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Billet de blog 27 juin 2022

Le temps de l'innocence. Dessins et lettres des enfants d'Izieu

Le 6 avril 1944, sur ordre de Klaus Barbie, quarante-quatre enfants et sept éducateurs sont raflés à la maison d'Izieu dans l'Ain, « colonie » fondée en mai 1943. Presque tous seront déportés à Auschwitz. Vingt-deux lettres et dessins originaux reviennent pour la première fois sur leur lieu de création. Symboles de vie devenus archives historiques, ils témoignent du bonheur de l’insouciance.

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Max Tetelbaum (attrib.), Un indien avec son arc, non signé © Bibliothèque nationale de France-coll. Sabine Zlatin / Maison d'Izieu

Lorsque l’on arrive pour la première fois sur le site de la maison d’Izieu, il est impossible de ne pas être soufflé par la majesté du paysage de cette bourgade du Bas-Bugey, dans l’Ain. Surplombant le Rhône, la maison offre un panorama exceptionnel sur la plaine du Dauphiné, le Vercors et la Chartreuse. L’endroit est idyllique pour y installer une « colonie », d’autant que la maison et le corps de ferme attenant, isolés du village et en retrait de la route, étaient déjà destinés à cet usage avant la guerre. Très tôt durant l’Occupation, les organisations de sauvetage comprennent la nécessité de sortir clandestinement les enfants des camps d’internement qui, à partir des rafles de l’été 1942, sont menacés de déportation. La « colonie d’enfants réfugiés » est créée par un couple de juifs français originaires de Pologne et de Russie, Sabine et Miron Zlatin[1], pour le compte de l’Œuvre de secours aux enfants[2] (OSE) en mai 1943, date de l’arrivée des premiers enfants. Au total, la maison d’Izieu voit passer une centaine d’enfants. Le 6 avril 1944, soit deux mois avant le débarquement sur les plages normandes, la Gestapo de Lyon, sur ordre de Klaus Barbie, rafle les quarante-quatre enfants et les sept éducateurs présents sur place ce jour-là parmi lesquels Miron Zlatin – Sabine, elle, est en repérage à Montpellier afin de trouver une nouvelle maison. En Europe, entre cinq et six millions de juifs furent victimes du génocide, parmi eux, un million deux-cent-cinquante-mille enfants, soit neuf enfants juifs sur dix. Aujourd’hui, la maison d’Izieu abrite le musée-mémorial des enfants juifs exterminés.

Lettre de Max Tetelbaulm pour son frere Herman © Bibliothèque nationale de France-coll. Sabine Zlatin / Maison d'Izieu

La constitution de la mémoire

Trois semaines après la rafle du 6 avril 1944, Sabine Zlatin revient dans la maison d’Izieu et y recueille les lettres et les dessins des enfants ainsi que des photographies, comme premier acte de mémoire. Elle écrira plus tard : « Pour leur plus grande part, [ces dessins] ont reposé près de quarante-cinq ans chez moi. Soigneusement gardés, jamais regardés car trop lourds de souvenir. Ils constituent le témoignage irrécusable, j’allais écrire vivant, de ce que furent les derniers mois de la vie de quarante-quatre enfants juifs [...] et leurs éducateurs, jusqu’à la journée du 6 avril 1944[3] ». Ainsi conservés dans des boites à l’abri de la lumière, ce qui explique leur très bon état de conservation, ces documents ont fait l’objet d’une donation à la Bibliothèque de France (BNF) de la part de Sabine Zlatin en 1993. « Je choisis comme ‘lieu de mémoire’ la Bibliothèque Nationale, c’est-à-dire la France[4] » avait-elle alors déclaré. Appartenir à la nation plutôt qu’au mémorial allait pour elle de soi. D’abord parce ce que le lieu n’était pas encore équipé pour recevoir et conserver les documents – le silo d’archives n’a été inauguré qu’en 2015. Ensuite et surtout parce que, pour elle, ils sont la mémoire de la France.

Enfants d’Izieu [anonyme], Dessin du « Retour à la maison et à l’école », entre 1942 et 1944, département des Estampes et de la photographie, Réserve, BnF © Droits réservés

À la faveur de l’exposition « Couleurs de l’insouciance », ils reviennent pour la première fois à Izieu. Certains n’avaient encore jamais été dévoilés au grand public. Outre Sabine Zlatin, Serge Klarsfeld a joué lui-aussi un rôle primordial dans la constitution de cette mémoire en collectant, dans une démarche différente – les documents sont pour lui avant tout des preuves devant servir lors du procès Barbie –, toute pièce dans les familles des enfants. En 2020, il confie à la maison d’Izieu le soin d’en faire l’inventaire. Celui-ci sera effectué par Simon Pintel dont le père, Samuel, est l’un des enfants passés par la colonie, qu’il quitte quelques jours avant la rafle. En tout, une cinquantaine de dessins ainsi que des lettres qu’ils s’écrivaient entre eux, notamment à l’occasion des anniversaires – peu d'enfants ont encore de la famille à qui écrire –, permettent d'appréhender à hauteur d’enfant un peu de la vie quotidienne à la colonie. L’exposition prend soin de montrer toutes les thématiques présentes dans les dessins de la collection Zlatin : des cow-boys et des indiens, des avions, des mousquetaires, l'imaginaire des enfants se nourrie de la littérature et de cinéma, des revues jeunesse et du journal. L’ensemble traduit la quiétude d’un lieu de vie et de protection pour les plus jeunes. Sabine Zlatin, elle-même artiste, a sans nul doute participé à la mise en place d’un environnement créatif. Ainsi Max Tetelbaum, arrivé avec son frère Herman en septembre 1943 à la colonie, tous deux originaires d'Anvers et respectivement âgés de douze et dix ans, donne-t-il toute la mesure de son talent de dessinateur. Arrivé un peu plus tôt, le 10 juin 1943, Otto Wertheimer dit Wermet signe plusieurs dessins de son prénom, attestant de son talent précoce. Le fond Serge Klarsfeld enrichit l’exposition de quelques documents de Georges Halpern[5], surnommé Georgy, le plus prolixe enfant d’Izieu, déporté à neuf ans, auquel le mémorial consacrera sa prochaine exposition[6].

Liliane Gerenstein, Prière adressée à Dieu, reproduction papier photographique d'un texte manuscrit sur feuille de cahier à rayures seyes écrit à la plume, à l'encre noire © Bibliothèque nationale de France-coll. Sabine Zlatin / Maison d'Izieu


L'histoire par l'intime

La maison d’Izieu, en accueillant tous les enfants en danger, se fait le témoin par l’intime de l’histoire telle qu’elle était en train de se faire comme le montre le parcours de Paul et Arnold Niederman. Ils font partie, avec leurs parents et deux de leurs grands-parents, des six mille cinq cent trente-huit juifs allemands raflés dans le Palatinat et le Bade-Wurtemberg au cours de l’opération Bürckel (22-25 octobre 1940) pour être confiés au gouvernement de Vichy, les nazis ne voulant pas les interner en Allemagne. Ces déportations s’inscrivent dans le cadre du « plan Madagascar[7] ». La famille Niederman est envoyée au camp de Gurs. L’hiver 1940-41 est particulièrement rude : mille huit cents personnes y décèdent. La famille est ensuite transférée au camp de Rivesaltes. C’est là que Sabine Zlatin fait la connaissance des deux garçons qu’elle sort du camp pour les placer au solarium de Palavas-les-Flots qu’elle dirige depuis quelques mois. En l'absence de ses parents, elle convoque Paul pour lui demander s’il souhaite que son frère reste auprès de lui ou qu’il parte aux Etats-Unis. Paul a treize ans, il accepte alors de se séparer de son petit frère afin qu'il soit envoyé dans leur famille américaine, faisant preuve d’une étonnante maturité. On grandit vite en ce début des années quarante. Il sera lui aussi sauvé en passant la frontière suisse. Ce n’est que bien des années après la fin de la guerre qu’ils se retrouveront.

Max Tetelbaum, « Sept enfants se moquent d’un autre enfant tombé à l’eau », dessin à la mine de plomb, encre, aquarelle. BnF, département des Estampes et de la photographie © Bibliothèque nationale de France-coll. Sabine Zlatin / Maison d'Izieu

Certains dessins présentés dans l’exposition sont inspirés du livre « Jacques le Poucet et Klapp la Cigogne au pays de Françoise », livre de lecture courante pour le cours moyen paru en 1930 qui prend pour modèle un autre roman géographique, « Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » de Selma Lagerlöf[8]. Dans ses lettres, Georgy passe son temps à demander du papier et des crayons, des gouaches, de l’encre. Dessiner a ici une portée pédagogique pour les enfants. Les moniteurs sont formés à l’animation. L’activité leur permet aussi de s’évader, de mettre à distance un présent cauchemardesque. La majorité des enfants a connu les camps et, tous les soirs, il fallait leur raconter une histoire. Le coucher était un moment où il fallait passer beaucoup de temps. Il correspondait à la création des peurs, à la montée de l’angoisse. Tout est fait pour leur bien-être. Paul Niederman se souvient que lui et ses camarades y étaient ainsi « presque hors du monde ». Lors de leurs promenades, les enfants ramènent tout ce qui peut être mangé (noisettes, mûres…). En tant de guerre, la pénurie fait rage et toute nourriture est bonne à prendre.

Max Tetelbaum, Groupe de quatre enfants © Bibliothèque nationale de France-coll. Sabine Zlatin / Maison d'Izieu

Des quarante-cinq enfants arrêtés le 6 avril 1944, quarante-quatre sont conduits, avec les sept éducateurs, à la prison de Montluc dans le troisième arrondissement de Lyon, puis internés à Drancy. De là part un premier convoi le 13 avril 1944. Il y en aura six en tout. En juillet 1942, le gouvernement de Vichy avait proposé aux nazis de déporter aussi les enfants « pour ne pas séparer les familles ». Cette technique d’optimisation familiale explique que les enfants ne soient pas partis tous ensemble par un seul et même convoi. Les autorités françaises se sont en effet évertuées à retrouver un parent pour les accompagner à la mort. À l’exception de trois d’entre eux – deux adolescents et Miro Zlatin qui sont fusillés à Tallinn (anciennement Reval) en Estonie – tous sont déportés à Auschwitz où ils sont gazés dès leur arrivée. Seule une éducatrice, Léa Feldblum, reviendra de déportation. Dans le cas de Georgy, ses parents ont survécu et l’ont cherché toute leur vie. Il était leur fils unique. Ils ne se sont jamais remis de sa perte.

Otto Werheimer (Octave Wermet), « Le chat botté », dessin à l’encre et crayons de couleur. BnF, département des Estampes et de la photographie © Bibliothèque nationale de France-coll. Sabine Zlatin / Maison d'Izieu

Le procès et la condamnation pour crime contre l’humanité de Klaus Barbie en 1987 a installé la rafle d’Izieu dans la mémoire française. Il a aussi permis, plus de quarante ans après les faits, de réunir les acteurs historiques de la colonie d’Izieu, parmi lesquels Sabine Zlatin, fondatrice de la colonie, Pierre-Marcel Wiltzer, alors sous-préfet de Belley, Gabrielle Perrier, l’institutrice de la colonie dont c’était le premier poste, certains des enfants passés par la colonie, ou leur famille, et permet la création en 1988 l’association « Musée mémorial des enfants d’Izieu ». Le lieu, reconnu par décret présidentiel du 3 février 1993 comme l’un des trois lieux[9] de la mémoire nationale des crimes et persécutions commises par les nazis avec la complicité du gouvernement de Vichy, abrite aujourd’hui le musée-mémorial des enfants juifs exterminés. Longtemps après la fin de la guerre, la maison d’Izieu continua d’être une colonie. « Couleurs de l’insouciance, paroles et images des enfants de la maison d’Izieu dans les collections de la BNF », est accompagnée d’un ouvrage[10] remarquable qui va bien au-delà du simple catalogue d’exposition. On retiendra que soixante-dix-huit ans après la rafle, le 6 avril 2022, les dessins et les lettres des enfants d’Izieu revenaient pour la première fois sur le lieu de leur création, le temps d’une exposition.

Fête à la fontaine, été 1943, photographie, Maison d'Izieu, Coll. succession Sabine Zlatin C. 1103 © Maison d'Izieu, coll. succession S. Zlatin

[1] Sabine Chwast est née en 1907 en Pologne qu’elle quitte dès ses dix-huit ans, en 1925. Elle arrive à Nancy l’année suivante où elle entreprend des études d’histoire de l’art et rencontre un jeune étudiant juif de Russie, Miron Zlatin, qu’elle épouse en 1928. Installé dans une ferme près de Lille, le couple est naturalisé français en juillet 1939, quelques semaines avant le début de la guerre. Sabine décide alors de devenir infirmière. En 1940, le Nord est occupé par les Allemands. Sabine et Miron quittent leur ferme en direction du sud. Ils s’installent à Montpellier. Empêchée d’exercer son métier d’infirmière à cause des lois anti-juives de Vichy, Sabine devient assistante sociale pour l’OSE.

[2] En août 1912 est créée à Saint-Pétersbourg, en Russie impériale, la Société pour la protection sanitaire des populations juives (Obshtshestvo Zdravookraney Evre ou OZE) dans le but d’aider les populations juives défavorisées. En 1923, l’union OSE s’établit à Berlin sous la présidence d’Albert Einstein. Elle prend le nom de Union OSE des sociétés pour la protection des populations juives. En 1933, fuyant le nazisme, l’OSE se réfugie en France, établissant son siège social à Paris où elle devient l’Œuvre de secours aux enfants. Elle ouvre ses premières maisons dans la région parisienne pour venir en aide aux enfants juifs d’Allemagne et d’Autriche, puis très vite aux enfants juifs résidants en France. Ses maisons d’enfants accueillent jusqu’à 1349 enfants au printemps 1942. À partir des rafles de l’été 1942 (Vel d’hiv), l’OSE organise clandestinement le sauvetage des enfants menacés de déportation, sauvant plus de 5000 enfants. Dans les années soixante, elle organise l’accueil des populations juives d’Égypte et d’Afrique du Nord. Elle assure aujourd’hui trois missions principales : l’accueil médical, l’enfance et la mémoire. Voir Sabine Zeitoun, Histoire de l’O.S.E. De la Russie tsariste à l’Occupation en France (1912-1944). L’œuvre de secours aux enfants, du légalisme à la résistance, Paris, L’Harmattan, 2012, 475 p., et pour la partie contemporaine, le site de l’association https://www.ose-france.org

[3] Sabine Zlatin, Mémoires de la « dame d’Izieu », Paris, Gallimard, collection Témoins, 1998.

[4] Cité dans le dossier de presse de l’exposition.

[5] Serge Klarsfeld et lui sont passés par la même maison du réseau OSE.

[6] Georgy, lettre et photos à la maison d’Izieu, dans les archives de Serge et Beate Klarsfeld, du 9 juillet au 30 septembre 2022.

[7] Projet du Troisième Reich, imaginé à l’automne 1940, qui a pour but la déportation de quatre millions de juifs d’Allemagne, dans ses pays alliés et conquis mais aussi à [ou  et notamment à] Madagascar, alors colonie française. Ce projet ne sera jamais réalisé. La décision de la solution finale sera prise le 20 janvier 1942 lors de la conférence de Wansee. http://www.campgurs.com/le-camp/lhistoire-du-camp/période-vichy-40-44-les-différents-groupes-dinternés/le-plan-madagascar-automne-1940/ Consulté le 25 juin 2022.

[8] Prix Nobel de littérature en 1909, deux ans après la parution du second tome du « Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède »

[9] Avec le Vélodrome d’Hiver et l’ancien camp d’internement de Gurs.

[10] « On jouait, on s’amusait, on chantait » : paroles et images des enfants d’Izieu dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, éditions BNF/ Maison d’Izieu, 2022.

Maison d'Izieu-Mémorial des enfants juifs exterminés © DR

« Couleurs de l’insouciance, paroles et images des enfants de la maison d’Izieu dans les collections de la BNF » - Commissariat de Stéphanie Boissard, responsable recherche, documentation et archives de la maison d'Izieu et Loïc Le Bail, conservateur en chef, département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France.

Du 6 avril au 6 juillet 2022.

Maison d'Izieu-Mémorial des enfants juifs exterminés
70, route de Lambraz
01 300 Izieu

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