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Billet de blog 10 août 2022

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L'art vivant de Robert Milin

Créé en même temps que le Palais de Tokyo, ce qui en fait l’œuvre la plus ancienne, le « jardin aux habitants » de Robert Milin a lui aussi vingt ans. Sur la fine bande de terre alors en friche qui longe l’institution rue de la Manutention, l’artiste fait pousser des jardins potagers qu’entretient depuis une improbable communauté de jardiniers amateurs, habitants de Paris et de sa banlieue.

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Le banquet du jardin des habitants, 3 septembre 2022, de 12h à 18h © Photo : Robert Milin

Quand Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud, premiers co-directeurs du Palais de Tokyo, invitent Robert Milin (né en 1951 à Brest, vit à Dijon et travaille un peu partout) à investir la parcelle de terre qui jouxte le flanc sud du bâtiment pour y réaliser une œuvre en vue de l’ouverture du « site de création contemporaine », ils sont probablement loin de se douter que celle-ci sera cultivable et toujours en activité vingt ans plus tard. Comme on peut le voir sur une aquarelle datée de 2001, première formulation concrète du projet, l’artiste divise la parcelle en seize lots dont il confie l’entretien à autant de jardiniers amateurs volontaires pour les cultiver. Pour les trouver, il sollicite le réseau municipal et contacte une soixantaine de personnes inscrites sur liste d’attente pour accéder à un lopin de terre à Paris. La moitié lui répondent et, après une rencontre avec l’artiste au Palais de Tokyo, quinze souhaitent participer au projet.

Proposition de Robert Milin pour le Palais de Tokyo ( Paris) d'une œuvre plastique sous la forme de micros-jardins élaborés par des jardiniers-amateurs, proposition fondatrice, aquarelle © Robert Milin

Ces derniers sont réunis en association dont les statuts servent aussi à définir ce qui fait œuvre[1]. Avant de développer une pratique artistique, Robert Milin a fait des études de droit et de sciences politiques bien utiles pour rédiger les sept articles qui en définissent les statuts. Le document juridique est exposé au mur, au même titre que les pièces photographiques et filmiques qui l’entourent, à la fois œuvres et documents attestant de l’existence artistique du jardin en même temps qu’ils l’inscrivent dans une réalité quotidienne. Surtout, il en garantit sa pérennité. « Cette sculpture, son ossature, c’est le droit » indique l'artiste.

L’exposition revient sur la genèse du projet, en retrace l’histoire, étudie son processus collaboratif et son évolution, tandis que des tirages inédits de Robert Milin, disposés au mur à la manière d’une frise discontinue, dessinent le portrait de groupe de ces jardiniers ordinaires. Un film rassemblant des images d’archives leur donne la parole. De l’autre côté de l’écran, au verso, est projeté un second film réalisé en 2017 par Robert Milin, montrant une autre réalité. « J’étais jeune. J’avais quatorze ans. J’étais berger[2] » est le fruit de nombreuses heures passées au café social d’un foyer d’accueil de Nanterre[3] où vivent anciens immigrés et jeunes migrants. Sons, images, témoignages, esquissent des fragments de vies rythmées par la lecture des nombreux règlements administratifs qui les contraignent, tandis que des chants et des photographies, autant de souvenirs d’avant l’exil des résidents du foyer, évoquent l’importance des lieux de vie quotidienne, espaces d’interaction humaine qui construisent les individus autant qu’ils les transforment. L’œuvre vidéo ouvre une fenêtre sur le travail protéiforme de l’artiste et permet d’aborder d’une autre manière le rapport intime que nous entretenons avec notre environnement.

Exposition Les 20 ans du Jardin aux habitant·es, saison « Réclamer la terre », Palais de Tokyo (15.04.2022 – 04.09.2022). © Photo : Aurélien Mole

Une sculpture sociale

La rue de la Manutention commence au pied de l’escalier monumental qui descend de l’avenue du Président-Wilson où se trouve l’entrée principale du Palais de Tokyo, et se dirige vers la Seine. Le quartier, ostentatoirement riche, n’est pas des plus accueillant comme le constate Robert Milin dans ses notes : « À la différence d’autres quartiers de Paris, il semble y avoir peu de relations entre les gens. Ici, l’hiver, le vent s’engouffre dans les larges avenues. Les quelques rares brasseries ferment tôt le soir et n’ouvrent pas le dimanche. Tout est terriblement onéreux, même le marché du samedi matin, avenue du Président-Wilson, seule animation à apporter un peu de vie, à permettre les rencontres entre habitants, ou avec les marchands forains[4] ». Pour l'artiste, l’art permet à des rencontres d’avoir lieu. Sa pratique est fondée sur une conception de l’espace pensée comme une relation puissante entre un milieu et les individus qui l’habitent, le traversent, le visitent. Ses œuvres s’inscrivent dans un processus collaboratif qui se construit dans la durée et dans la relation sociale.

Vue du jardin en chantier en 2002 Robert Milin, Jardin aux habitant·es, 2002 © Courtesy de l’artiste Crédit photo : Robert Milin

À la manière d’un anthropologue, il partage la vie des groupes avec lesquels il choisit de travailler, s’immerge dans leur quotidien, règle son temps sur le leur. Ce n’est qu’ensuite qu’il va développer avec eux un projet artistique en déterminant ses modes de fonctionnements. « Je ne recherche pas un médium d’élection. Je ne cherche pas non plus une esthétique populaire car je ne veux rien idéaliser à cet égard. Je mets en forme mes projets selon les situations d’interrelation de personnes à un milieu. La forme résulte des situations rencontrées[5] ». L’art de Robert Milin repose sur un procédé général : la participation active et collective. « Pour moi, réaliser une œuvre dans l'espace public c'est surtout ne pas déposer un objet qui serait conçu dans la solitude de l'atelier. Le volume de l'œuvre doit dépasser l'idée d'objet et son espace d'apparition doit être un espace élargi » écrit-il dans la note d'intention du projet. Avec le « jardin des habitants », il s’agissait de renvoyer l’ordinaire du jardin dans un lieu, le Palais de Tokyo, qui l’est moins. Ces jardins potagers prennent pour modèle les jardins ouvriers ou familiaux[6].

Le projet a également transformé la vie sociale de l’un des quartiers les plus huppé de la capitale. « J’ai proposé de faire en sorte que cet espace devienne un territoire presque ‘gratuit’, c’est-à-dire non déterminé par des seules considérations d’argent et de distinction sociale[7] » précise l’artiste. Le jardin, ouvert sur son environnement direct, incite à l’échange, favorise la discussion, provoque la rencontre, crée du lien dans une rue où les habitants ne se connaissaient pas auparavant. Enfin, il participe au maintien de la biodiversité en milieu urbain et devient ainsi un outil de sensibilisation.

Hao au jardin 2005 Robert Milin, Jardin aux habitant·es, Hao au jardin, 2005 © Courtesy de l’artiste Crédit photo : Robert Milin

Au départ pourtant, le projet est plutôt mal perçu par un monde de l’art dans le fond assez conservateur. On évoque sa démagogie. On lui reproche de vouloir « faire ouvrier » dans un quartier chic. Dans un entretien avec l’artiste, Stephen Wright et Jérôme Sans questionnent « les normes et les attentes d’une certaine esthétique populaire[8] » qu’ils décèlent dans le caractère dit « ouvrier[9] » du jardin mais aussi dans la disparité avec le centre d’art. Pour Robert Milin, sa proposition est une exploration des « possibilités plastiques et sociales » d’un contexte donné. « En réalité il y a certes un ouvrier dans ce jardin mais aussi une architecte, un moniteur de yoga, un énarque, une principale de collège, une retraitée, une esthéticienne, un restaurateur et bien d'autres personnes[10] » précise-t-il. « Robert Milin, dépourvu de tout apriori sur le monde dit ‘social’, nous débarrasse des nôtres[11] » écrivait récemment Bertrand Charles.

Il est également assez mal perçu par les habitants du quartier qui souhaitaient plutôt un parc pour que jouent leurs enfants. Robert Milin évoque ce qui nourrit sa démarche : « De Fluxus j’ai retiré cette idée qu'il était possible de sortir de la peinture. (...) Par l’idée d'environnement, d’un art plus synthétique, incluant des performances, des processus, des expériences vécues, Kaprow a pensé que de nouvelles formes pouvaient intervenir en dehors du cadre contemplatif du musée. Je crois moi aussi qu’il y a un certain conservatisme à rester dans la contemplation des objets[12] ». Il poursuit l’idée de sculpture sociale développée par Joseph Beuys[13] et, force est de constater que vingt ans après, les personnes, du moins celles qui les cultivent, ont toujours leur parcelle. L’artiste s’inscrit dans une vision quotidienne de l’action artistique.

Robert Milin, Jardin aux habitant·es, Maurice au jardin, 2019 © Courtesy de l’artiste Crédit photo : Robert Milin

Poétique de l’ordinaire 

S’il se définit lui-même comme un artiste impliqué plutôt qu’engagé, Robert Milin n’en développe pas moins un art politique au sens grec du terme, un art qui participe à l’organisation de la vie de la cité. Sans doute parce qu’il se situe à la croisée de plusieurs disciplines, son travail, comme celui de l’artiste franco-turque Nil Yalter avant lui, a longtemps été positionné à la périphérie du monde de l’art contemporain. D'ailleurs, la place dévolue à la présente exposition en témoigne encore : tout au bout du parcours relativement dense de la saison « Réclamer la terre » qui commence avec l’exposition collective éponyme censée provoquer une « prise de conscience » et illustrant si bien les contradictions du monde de l’art contemporain face à l’écologie, pour se clôturer donc avec les vingt ans du « jardin des habitants », si bien que les visiteurs la traversent sans vraiment la voir. Milin ne se sent pas si éloigné que ça de l’art contemporain. Il rappelle qu’il n’est pas le seul, que d’autres que lui ont investi l’espace urbain avec une esthétique participative, citant pour exemple Gordon Matta-Clark. « Ma singularité est certainement à trouver dans l'insistance que je mets à m'intéresser aux pratiques des gens dans l'espace comme dans le paysage et particulièrement à celle des personnes que l'on peut rencontrer les uns et les autres dans la vie ordinaire[14] ». À partir de ces pratiques anodines quand elles s’inscrivent dans la vie quotidienne, l’artiste compose une poétique sensible de l’ordinaire.

Exposition Les 20 ans du Jardin aux habitant·es, saison « Réclamer la terre », Palais de Tokyo (15.04.2022 – 04.09.2022). © Photo : Aurélien Mole

Robert Milin fait des interactions sociales les matières premières de ses œuvres, éphémères ou pérennes, urbaines ou rurales. Celles-ci prennent place dans la réalité des personnes avec qui il collabore, comme c’est le cas du « jardin aux habitants ». En s’engageant volontairement à faire vivre leur jardin, ils l’inscrivent dans leur vie de tous les jours, faisant de l’œuvre d’art, non plus un objet figé et décontextualisé, mais un élément connecté au quotidien, en lien avec les pratiques journalières qui le façonnent, et qui, d’insignifiantes deviennent, sous le filtre révélateur de Milin, créatrices. L’artiste tente de décloisonner l'art et la vie en inscrivant le premier dans la réalité de la seconde. Il donne aux gens la possibilité de se rencontrer. Son art infuse de l’ordinaire dans la création contemporaine, et inversement, de la poésie dans le quotidien : un art véritablement vivant.

Exposition Les 20 ans du Jardin aux habitant·es, saison « Réclamer la terre », Palais de Tokyo (15.04.2022 – 04.09.2022). © Photo : Aurélien Mole

« En vingt ans, l’autonomie non revendicatrice du jardin de la rue de la Manutention lui aura valu de disparaitre ponctuellement des radars de l’art contemporain[15] » analyse Adélaïde Blanc, la commissaire de l’exposition. « Parfois un peu oublié par le centre d’art et par les équipes qui s’y sont succédées, l’œuvre des jardinier.es et de Robert Milin s’affirme davantage dans un rythme qui lui est propre et à travers d’interactions qui ne sont pas uniquement fondées sur l’art » conclut-elle. Pourtant, la parcelle a été, en vingt ans, convoitée à plusieurs reprises par l’institution elle-même. Le soudain engouement que suscite désormais la défense de la nature dans le milieu de l’art contemporain semble avoir mis à l’abri le « jardin des habitants ». Incompris par le milieu de l’art contemporain il y a vingt ans, Robert Milin recueille aujourd’hui un peu plus d'attention, notamment de la part de la nouvelle génération. Pour autant, alors que l’exposition se termine le 4 septembre, elle est fermée pour travaux du 25 juillet au 16 août. « Cet été, le Palais de Tokyo se transforme pour mieux vous accueillir » apprend-on sur le site de l’institution qui prend soin de préciser que « l’exposition Réclamer la terre (fermé du 8 au 16 août), la librairie et les restaurants restent accessibles ». Robert Milin n’a pas besoin de réclamer la terre. En créant du commun, du paysage, il la tient en partage.

Maurice à la poule, Robert Milin, Jardin aux habitant·es, Maurice au jardin, 2019 © Courtesy de l’artiste Crédit photo : Robert Milin

[1] À l’article 2, il est stipulé que « cette association inclut trois éléments : l’intention d’un auteur, la collaboration de personnes, un lieu. L’ensemble constitue une œuvre se déroulant dans le temps et dans l’espace ». Tandis que l’article suivant les nomme : « l’auteur est Robert Milin, artiste. Les personnes sont celles qui cultivent les parcelles de terre qui leur ont été attribuées par l’auteur. Le lieu est un espace de 800 m2, sis 2 rue de la Manutention à Paris, 16èmearrondissement, le long du Palais de Tokyo ».

[2] Le film vidéo a été adapté en création radiophonique sous le titre de « Jafer ».

[3] Invité en résidence par la ville de Nanterre, Robert Milin tisse pendant plusieurs années des liens avec les habitants et les personnes qui y travaillent. « J’étais jeune. J’avais quatorze ans. J’étais berger » est né de ces rencontres.

[4] Extrait de « Jardin aux habitants », Œuvres 2000-2009, http://milinrobert.blogspot.com/p/oeuvres-2000-2009.html consulté le 9 août 2022.

[5] Delphine Suchecki, Entretien de Robert Milin, Avril 2009

[6] Il faut distinguer le jardin ouvrier ou familial du jardin partagé ou communautaire avec qui on le confond souvent. Il faut dire qu’ils ont beaucoup en commun. S’ils permettent l’un et l’autre à des citadins d’accéder à un espace vert qu’ils ne possèdent pas, une seule famille entretient le premier tandis le second est cultivé par un groupe de personnes.

[7] Extrait de « Jardin aux habitants », op. cit.

[8] Entretien de Robert Milin avec Jérôme Sans et Stephen Wright, Robert Milin, joca seria, Nantes et Palais de Tokyo, 2004.

[9] Cf. note 6.

[10] Delphine Suchecki, op.cit.

[11] Bertrand Charles, « Robert Milin. L’éloquence du simple », Robert Milin, catalogue de l’exposition Il y avait un gardien dans l'immeuble, on l’appelait Panda,à a galerie Fernand Léger d’Ivry-sur-Seine du 12 avril au 29 juin 2019.

[12] Entretien de Robert Milin avec Jérôme Sans et Stephen Wright, op. cit.

[13] Expression désignant un concept élargi de l’art, inventée par l’artiste conceptuel allemand Joseph Beuys (1921-1986) pour révéler le potentiel de la création artistique à transformer la société.

[14] Entretien de Robert Milin avec Jérôme Sans et Stephen Wright, op. cit.

[15] Adélaïde Blanc, « Le jardin aux habitant.es vingt ans d’un processus vivant, collectif et artistique », Palais, 33, 2022, pp. 22-31.

« Les vingt ans du jardin aux habitant.es par Robert Milin », Commissariat d'Adélaïde Blanc. Avec Olivier Alix, Valerie Ayestaray et Pean-Pierre Collard, Mónica Ballivián, Corinne Bechet et Didier Lalande, Carole Blouet, Yann et Marie Collignon, Mireille Coquille, Sophie Coste, Sally Davies, Béatrice Dubrule, Aaron Janofsky, Maurice Manguin, Luc Ruiz Valette, Marie-Christine Spyropoulos.

Samedi 3 septembre : Banquet du Jardin des habitant.es, de 12h à 18h.

Du 15 avril au 4 septembre 2022.

Palais de Tokyo
13, avenue du Président-Wilson
75 116 Paris

Vue du jardin en 2019 Robert Milin, Jardin aux habitant·es, 2019 © Courtesy de l’artiste Crédit photo : Robert Milin

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