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Billet de blog 18 mai 2020

Hybrider l'humain. Le corps motif de Christina Ramberg

Le Frac Lorraine expose un corpus inédit en France d'œuvres de Christina Ramberg, qui entre en dialogue avec des pièces d'artistes issus de générations et d'univers différents. « The making of Husbands » interroge les principes qui sous-tendent l'interdépendance entre corps et environment et révèle l'étonnante contemporanéité de l'artiste américaine.

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Christina Ramberg, Glimpsed, 1975, Elmhurst College of Art Collection; O.H.B., 1976, Collection Karin Tappendorf; Tight Hipped, 1974, Madison Museum of Contemporary Art, Collection Bill McClain du Chicago Imagists © The Estate of Christina Ramberg

Avec « The making of Husbands », le Frac Lorraine à Metz propose de faire un pas de côté, voir d'autres formes artistiques. Coproduite par le KW Institute for Contemporary Art de Berlin et le BALTIC Center for Contemporary Art, situé à Gateshead (Grande-Bretagne), l'exposition constitue la première présentation significative de l'œuvre de l'artiste américaine Christina Ramberg (1946 - 1995), sans nul doute la peintre la plus remarquable du groupe des Chicago Imagists. Cependant, il s'agit moins ici d'une rétrospective que d'une mise en dialogue avec les créations d'artistes issus de différents univers et générations, aux plastiques artistiques singulières, l'exposition décloisonnant les scènes artistiques. Son titre fait référence au documentaire de la BBC qui revient sur le tournage en 1970 du film « Husbands » de John Cassavetes, montrant, dans une subtile mise en abime, que l'intérêt du réalisateur pour le jeu improvisé, censé apporter le naturel documentaire au film, est en fait mis en scène,  confortant les rôles stéréotypés de genre - ici les figures des maris -, constructions qui ont occupé Ramberg tout au long de sa carrière. A la fois personnelle et collective, l'exposition s'envisage comme une conversation entre les oeuvres de Christina Ramberg et celles d'autres plasticiens. Artiste et éducatrice, elle fut très active dans la communauté artistique de Chicago à partir des années soixante jusqu’à sa mort en 1995. Dans les années soixante-dix, elle travaille pour des magazines pour gagner sa vie. Intéressée par tout ce qui concerne le corps, elle transforme celui des femmes en goût des hommes, en fait un corps métaphorique selon la convention de l'époque. L'espace d'exposition n'est jamais neutre. Le bâtiment devient lui même un corps : un corset stylisé.

Christina Ramberg, Probed Cinch, 1971 Courtesy collection privée, New York. Vue de l’exposition The Making of Husbands: Christina Ramberg in Dialogue, KW Institute for Contemporary Art, Berlin, 2019. © Photo: Frank Sperling

Les Chicago Imagists[1] forment un groupe informel d'artistes associés à la School of the Art Institute de Chicago qui ont exposé au Hyde Park Art Center entre 1968 et 1971, réagissant à l'abstraction américaine par la culture populaire : le Folk art. L’influence du grotesque, du surréalisme et l’absence totale de participation aux tendances du monde de l'art new-yorkais définissent leur travail, caractérise leurs œuvres à propos desquelles la rédactrice en chef du Chicago Magazine, Christine Newman, a déclaré: « Même avec les Beatles et la guerre du Vietnam à l'avant-garde, les artistes ont fait leur propre chemin, marquant leur temps, leur place et leur travail comme un événement inoubliable dans l'histoire de l'art[2]». Les Imagistes comptaient une proportion inhabituellement élevée de femmes artistes. Il existe trois groupes distincts qui, en dehors de Chicago, sont regroupés sans distinction en tant qu'Imagistes : The Monster Roster, The Hairy Who et The Chicago Imagists. La galeriste de Chicago, Karen Lennox, définit ainsi la différence entre les Chicago Imagists et le Pop Art : « The Hairy Who a trouvé le surréalisme, l'Art Brut et les bandes dessinées. Le pop art provient du monde de la publicité commerciale et de l'illustration populaire. L'un était très personnel, l'autre anti-personnel[3] ».

La construction du corps dans tous ses aspects. 

Konrad Klapheck, "Der mann in der Frau" ("L'homme dans la femme"), lithographie quatre couleurs, 1986, édition de 100, 60 x 45 cm © Photo : Dejan Saric

Afin de pénétrer dans l'exposition, le visiteur doit actionner l'ouverture de barrières de sécurité enfant qui en clôturent les premières salles. L'installation « Gates » (2019) de Ghislaine Leung (née en 1980 à Stockholm, vit et travaille entre Londres et Bruxelles) procède à une modification de l'infrastructure de l'institution messine dont la portée, de prime abord anodine, rejoint la pensée de Christina Ramberg selon laquelle les stéréotypes de genre sont renforcés par leur inscription dans leur environnement quotidien. L'introduction de ce mobilier domestique engendre une démocratisation qui remet en question les attentes comportementales considérées comme conformes à un lieu d'art, particulièrement l'interdiction absolue de toucher les oeuvres. Gaylen Gerber (née en 1955 aux Etats-Unis) recouvre les murs de l’exposition de fonds gris utilisés en photographie. « Backdrop » s’attache à mettre en avant les œuvres exposées et leur présentation elle même, tout en révélant la structure de base de l’institution. Dans les peintures les plus anciennes de Christina Ramberg, il est question de séduction contrainte, de ce qui doit être conforme, ici dans un moment privé. Le focus sur le torse, l'absence de visage, autorise une désindividualisation de la figure, lui donne un aspect un peu SM. Le style de Ramberg vient de la bande dessinée et de la façon dont elle standardise les expressions. C'est un corps objet que l'on peut sculpter, reformer. La peinture « Probed Cinch » (1971) est mise en regard avec une lithographie de Konrad Klapheck, « Der Mann in der Frau » (« L'homme dans la femme ») (1986) représentant une machine à écrire. Le regard sexualisé que porte l'artiste allemand sur les objets rappelle la tension des corps chez Ramberg. Il interprète le drame domestique dans les objets qu'il genre. Christina Ramberg montre des intérêts divers pour la peinture renaissance, dans la répétition du motif, mais aussi pour les patrons de vêtements. Dessins et peintures s'articulent à travers des motifs qui se répondent. Juste à côté, les œuvres de Richard Rezac accusent des formes très simples, géométriques, des reliefs, des éléments leurres où le bois de merisier se confond avec du plastique. La tension de la ligne est similaire à celle que l'on retrouve dans le travail de Christina Ramberg. Les dessins affirment une façon de penser le corps, de le porter. L'organisation de l'architecture même, par répétition, devient une forme à part entière. La modulation géométrique et le concept de fusion de deux objets sont des notions récurrentes, s'inscrivant par conséquent, au coeur des préoccupations des Chicago Imagists. Les objets hybrides de Christina Ramberg accusent des formes de plus en plus organiques. Ses dessins s'entendent comme des notes qu'elle s'adresse à elle-même. De l'interaction entre objet et corps née une tension du désir.

Richard Rezac, Untitled (12-08), 2012, bois de cerisier peint et aluminum, 69.9 × 52.1 × 14 cm, Vue de l'exposition personnelle "Circum", Galerie Isabella Bortolozzi, Berlin, 2015 © The Estate of Christina Ramberg. Photo: Nick Ash
Sara Deraedt Dyson 2017 Impression laser 43;18 x 31,12 cm En cours d'acquisition par le Frac Lorraine. © Courtesy Essex Street New York

A la sérialité des corps : les cheveux, les bas en deviennent des parties, répond leur positivité lorsque Christina Ramberg joue avec les formes. Il y a chez elle une fascination pour les vitrines des magasins et ce qu'elles influent sur les individus. La vitrine est envisagée comme le théâtre de la consommation. L'invisibilité de cette paroi de verre en permet l'effacement et conduit le regard du passant à se focaliser sur l'objet dont elle est l'écrin. A proximité immédiate, il demeure pourtant inaccessible. La cloison transparente est également une barrière indétectable qui crée une mise à distance du produit, contradictoire avec son apparente immédiateté, transformant alors l'envie en besoin, l'accessoire en nécessité. Comment créer le désir sur un objet du quotidien ? Avec sa série des aspirateurs, Sara Deraedt (née en 1984 à Asse en Belgique, vit et travaille à Bruxelles) s'inscrit dans le prolongement des recherches de Christina Ramberg. Elle photographie durant cinq ans des aspirateurs exposés dans les vitrines de magasins situés de différentes ville du monde, la nuit. Cette temporalité permet de renverser l'effet délibérément recherché de désir de consommation. Pauvrement éclairé par la seule lueur nocturne de la rue, dans une présentation désormais quelconque, l'appareil est ramené à un statut domestique et genré conforme à celui que nous connaissons. Ana Pellicer (née en 1946 au Mexique) réalise, entre 1978 et 1986, une série de bijoux en cuivre démesurés destinés à habiller la Statue de la Liberté à l'occasion de son centenaire. "Anillo liliputense", bague géante, qui fut confectionnée, comme l'ensemble de la parure, dans une fabrique au Mexique, adopte les formes locales. 

Les infrastructures comme identités

Senga Nengudi, A.C.Q. I, 2016–17 Courtesy l’artiste ; Sprüth Magers, Berlin, Londres, Los Angeles ; Lévy Gorvy, New York, Londres, Hong Kong et Thomas Erben Gallery, New York. The Making of Husbands: Christina Ramberg in Dialogue, KW Institute for Contemporary Art, Berlin, 2019 © Photo : Frank Sperling

Senga Nengudi (née en 1943 à Chicago) appartient à la même génération que Christina Ramberg. Elle développe un travail de sculptures et d'installations à partir d'objets dont la seule fonction est d'être en contact avec le corps féminin, qu'elle combine à des performances. Elle utilise des collants comme métaphore de la personnalité féminine[4] qui se veut résiliente, élastique, capable de s'étirer et de se remettre en forme. Leur couleur chair identifie les aspects fondamentaux d'une identité spécifique à travers son sexe, sa couleur de peau, sa sexualité. « A.C.Q (I) », œuvre cinétique convoquant des collants de nylon, du sable, des pièces détachées de réfrigérateur et de climatiseur, un ventilateur, recompose les fonctions vitales essentielles qui donnent naissance à un souffle, une respiration. Si les deux artistes travaillent et vivent à Chicago au même moment, aucun élément ne vient indiquer qu'elles se connaissaient. Elles ont pourtant en commun cette manière de donner à voir la façon dont le corps féminin est étiré, déformé à l'extrême, réminiscences de l’expérience de la grossesse et de l’accouchement. 

 Corps structures

Christina Ramberg, sans titre, 1971 Courtesy Corbett vs. Dempsey, Chicago et David Nolan Gallery, New York. Vue de l’exposition The Making of Husbands: Christina Ramberg in Dialogue, KW Institute for Contemporary Art, Berlin, 2019. © Photo: Frank Sperling

Christina Ramberg mène un travail sur le quilt qu'elle réalise elle-même et que l'on retrouve dans ses peintures de corps. Ceux-ci, plus accidentés que les autres, rendent ostentatoirement visible la cage thoracique. Les œuvres de l’artiste se complexifient de plus en plus. Le corps est pensé comme un assemblage. Ramberg construit ici une réflexion sur le biologique, ce qui est une manière de réhabiliter son propre corps. Comment sommes-nous construits, intérieurement et extérieurement ? La frontière à tendance à s’effacer entre les vêtements, les cheveux et le corps. Ce dernier est plus malléable qu'on ne le pense. Quatre moniteurs diffusent de manière légèrement décalée « The spark between L and D », vidéo de l'artiste américaine Kathleen White (1960 - 2014) réalisée en 1988, qui questionne le positionnement des femmes face au sida. L'artiste y apparait vêtue d'une blouse d'infirmière décorée des drapeaux de tous les pays. Elle se saisit du rouleau de sparadrap, se bande le corps, la bouche, restreignant sa voix. Le corps à panser devient une contrainte, métaphore de la gestion désastreuse de la crise du VIH, constat d'échec d'un système qui ne peut prendre en charge une épidémie et qui se répète cruellement aujourd’hui dans la crise du conronavirus. Un système dysfonctionnel qui se reflète ici sur le corps. Ces couches qui enveloppent le corps, le protègent et le contraignent en même temps, sont aussi des objets de consommation : une perruque et un soutien-gorge sont accrochés sur le mur, tels des trophées, des reliques. 

Kathleen White, The Spark between L and D, 1988 © Courtesy Nachlass , The Estate of Kathleen White et Martos Gallery, New York

Où finit l’humain? Où commence  la machine? Cette question de l’hybridation est au cœur de « …And yet we are becoming » (2019)[5] de l’artiste mexicaine Freida Toranzo Jaeger (née en 1988 à Mexico City, vit et travaille à Berlin) qui reconsidère la sexualisation de la voiture, archétype de la machine masculine, en considérant l’intérieur des véhicules électriques contemporains comme des espaces intimes, privés, silencieux, féminins. Dans ce futur proche, la vie est organisée de manière entièrement automatique par des machines s'adaptant toujours plus à nos besoins, annihilant peu à peu notre libre arbitre et notre autonomie d’individu. Les sculptures d’Alexandra Bircken (née en 1967 à Cologne, vit et travaille entre Berlin et Munich) s’intéressent à la fragilité des corps à travers les différentes épaisseurs qui le recouvre, en définissant sa relation au monde : la peau, le vêtement… Elle questionne la frontière entre intérieur et extérieur, comprise à la fois comme une membrane et une interface qui s’incarnent dans ses coques métalliques à l’aspect industriel.

Frieda Toranzo Jaeger, ... And yet we are becoming, 2019. “The Making of Husbands: Christina Ramberg in Dialogue” at at KW Institute for Contemporary Art, Berlin, 2019-2020 Courtesy: the artist and Galerie Barbara Weiss, Berlin. © Photo : Frank Sperling
Alexandra Bircken, Löwenmaul, 2017, Soutien-gorge, cheveux humains, bronze, 73 x 33 x 3 cm, © Courtesy de l'artiste, BQ, Berlin et Herald St, Londres

Christina Ramberg trace les signifiants figuratifs du corps et les manipule au bord de la lisibilité, poussant à l’extrême ce qu'un corps peut être. Sa compréhension de l’enveloppe charnelle est envisagée comme un cadre intime étroitement lié à son environnement, façonné par des corsets, des coiffures ainsi que des conventions comportementales qui convoquent une analyse de la conduite basée sur son approche, comme quelque chose construit par les structures qui déterminent extérieurement et intérieurement notre existence. Les œuvres des différents artistes présentées dans l'exposition reprennent son approche pour affiner notre compréhension des éléments qui nous entourent, qui impactent notre comportement, notre expression et notre langage corporel. Du désaveu des rôles de genre conventionnels à la critique des systèmes bénéficiant de définitions violentes et conflictuelles, l’exposition explore des décennies d’un travail consacré à la libération des corps des structures qui cherchent à les façonner, dans une perspective occidentale qui en constitue cependant la limite. En faisant le choix de mettre en dialogue le travail de Christina Ramberg plutôt que de le traiter dans une monographie historique isolée, l’exposition donne à voir, avec une certaine affliction, combien les interrogations sur le corps et la dynamique du pouvoir qu'elle a soulevées dans les années soixante-dix, sont encore des problématiques éminemment contemporaines. Elle traduit cette sensation de vertige face au constat de l’étendue qu’il reste encore à parcourir.

Alexandra Bircken, INXS, 2016 Courtesy l’artiste ; Danniel Rangel Collection et Herald St, London. © Photo : Andy Keate.

[1] L'historien de l'art Franz Schulze définie le terme dans son ouvrage de 1972 « Fantastic Images » qui propose une histoire de l'art de Chicago dans la seconde moitié du XXème siècle. Il y décrit les artistes qui ont émergé à Chicago juste après la Seconde Guerre Mondiale, parmi lesquels Nancy Spero ou Leon Golub. Le terme va ensuite dériver pour finalement n'être associé qu'au seul groupe d'artistes émergeant dans les années 1960 et exposant ensemble au Hyde Park Art Center : Roger Brown, Ed Paschke, Christina Ramberg, Phil Hanson, Barbara Rossi, Ed Flood, Sarah Canright, Ray Yoshida. Franz Schulze, Fantastic Images: Chicago Art Since 1945, Follett Publishing Company, 1972, 223 pp.

[2] Christine Newman, "When Jim Met Gladys", "Chicago" Magazine, Vol. 60 No. 2, February 2011, pp. 78-81.

[3] Christine Newman, "When Jim Met Gladys", "Chicago" Magazine, Vol. 60 No. 2, February 2011, p. 92.

[4] Kay Whitney, « Senga Nengudi », Sculpture A publication of the International Sculpture Center, Jersey City, (NJ), 1er novembre 2018, https://sculpturemagazine.art/senga-nengudi/ Consulté le 13 mai 2020.

[5] Léon Kruijswijk, « Frieda Toranzo Jaeger », The making of Husbands. Christina Ramberg in dialog, catalogue de l’exposition éponyme, KW Institute of Contemporary Art, Berin, 14 septembre 2019 – 5 janvier 2020 ; 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, Metz,  13 février – 10 mai 2020 ; BALTIC Centre for Contemporary Art, Gateshead (GB), 22 mai – 6 septembre 2020, Buchhandlung Walther König, Cologne, 2019, p. 131.

Ghislaine leung, Shrooms, 2016, veilleuses, adaptateurs, dimensions variables © Photo: Jason Mandella

« The Making of Husbands. Christina Ramberg en dialogue ». Exposition conçue en co-commissariat avec Anna Gritz, produite par le KW Institute for Contemporary Art, Berlin, en coopération avec le Frac Lorraine, Metz, et BALTIC, Centre for Contemporary Art, Gateshead (GB). Le catalogue de l'exposition rassemble des essais d’Anna Gritz, Larne Abse Gogarty et Judith Russi Kirshner, ainsi que des textes expérimentaux de Jen George et Dodie Bellamy. Walther Koenig, Cologne, 2020, 144 pp., 115 illustrations couleurs dont, pour la première fois, des planches de la collection de diapositives photographiques de Christina Ramberg.

Prolongation de l'exposition jusqu'au 5 juillet - Du mardi au samedi de 14h à 18h; Samedi et dimanche de 11h à 19h. 

49 NORD 6 EST FRAC LORRAINE
1 bis rue des Trinitaires
57 000 METZ 

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