbre affiche du trio canadien General Idea montre un adolescent en train de boire du lait. Le résidu laisse sur son visage une trace qui prend la forme exacte de la moustache d’Hitler. L'œuvre fait ici référence à la deuxième partie du "Matin des magiciens" qui tente de décrypter les racines du IIIème Reich. Jacques Bergier, qui est un survivant de Birkenau, s’est beaucoup interrogé sur les origines du nazisme. General Idea avaient, eux, imaginé cette image pour détourner les codes de la publicité. L' "Herbarium" d'Anaïs Tondeur est une série de rayogrammes de végétaux ayant poussé sur le territoire de Tchernobyl. Ces rayogrammes sont créés par l'empreinte directe de plantes d'un herbarium radioactif sur des plaques photosensibles. Instantanés de végétaux cultivés dans la zone d'exclusion, ils composent les traces matérielles d'une catastrophe invisible. A droite, "Tchnernobyl. Mémoire de l'ouvrier disparu dans la catastrophe"(1992) est l'œuvre de Louis Jammes (né en 1958), qui pratique un art à mi-chemin entre la peinture et la photographie, témoignant de la souffrance humaine. Ici, la série de photographies présentée fut prise dans le sarcophage mis en place sur le réacteur défectueux de Tchernobyl. De ces images se détache une forme de croix, troublant écho au mythe de l'Apocalypse. 

Vue de l'exposition "Un autre monde /// dans notre monde", Jean-Louis Faure, Brouette sacrée à déroulement funèbre négatif, 1980, tilleul, sicomore et caoutchouc, 133 x 320 x 51 cm, collection Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur;Jim Shaw The Hole Zombie Stills (1 à 10/10), 2007, photographie noir et blanc, 26,2 x 21,6 x 0,8 cm, Zombie Panel #4, 2007, huile sur bois , 56 x 83,8 cm, The Hole, 2007, DVD de 11 min et 5 s (boucle) + Wall with a hole (plâtre), 122 x 81,5 x 8 cm, collection agnès b; Eric D © FRAC PACA /  Laurent Lecas Vue de l'exposition "Un autre monde /// dans notre monde", Jean-Louis Faure, Brouette sacrée à déroulement funèbre négatif, 1980, tilleul, sicomore et caoutchouc, 133 x 320 x 51 cm, collection Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur;Jim Shaw The Hole Zombie Stills (1 à 10/10), 2007, photographie noir et blanc, 26,2 x 21,6 x 0,8 cm, Zombie Panel #4, 2007, huile sur bois , 56 x 83,8 cm, The Hole, 2007, DVD de 11 min et 5 s (boucle) + Wall with a hole (plâtre), 122 x 81,5 x 8 cm, collection agnès b; Eric D © FRAC PACA / Laurent Lecas
Douze prises de vues du film de 1967 la "Planète de singes" témoignent de l'aspect pop culture du réalisme fantastique. Cet abord populaire se retrouve dans les pièces de zombies de Jim Show: "The Hole Zombie Stills" composé de dix photographies et "Zombie panel #4" accompagnent le film "The Hole" (2007). Tandis qu'au centre du plateau, "The lobby" de Bertrand Lamarche, tourne en permanence sur lui-même, évoquant un trou noir, qui depuis sa découverte alimente la fantasmagorie du réalisme fantastique. Sur le mur, une série de dessins de Valère Bernard (1860 - 1936) est issue des collections du Musée des Beaux-arts de Marseille. Tout à la fois peintre, graveur, sculpteur, poète et romancier provençal, il est le témoin d'une époque où s'entrechoquent les courants artistiques, comme le démontrent les différentes factures qu'il emprunte. Ayant pour titre, "Chevauchée infernale" ou "Perversion", ces dessins illustrent les tourments et l'humanisme de leur auteur. La "Brouette sacrée à déroulement funéraire négatif", OVNI artistique de Jean-Louis Faure (né en 1931) – petit-fils du célèbre historien de l'art Elie Faure –, est une pièce assez déroutante pas son esthétique. Elle arbore quelque chose de l’art brut qui serait placé sous influence surréaliste. Elle est accompagnée d’un texte pseudo-scientifique qui la contextualise et la légitime. Le faux discours scientifique accompagne "One forearm hypothesis", l'installation vidéo d'Eric Duyckaerts (1953-2019) décrivant les avantages d'avoir six doigts et deux pouces comme c'est le cas du squelette présenté. Avec son don autoproclamé d'intercesseur occulte, Augustin Lesage (1876 - 1954) fut l'un des troublants acteurs de la scène spirite européenne, Mineur de métier, clamant être l'exécutant de Léonard de Vinci (entre autres), il se met à dessiner du jour au lendemain d’innombrables formes ésotériques. A côté, Rémi Bragard (né en 1978), distille du merveilleux avec son ensemble de vingt-huit cartes postales composant "Good luck from Swanage" (2017). L'artiste travaille sur les collections, il assemble des cartes postales de sites insolites, comme ici un corpus illustrant un site situé en Angleterre, au bord d’une falaise, présentant un globe terrestre sculpté. Cette collection de cartes postales et de représentations du site offre une sorte de voyage spatio-temporel en proposant différents points de vue à différentes époques, utilisant diverses techniques de reproduction en fonction de leur invention. Deux pièces de Bettina Samson réalisées en collaboration avec un laboratoire d’astrophysique marseillais tentent d’évoquer la matière noire dont on ignore même la forme. L’ensemble rappelle l’art minimal.

Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA /  Laurent Lecas Vue de l'exposition "Une autre monde /// dans notre monde", FRAC Provence-Alpes-Côte-D'Azur, 2019 © FRAC PACA / Laurent Lecas

Toutes les œuvres présentées dans l'exposition composent une sorte de cosmos plastique qui s'emploie à raviver l'esprit du réalisme fantastique, dans une lumière sombre, une certaine obscurité qui dote les espaces d'une atmosphère inquiétante. C'est à une traversée des mondes que le visiteur est convié, à la rencontre des mystères de notre quotidien. En partant d'une scène artistique très contemporaine, ne connaissant pas le mouvement des années soixante, des liens et des filiations apparaissent pourtant. Le réalisme fantastique se nourrit des découvertes scientifiques (trous noirs) dont l'incertitude autorise le fantasme comme certains artistes tentent de matérialiser l'inconnu à l'image de Bettina Samson. Comme les chercheurs, les artistes repoussent l'horizon, les limites d'un territoire très vaste. Dans cette version, la plus ambitieuse à ce jour, les œuvres présentées apportent un nouvel éclairage, parfois satirique, toujours habillé d'un discours pseudo-scientifique comme chez Eric Duyckaerts. Chaque nouvelle étape révèle de nouveaux pans qui se mettent en place. C'est que les thématiques du réalisme fantastique sont si prégnantes dans la culture contemporaine que leurs traces, leurs échos si omniprésents dans la création qu'il s'agisse de culture populaire ou d'art contemporain. Comme le soulignaient Louis Pauwels et Jacques Bergier en exergue du "matin des magiciens", "la science moderne nous apprend qu’il y a derrière du visible simple, de l’invisible compliqué." Jusqu'à ce que le mystère de "l'invisible compliqué" soit résolu par la science pour laisser place à une nouvelle énigme à résorber. 

"Un autre monde /// dans notre monde. Evocation contemporaine du Réalisme fantastique". Commissariat de Jean-François Sanz - Jusqu’au 2 juin 2019.

Du mardi au samedi, de 12h à 19h; Dimanche, entrée libre de 14h à 18h

FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur
20, boulevard de Dunkerque
13 002 MARSEILLE

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.