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Billet de blog 6 nov. 2022

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Au loin, la guerre (steirischer herbst 2022)

À Graz, la cinquante-cinquième édition du streirischer herbst interrogeait l’omniprésence de la guerre aux portes de l’Europe occidentale et la capacité de celle-ci à la mettre à distance. Organisé autour d’une grande exposition revisitant les collections de la Neue Galerie, le festival proposait un programme qui, d’Harun Farocki à Boris Charmatz, dévoilait ce qu’on ne veut pas voir.

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Augustas Serapinas, Margit, Maya, and Vanessa (2022), Performance © photo: Clara Wildberger

L’attaque de l’Ukraine par la Russie n’est que la dernière d’une longue liste de conflits qui tonnent aux portes de l’Europe, suscitant à la fois une sincère compassion pour les populations touchées et une mise à distance d’évènements qui, en dépit de la crise énergétique actuelle, ne semblent plus possibles dans le périmètre occidental près de quatre-vingt ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les guerres se font ailleurs, la ligne de front demeure imperceptible. Pourtant, le conflit fait ressurgir des histoires refoulées. Des récits réduits au silence réapparaissent soudain. La dernière édition du streirischer herbst[1], le festival d’automne à Graz, qui s’est tenu du 22 septembre au 16 octobre, questionnait ces batailles que nous tenons à distance et leur signification dans un monde post-covid qui contribue encore plus à l’isolement. « La guerre continue nous a amenés à revisiter et à repenser d'autres guerres qui sont inscrites dans l’histoire de steirischer herbst[2] »explique Ekaterina Degot, aux manettes du festival depuis 2018[3]. La seconde Guerre mondiale et la Guerre froide en ont marqué les premières éditions. Les suivantes ont eu lieu pendant les guerres de Yougoslavie, à deux pas de Graz et de la Styrie. Intitulé « A war in the distance », le festival s’articule, une fois n’est pas coutume, autour d’une grande exposition collective au titre éponyme – visible jusqu’en février 2023 –, présentée à la Neue Galerie de Graz qui réouvrait son entrée historique le temps du vernissage. Elle fait le récit d’une histoire subjective des guerres et des conflits en confrontant des œuvres des XIXème et XXèmesiècles issues des collections du musée mais restées dans les réserves, trop figuratives ou narratives à l’heure où triomphait le modernisme – certaines sont présentées pour la première fois depuis longtemps, quelques-unes sont même inédites – avec des œuvres contemporaines qui, à l’image des peintures et aquarelles de l’artiste ukrainienne Kateryna Lysovenko, représentant les personnages d’une mythologie alternative, chimères mi-humaines mi-animales, ont été produites spécifiquement pour l’évènement, autant de commentaires artistiques aux œuvres historiques autorisant une relecture des collections par le prisme des guerres oubliées, des batailles refoulées, des tragédies cachées.

Kateryna Lysovenko, Untitled (2022), acrylic on canvas, 220 × 160 cm © courtesy of the artist

Une histoire subjective des guerres et des conflits

L’exposition met donc l’accent sur la peinture narrative et figurative des XIXème et XXème siècles, une peinture politique, provenant majoritairement d’Europe de l’Est. Les œuvres exposées ont été sélectionnées pour ce qu’elles révèlent, de façon consciente ou non, de leur époque et de la nôtre. Ainsi, « Taming » (1979) de l’artiste autrichien d’origine polonaise Krzysztof Glass (1944-2000), appartenant à un cycle plus large qui donne à voir des personnages en uniformes, policiers et militaires, des animaux grotesques, ou encore des conservateurs coiffés de chapeaux tyroliens, peut être lu comme une métaphore de l’Autriche d’après-guerre, lorsque le pays se pensait victime et non complice du nazisme.

Krzysztof Glass, Taming (1979), huile sur toile, 130 × 108 cm © courtesy of Neue Galerie Graz

Ce portrait sombre de l’Autriche passe par l’intime pour s’exprimer dans les portraits esseulés et tristes d’Alois Krenn (1952-2021). Tandis que dans « les naufragés » (1920) d’Eugen von Ransonnet-Villez (1836-1926), la chute de l’empire austro-hongrois est représentée sous la forme allégorique d’un naufrage dont la composition reprend celle du fameux « Radeau de la Méduse » peint par Géricault un siècle plus tôt. Dans cette région du sud-est de l’Autriche, la Neue Galerie fait figure d’institution pionnière portant son intérêt sur cette région dès les années soixante, bien qu’elle soit aussi marquée par les préjugés vis-à-vis des anciens domaines des Habsbourg.

A War in the Distance, Neue Galerie Graz, installation view, Alois Krenn & Franz Yang Mocnik © photo: Mathias Völzke

L’exposition n’est pas limitée à la représentation des conflits armés mais aborde également d’autres espaces refoulés de violence et de lutte. Le commissariat nourrit une réflexion sur un monde de plus en plus polarisé, marqué par le démantèlement des grands empires et la colonisation, sur fond de montée de la lutte des classes. Ainsi, l'ensemble de quatre copies peintes d’après photographies d’œuvres du peintre hollandais du XVIIéme siècle Jan Weenix (v. 1640-1719) qui présentent le motif d'un vautour royal, est commandé à Yaohui Zhu et son équipe au Yunxi Art Studio à Dafen, en Chine, par l'artiste néerlandais Willem de Rooij et compose l’installation « King Vulture ». Le charognard a été importé en Europe des territoires occupés dans les colonies néerlandaises du nord du Brésil et du Suriname. Il accuse, dans les toiles de Weenix, un rendu exotique, flottant dans des paysages fictifs et entouré d’animaux importés, ainsi que d’autres typiques des Pays-Bas. Dans ses peintures, réalité et fiction s’opposent, de même que local et exotisme, pour mieux illustrer les pratiques morales, politiques et artistiques de la Hollande. La jeune république était aussi une puissance coloniale. En superposant l’atelier historique néerlandais et celui contemporain de Dafen et en exposant différents types de techniques de reproduction, De Rooij questionne l'éthique contemporaine autour de la politique de propriété et de prêt dans le domaine des collections publiques.

Willem de Rooij, King Vulture, 2022, 4 paintings by Yaohui Zhu and team for Yunxi Art Studio, Dafen, oil on canvas © photo: Mathias Völzke

 Les collections de la Neue Galerie regorgent d’œuvres faisant étonnamment écho à ces guerres lointaines, ces conflits tenus à distance, à la fois si proches et si lointains. Elles montrent une Europe qui semble éternellement divisée entre l’Est et l’Ouest, dans laquelle les guerres et leurs conséquences s’inscrivent sans cesse dans le tissu de la vie quotidienne. Divisée en chapitres, l’exposition se focalise sur les usages politiques de la peinture avec pour trame de fond une sensation de danger qui va crescendo et qui est liée ici aux conflits larvés et ouverts de l’histoire de l’Autriche : des dommages historiques de la perte de l’Empire à la longue histoire du colonialisme et de l’exotisme en Europe centrale et orientale ainsi qu’à d’autres combats, d’autres luttes, explicités dans les œuvres exposées.

Jannik Franzen, Casting Bodies (2018), HD video, sound, 9′30″, still © courtesy of the artist

Parmi les œuvres contemporaines, le film « Casting bodies » (2018) de l’artiste allemand installé à Vienne Jannick Franzen raconte l'histoire de la façon dont l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, célèbre pour ses collections de près de mille moulages en plâtre de sculptures gréco-romaines et de la Renaissance, est devenue le site d'étranges études anthropologiques réalisées sur les prisonniers de la Première Guerre mondiale par Rudolf Pöch, qui fut le premier professeur d'anthropologie à l'Université de Vienne. Pöch a réalisé des moulages de têtes de prisonniers qui ont ensuite été reproduits, retravaillés artistiquement et utilisés comme matériel éducatif dans des expositions de propagande. Le film fait la démonstration redoutable de la manière dont les pratiques et l’idéal esthétique de l'art pourraient servir des agendas racistes en tirant profit des malheurs de la guerre.

Verena Dengler, Amadeus Mossad and the Problems of Our Time, Cabaret © photo: Silvia Hödl

Au Forum Stadtpark, le festival réinventait le cabaret politique en investissant le sous-sol entièrement rénové. Le herbst Cabaret (Cabaret d’automne) a accueilli trois spectacles incisifs parmi lesquels une soirée expérimentale répondant au titre « Amadeus Mossad und die Probleme unserer Zeit[4] » dans laquelle l’artiste autrichienne à l’humour provocateur Verena Dengler engageait la discussion à partir de questions telles que « le franc-maçon Wolfgang Amadeus Mozart peut-il nous donner une perspective autrichienne particulière et apporter des réponses au sujet des théories du complot ? »

Harun Farocki against War, exhibition, Forum Stadtpark © photo: Clara Wildberger

 Il a également eu la très bonne idée de convoquer, au rez-de-chaussée du bâtiment, l’œuvre du cinéaste allemand Harun Farocki (1944-2014) qui, à partir de la fin des années soixante, analyse le pouvoir des images dans la société de consommation pour en exploiter le potentiel critique. Il était un farouche opposant à la guerre sous toutes ses formes, au point d’en faire un thème récurrent de ses films. De la guerre du Vietnam à la révolution iranienne en passant par les deux guerres du Golfe et celles des Balkans, Farocki a cherché à élaborer un langage dans le but de contrecarrer la politique de la peur engendrée par la façon dont sont montrées les images de guerre à la télévision. Ses œuvres contre les guerres du XXème siècle ont ceci en commun qu’elles sont observées de loin. Parmi celles qui étaient présentées ici, la plupart avaient été rarement montrées. Les photographies d’Armin Linke de la bibliothèque de Farocki et ses nombreux titres analysant la dynamique de la guerre et du capital, viennent compléter la proposition curatoriale.

Harun Farocki against War, exhibition, Forum Stadtpark © photo: Clara Wildberger

 La musique est politique

Raed Yassin, The Theatricality of a Postponed Death (2022), performance © photo: Clara Wildberger

L’ouverture du festival a pris la forme d’un cortège funèbre avec fanfare orchestré dans les rues de Graz par l’artiste et musicien libanais Raed Yassin. S’ébranlant à partir de l’emblématique Hauptplaz, « The Theatricality of a Postponed Death » revisite une déambulation théâtrale de marionnettes réalisée à Beyrouth dans les années quatre-vingt, en pleine guerre civile, pour protester contre les désastres engendrés par le conflit, allant jusqu’à remettre en cause les restrictions du théâtre lui-même. L’une des grandes marionnettes représentait Shoushou, un comédien très connu ayant dû fermer son théâtre. Il meurt quelques mois avant que n’éclatent les combats. « D'une certaine manière, sa vie et sa personne représentaient l'unité d'un pays aujourd'hui détruit et l'échec de l'artiste qui ne peut surmonter l'immense chaos qu'engendre la guerre » analyse Ekaterina Degot sur le site du festival. La marche était suivie un peu plus tard dans la soirée par la première de « Rapsody in Yellow » de l’artiste singapourien installé à Berlin Ming Wong. Cette remarquable performance pour deux pianos retrace l’étonnante histoire de la diplomatie sino-américaine qui passe notamment par le pingpong, prétexte à explorer le rôle de la musique classique européenne, du modernisme et de la création des mythes aux États-Unis et en Chine au cours du XXème siècle. Un duo de discorde et d’harmonie qui raconte l’évolution de l’équilibre des pouvoirs entre les deux puissances et révèle que la musique est assurément politique.

Ming Wong, Rhapsody in Yellow: A Lecture-Performance with Two Pianos (2022), performance © photo: Mathias Völzke

Le week-end d’ouverture a également vu la première de « Noli me Tangere » du danseur et chorégraphe français Boris Charmatz. Le titre latin signifie « ne me touche pas » ou « ne touche pas ce qui ne doit pas être touché ». Ces paroles prononcées par le Christ à l’adresse de Marie-Madeleine après sa résurrection peuvent désormais s’appliquer à tous depuis le début de la pandémie planétaire de coronavirus. Le nouveau directeur du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch entre en dialogue avec l’architecture néo-gothique de l’église du Sacré-Cœur et imagine une performance qui traite de la notion d’ekklesia, désignant l’assemblée du peuplecitoyen dans de nombreuses polis antiques, notamment dans la cité d’Athènes. Avec cette expérience chorégraphique pour dix danseurs, Charmatz s’empare de l’espace physique de l’église et met les corps en contact pour mieux interroger ce que serait une assemblée humaine aujourd’hui. Le mouvement rapide se met au diapason des principes de répétition et de vibration des pièces d’orgue et des cloches.

Boris Charmatz [terrain], ​Noli me tangere: A Happening for Herz-Jesu (2022), performance © photo: Johanna Lamprecht

En partie transformé en musée d’art classique cette année, le festival, fort de quarante-trois mille spectateurs[5], a été un véritable succès public. de quoi satisfaire son emblématique directrice Ekaterina Degot. Durant trois semaines et demi, le public a pu découvrir deux-cent-soixante-dix événements. Une très forte présence hors-la-ville, en Styrie, de la vallée de Mürz à Bad Radkersburg à la vallée de Pöls à Hartberg, caractérisait cette édition. Le festival à la portée internationale reste très attaché à son ancrage local. S’il s’est achevé le 16 octobre dernier, l’exposition « A war in the distance » à la Neue Galerie est visible jusqu’en février 2023, modifiant quelque peu sa temporalité habituelle comme en témoigne le programme de performances concocté par l’équipe du festival qui rythmera le mois de décembre jusqu’aux fêtes de fin d’année. Autant de propositions venant alimenter la réflexion engagée sur les conflits à la fois si loin et si proches. Rendez-vous est pris le 21 septembre 2023 pour l’ouverture officielle de la cinquante-sixième édition du streirischer herbst.

Opening steirischer herbst ’22, Hauptplatz, Graz, Raed Yassin, The Theatricality of a Postponed Death (2022), performance © photo: Clara Wildberger

[1] Plus ancien festival d’Europe en matière de création artistique, le festival d’automne de Graz a été fondé en 1968 par le politicien et homme de culture Hans Koren. Sa grande spécificité et sa grande force est la mise en réseau des différents domaines artistiques, en plus de son image de festival producteur.

[2] Citation extraite du communiqué de presse.

[3] Le 17 mars dernier, l’historienne de l’art russe a été reconduite à l’unanimité à la direction générale du streirischer herbst jusqu’en 2027.

[4] « Amadeus Mossad et les problèmes de son temps »

[5] Ce chiffre et les suivants ont été publiés, notamment, dans Antonia Uterholzer, « Der steirische herbst 2022 ging erfolgreich zu Ende », meinbezirk.at, 17 octobre 2022, https://www.meinbezirk.at/steiermark/c-leute/der-steirische-herbst-2022-ging-erfolgreich-zu-ende_a5655559

A WAR IN THE DISTENCE - 55ème édition du steirischer herbst, Graz. Equipe curatoriale : Ekaterina Degot (directrice artistique), Mirela Baciak, Henriette Gallus, Dominik Müller, Christoph Platz, David Riff et Gábor Thury.

Du 22 septembre au 16 octobre 2022.

A WAR IN THE DISTANCE
Du 22 septembre 2022 au 12 février 2023, Neue Galerie Graz, dans le cadre du steirischer herbst de Graz, Autriche.

Johann Gualbert Raffalt, Gipsy Girl Carrying an Earthen Jug (um 1855–61), oil on wood, 33.7 × 27 cm © courtesy of Neue Galerie Graz

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