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Billet de blog 4 oct. 2022

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Dance first think later, deuxième

À Genève, la seconde édition de « Dance First Think Later », manifestation à la croisée de la danse, de la performance et des arts visuels, élargit les modèles existants en faisant déborder des cases des domaines qui se nourrissent déjà entre eux. Une transdisciplinarité qui multiplie les possibles pour créer un terrain ouvert propice à percevoir et interroger le monde tel qu’il va.

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Davide-Christelle Sanvee, Á notre place, 2022, image de promotion © Photo Gregory Batardon

Il y a deux ans, Olivier Kaeser imaginait une manifestation singulière dont il ne savait pas encore qu’elle aurait une suite. À l’époque, l’ancien co-directeur du Centre culturel suisse à Paris propose d’aborder le corps par le biais de différentes disciplines artistiques, faisant déborder les cases prédéterminées de la création artistique en positionnant le projet aux confins de la danse, de la performance et des arts visuels. Encore fallait-il réussir à faire cohabiter des pratiques qui, si elles se nourrissent l’une l’autre, possèdent des modes de production et de présentation très différents.

Il imagine alors une forme hybride, entre l’exposition et le festival, mêlant aux œuvres matérielles des pièces performatives. Le titre, « Dance first Think later », découvert dans un collage de l’artiste italienne Marinella Senatore – invitée de la première édition en 2020 – est emprunté à Samuel Beckett[1]. Omniprésent, il se décline sur des posters, des mugs, tatoué à même la peau. Le sous-titre, « Rencontre entre danse et arts visuels », annonce la couleur. Entre référence littéraire et usage populaire, l’aphorisme recouvre un spectre suffisamment large pour entrer en adéquation avec la notion même de danse, « qui est à la fois une pratique de masse – tout un chacun danse dans des fêtes, des clubs, chez soi, dans la nature, aux concerts – et une discipline rigoureuse, exigeante, quotidienne, pour les chorégraphes et les danseuses et les danseurs[2] ». Les quatre mots anglais ont ici valeur de slogan.

Ulla von Brandenburg, Feste Erde, Flüssiger Wind, 2021, vidéo, dispositif de rideaux © Photo Julien Gremaud

« Dance first. Think later. It’s the natural order »

C’est dans les nouveaux espaces du Commun[3], au cœur du quartier des Bains à Genève, que prend place l’exposition autour de laquelle s’organise l’ensemble de la manifestation qui se déroule également au Pavillon de l’ADC où plusieurs performances prennent place, ainsi qu’aux cinémas du Grütli. L’exposition réunit des œuvres multimédias parmi lesquelles des photographies, de la vidéo, des installations, qui ont pour point commun la danse, c’est-à-dire « les gestes et les mouvements du corps humain, leurs significations et interprétations dans différentes cultures[4] » pour reprendre les mots d’Olivier Kaeser. Ainsi peut-on découvrir une œuvre importante jamais montrée de l’artiste franco-britannique Alice Anderson pour qui « danser c’est retrouver la Nature qui est en soi ». Réalisée en 2019 lors de sa résidence à l’Atelier Calder à Saché (Indre-et-Loire), « Ecosytem Processes, Calder’s Door » est une installation composée de trois éléments exécutés en lien avec l’imposante porte de l’atelier que l’artiste apprivoise par une danse particulière générant une peinture qu’elle dénomme « Geometric Dance », composée des empreintes de vingt-quatre éléments qui reproduisent la porte.

Alice Anderson Ecosytem Processes, Calder’s Door, sculpture et peinture, DFTL au Commun © photo Julien Gremaud

Elle les mémorise par le geste de recouvrement avec du fil métallique cuivré eco-friendly. Le cuivre, son métal de prédilection, l’intéresse pour son archaïsme : c’est le plus ancien utilisé par l’homme. Conducteur, notamment d’internet, il est passeur d’énergie. L’artiste convoque dans son œuvre à la fois les rituels immémoriaux et les nouvelles technologies pour connecter l’organique et la matière, l’humain et le non-humain. « Ecosytem Processes - Data Architecture », l’un des trois éléments qui composent l’installation, déclinant la porte en vingt-quatre objets en bois recouverts de fil de cuivre, sert aussi ici à partitionner l’espace, de la même manière que les rideaux multicolores créés spécifiquement pour l’exposition par Ulla Von Brandenburg, délimitent un environnement pour la projection de son film en Super 16 mm « Feste Erde, Flüssiger Wind » (2021).

L’œuvre de l’artiste est marquée par une renégociation entre la réalité et l'apparence, le jeu et le sérieux, l'événement et le récit : elle parle de la communauté. Le film, entre danse rituelle et tableaux vivants, dessine un parcours circulaire qui rend hommage aux débuts de la danse expressive, dans les années 1910, comprise en tant que prisme culturel du corps, de l’âme et de l’esprit. L’un des centres de ce mouvement de retour à la nature était la colonie d’artistes de Monte Verità[5], située sur une colline surplombant la petite ville d'Ascona dans le canton du Tessin, dans le sud de la Suisse. Ulla Von Brandenburg présente une sélection d’archives personnelles dans trois vitrines horizontales dévoilant les matrices de son travail telle la photographie d’un drap tendu dans un jardin qui se fait alors théâtre, ou des objets perturbateurs qui induisent l’équilibre précaire nécessaire au mouvement.

Ulla von Brandenburg, Feste Erde, Flüssiger Wind, 2021, video still © Ulla von Brandenburg

Le geste et la main

Les oeuvres assurent donc l’articulation spatiale de l’exposition, en prennent la mesure. La danse est aussi approchée par des cheminements qui touchent d’autres domaines. Ici, le policier avec « Pièces à conviction » (2019) d’Agnès Geoffray, série de dix photographies de mots d’ordres de braqueurs américains qui pourrait tout aussi bien se lire comme une sorte de partition textuelle pour une chorégraphie. Plus largement, les mots liés au vocabulaire chorégraphique sont utilisés dans bien d’autres domaines : en témoignent les expressions « pas de deux », « ballet diplomatique » ou encore « chassé-croisé ».

Agnès Geoffray, Pièces à conviction, 2019, 10 photographies, DFTL au Commun © Photo Julien Gremaud

Agnès Geoffray révèle l’éloquence de la main et du geste, que ce soit dans la projection de diapositives « Choroegraphy I » (2016), où des mains blanches sur fond noir dessinent la chorégraphie d'un répertoire de signes inspirés du cinéma, de la médecine, de l’histoire de l’art..., ou dans la série photographique « Les impassibles » (2018), qui isole des gestes manuels. « Écriture chorégraphique » (2019) consiste quant à elle en un rouleau de coton accroché au mur et dont on a déroulé l’entame, laissant apparaitre des mots dactylographiés : bouche sur bras, vacille, feinte, appui, projette corps… l’œuvre semble s’interpréter comme une véritable partition chorégraphique.

Agnès Geoffray, Écriture chorégraphique, 2019, texte tapuscrit sur bande de tissu, DFTL au Commun © Photo julien Gremaud

La salle suivante plonge le visiteur dans l’univers artistique de la plasticienne et chorégraphe française Émilie Pitoiset, qui interroge la résistance des corps via la danse, la sexualité, le sport entre autres, à travers une installation immersive qui réunit trois ensembles dont deux évoquent les marathons de danse durant la Grande Dépression aux États-Unis. Dans cette compétition, des couples s’affrontent en dansant pour de l’argent. Le but est simple : danser le plus longtemps possible, parfois des jours, parfois même des semaines. Aux photographies de la série « Tainted love » (2017-22) répondent les sculptures de « Not yet titled » (2017-20), aux images des corps entremêlés de couples ne tenant debout qu’en s’appuyant l’un sur l’autre, modifiées par l’artiste qui rajoute des lignes de force, font face des silhouettes revisitant plusieurs postures figurées par des tiges de métal – se soutenant l’une l’autre ou semblant s’écrouler – que l’artiste habille d’un blouson à capuche et  d’un jean. Le troisième ensemble est une composition murale intitulée « Sweat core pulls up tonic dreams » (2022). Elle reproduit des mots anglais parmi lesquels « dreams, sweat, core » en Captcha[6] géants, langage utilisé pour la sécurité informatique et transformé ici, de manière ironique, en slogans incitants au culte du corps.

Émilie Pitoiset, Tainted Love, 2017-2022, photographies; Not Yet Titled #2, 2017, sculpture, FNAC Inv. 2021-0486, CNAP Paris; Sweat core pulls up tonic dreams, 2022, adhésif; DFTL au Commun © photo Julien Gremaud

Le corps comme source vocale

À l’étage supérieur, un espace de projection attenant à la salle éphémère dédiée aux performances, accueille l’œuvre filmique inédite de l’artiste suisse Lara Dâmaso, la benjamine de la manifestation – elle est née en 1996 –, qui fait du corps et de la voix les médiums principaux de ses créations. Tournée dans les Alpes grisonnes, « Echolocations » (2022) montre trois performeuses – Lara Dâmaso, Tarren Johnson et Titilayo Adebayo – dansant et activant leur voix. Les chants accompagnent les gestes dans des sortes de rituels qui se répondent et se démultiplient avec leur écho.

Lara Dâmaso Echolocations, vidéo en projection, DFTL au Commun © Photo Julien Gremaud

La salle dédiée aux performances accueille durant toute la durée de la manifestation plusieurs propositions scéniques, à commencer par celle de Marco Berrettini. « S’entraîner les dents », titre plein de promesses, assurait l’ouverture de la manifestation qui était aussi sa première suisse. Avec treize performers et presque autant de tableaux de Yan Li, Berrettini développe une « méthode chorégraphique » inspirée de la peinture expressionniste-abstraite de Jackson Pollock. Face aux peintures se déploie une performance collective : la tentative des danseurs – tous formidables – de passer d’un état concret à un état abstrait. On rit beaucoup, notamment lorsqu’on se reconnait parfois dans les codes détournés d’une sensibilité apathique qui caractérise le monde de l’art contemporain et ses vernissages quasi-quotidiens. L’émotion rattrape au détour d’une chanson populaire italienne sur laquelle ces corps disruptifs magnifiques défilent lors de la scène finale, revenant quelques fois en arrière comme on rembobinait une cassette vidéo dans un magnétoscope, avant de disparaître. Sans savoir exactement pourquoi, on ne peut retenir ses larmes. Chorégraphe aussi mirifique que politique, Marco Berrettini fait déborder le quotidien dans un torrent de nostalgie qui emporte tout sur son passage, en premier lieu les spectateurs.

Marco Berrettini + Yan Li + 13 performers S’entraîner les dents, performance au Commun, DFTL © photo Emmanuelle Bayart

Enfermée à l’intérieur de l’une des maquettes représentant le Pavillon de l’ADC[7] installées dans le hall dudit pavillon, Davide-Christelle Sanvee en conte la genèse à l’aune de son contexte local. Dans ce quartier très, très, très calme de Genève, l’installation de l’institution a été acceptée par les habitants mais pour une durée de sept ans seulement et à condition que le bâtiment soit démontable. Face à cette situation aussi absurde qu’obtuse, le récit devient double. La condition précaire du pavillon est une subtile mise en abime de son histoire personnelle. Les vingt-deux ans d’errance de l’ADC dans sa recherche d’un lieu qui lui est propre, font écho à une autre errance qui réveille les stigmates d’une histoire intime à la recherche d’un chez soi.

Davide-Christelle Sanvee Á notre place, installation-performance, DFTL au Pavillon ADC © photo Emmanuelle Bayart

Le quartier riche aux frontières fermées, à la peur de l’autre, où rien ne doit changer jusqu’à mourir d’ennui, reproduit la violence symbolique que subissent les populations à la marge, notamment migrantes. La performeuse poursuit son exploration du territoire en interrogeant le contexte architectural et l’histoire de l’institution subtilement mêlés à des éléments de sa propre biographie. Une extraction des entrailles de la terre comme une délivrance, un accouchement, une traversée de la Méditerranée ; les tétons de l’église russe, les regards du voisinage, mais aussi cette irrépressible envie de danser qui s’empare des corps lorsqu’ils effleurent le bâtiment de l’extérieur, il y a tout cela ici et bien plus encore. Au diapason du Pavillon ADC, Davide-Christelle Sanvee fait de la danse un combat, de la musique un cri. Elle lutte, se bat, mais sera engloutie avant d’avoir atteint le sommet. Dans cette très belle et très juste performance, l’institution et la danseuse partagent une histoire commune, une histoire d’errance qui semble perpétuelle.  Cependant, elles sont bien décidées à se sentir enfin chez elles, comme le titre l’affirme :  « À notre place », assurément.

Davide-Christelle Sanvee Á notre place, installation-performance, DFTL au Pavillon ADC © Photo Emmanuelle Bayart

En 2020, «’Dance First Think Later’ a été compris par beaucoup de gens comme un festival, et ils demandaient quand aurait lieu la prochaine édition » confie Olivier Kaeser. Ce deuxième opus vient ainsi combler une attente. Inauguré de façon puissante et prometteuse par Marco Berrettini et Davide-Christelle Sanvee, il s’est ensuite poursuivi avec l’hommage performé de Zuzana Kakalikova à l’œuvre photographique de Francesca Woodmann, disparue en 1981 à l’âge de vingt-deux ans. Ceylan Öztrük questionnait les notions d’orient et d’orientation dans « Orientalien » tandis que l’artiste dominicaine installée à Berlin, Isabel Lewis, continuait d’interroger les systèmes de pensée occidentaux qu’elle estime trop éthérés, à travers « Scalable Skeletal Escalator », s’inspirant des théories de la biologiste évolutionniste Lynn Margulis qui considère que les échanges ou fusions entre espèces sont des forces motrices de l’évolution.

Ceylan Öztrük Orientalien, performance scénique, DFTL au Pavillon ADC © Photo Emmanuelle Bayart

Une soirée de projection organisée aux cinémas du Grütli, viendra clôturer cette seconde édition. Elle permettra de découvrir « Parade » (2014) de Shahryar Nashat et « Persona » (2022), œuvre filmique de Manon de Boer et Latifa Laâbissi. La manifestation réunit quatorze artistes issus de douze pays. S’ils sont d’origines diverses, ils ont en commun le goût pour la transdisciplinarité, oscillant entre plusieurs scènes artistiques. Des œuvres matérielles aux œuvres performatives, toutes mettent en scène le corps dans sa gestuelle et son mouvement, questionné par des approches conceptuelles, sensuelles, politiques, sociales, identitaires ou de genre. DFTL, la manifestation « exposition-festival », se désigne désormais par son sigle. Alors que celle-ci n’est pas encore terminée – la performance du danseur et chorégraphe australien Adam Linder ponctuera ces dernières journées –, on attend déjà avec impatience la troisième édition.

Shahryar Nashat, Parade, 2014, video still © Shahryar Nashat

[1] “Perhaps he could dance first and think afterwards, if it isn't too much to ask him” (« Peut-être pourrait-il danser d'abord et réfléchir ensuite, si ce n'est pas trop lui demander ») fait-il dire à Estragon dans En attendant Godot (1954). L’expression est sans doute dû à une mauvaise traduction du français vers l’anglais. Le texte original laisse apparaitre un écart, utilisant « afterwards » remplacé dans la citation par « later ».

[2] Olivier Kaeser, « Danser d’abord et penser ensuite », La couleur des jours, 36, automne 2020, pp. 39-41.

[3] Espace culturel de la Ville de Genève dédié à des projets dans les domaines de l'art contemporain, des arts pluridisciplinaires, performatifs et numériques. https://www.ville-ge.ch/culture/lecommun/index.html Consulté le 19 septembre 2022.

[4] Olivier Kaeser, présentation du projet, Dance First Think later. Rencontres entre danse, performance et arts visuels, Deuxième édition, du 15 septembre au 9 octobre 2022. https://artasperto.ch/#projet Consulté le 17 septembre 2022.

[5] C’est ici que Rudolf von Laban a travaillé comme professeur de danse et théoricien, s'efforçant de fournir une base théorique solide pour les règles du mouvement dans la danse expressive et de développer une notation de danse (« cinétographie ») pour celle-ci.

[6] Acronyme de l’anglais « Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart ». Le Captcha est de la famille de tests de Turing permettant de différencier de manière automatisée un utilisateur humain d'un ordinateur.

[7] L’Association pour la Danse Contemporaine (ADC) s’est constituée en 1986 dans le but de promouvoir la danse contemporaine et de lui donner une place conséquente dans le paysage culturel genevois. Voir https://pavillon-adc.ch/ladc-cest-2/ Consulté le 30 septembre 2022.

Dance First Think Later, Deuxième édition, 2022, Affiche © Schaffter Sahli

DANCE FIRST THINK AFTER. Rencontre entre danse, performance et arts visuels - Deuxième édition -  Commissariat : Olivier Kaeser, historien de l’art, commissaire d’expositions indépendant. Artistes : Alice Anderson, Marco Berrettini + Yan Li + 13 performers, Lara Dâmaso, Manon de Boer + Latifa Laâbissi, Agnès Geoffray, Zuzana Kakalikova, Isabel Lewis et coll. + The Field, Adam Linder, Shahryar Nashat, Ceylan Öztrük, Samuel Pajand + Cosima Grand, Emilie Pitoiset, Davide-Christelle Sanvee, Ulla von Brandenburg.Collaboratrice générale à DFTL, production, administration, communication : Marion Huyghues-Despointes. Partenaire de réalisation et de production : Pavillon ADC. Partenaire d’accueil : Cinémas du Grütli. Dance First Think Later bénéficie du soutien de : Ville de Genève, Loterie romande Genève, Fonds cantonal d’art contemporain DCS Genève, Pro Helvetia, Ernst Göhner Stiftung, Fonds culturel ProLitteris, Service culturel Migros Genève, Fondation Ernst et Olga Gubler-Hablützel, Stiftung Corymbo.

Du 15 septembre au 9 octobre 2022.

Dance First Think Later est produit et organisé par Arta Sperto, structure de curation, production, organisation et édition de projets artistiques.

Le Commun
Rue des Vieux-Grenadiers, 10
CH - 1205 Genève

Pavillon de l'ADC
Place Sturm, 1
CH - 1206 Genève

Les cinémas du Grütli
Rue du Général Dufour, 16
CH - 1204 Genève

Agnès Geoffray, Choreography 1, 2016, diapositives sur carousel © Agnès Geoffray

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