LES VEINES DE L’HISTOIRE ONT ETE OUVERTES PLUS D’UNE FOIS EN FRANCE

Vous interdisez une manifestation, qui selon vous serait pour la sécurité. Alors que la liberté est fondamentale pour la vie des êtres humains qui sont opprimés, exproprie leur terre, détruit leurs maisons et les enfants non aucun avenir en tan que Palestinien.

Monsieur Gérald Darmanin Ministre de l’intérieur,

Quand j'entends sur les médias l'interdiction de manifester, en solidarité avec la Palestine, ça me révolte.

J'ai été réfugié politique et condamné à 20 ans d'exil par la junte militaire de Pinochet.

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Vous n'étiez pas encore nés quand le peuple français sortait dans la rue pour arrêter le massacre au Chili. Pour exiger justice et le droit fondamental de l'être humain. Ils étaient des milliers dans les pavés, certaines femmes avec leurs enfants, des hommes qui veulent que la justice soit universelle. Peu importe le continent ou le pays. J’ai eu l’opportunité de défiler avec eux, ému au larmes parce que c’était pour les miens. Ils peuvent très bien rester à la maison avec des amis, profiter de la fin de semaine pour se reposer ou partir dans les supermarchés à consommer.

On trouve des femmes qui travaillent dans les usines, des professeurs, des ouvriers, des bâtiments, comme dans l'industrie, des étudiants, des professionnels, des journalistes etc. 

Ils n'étaient pas tous des militants des partis politiques, certes, ils avaient des syndicalistes CGT, FO, CFDT, partis politiques comme ; Le Parti Communiste, le Parti Socialiste, Ligue ouvrière, rouge etc., ils étaient des humanistes, des êtres que je n'ai jamais rencontrés auparavant. Mais je les remercierai toute ma vie, c’est par eux que je suis vivant, pour ces manifestations que vous voulez interdire aujourd’hui.

Les Palestiniens ont les mêmes droits à la vie que vous, ils n'ont pas la même protection ou la même chance que vous.

Des Français qui ont sauvé des vies avec leur solidarité, des femmes, des enfants, des hommes qui étaient disparus dans des prisons obscures sans aucune protection, des autres non reconnues comme prisonnières par la junte militaire, certains ils sont vivants aujourd'hui grâce au peuple et leur solidarité mondiale.

Quand vous avez donnez vos premiers pas pour commencer à marcher, le Chili commence à avoir une possible démocratie, un peux trompeuse, pour continuer l'exploitation.

Vous ne savez pas que c'est une oppression, un bombardement, une injustice, parce que vous avez une grande chance de vivre protégé et d'étudier.

Grâce aux femmes et hommes d'hier qui étaient dans la rue, ils ont ouvert le chemin à vous à tous vos copains qui ont la chance de vivre en liberté et ne savent pas l’apprécier.

Vous interdisez une manifestation, qui selon vous serait pour la sécurité. Alors que la liberté est fondamentale pour la vie des êtres humains qui sont opprimés, exproprié de leur terre, détruit leurs maisons et les enfants non aucun avenir en tant que Palestiniens.

Interdire une manifestation c’est interdire la pensée, et malheureusement pour vous et pour personne, la pensée ne peut pas être emprisonnée.

Monsieur le Ministre, les veines de l’histoire ont été ouvertes plus d’une fois en France et nous ont montré les torrents de sang et d’injustice. Heureusement qu’il existait des hommes et des femmes qui se sont levés avec détermination partout dans ce pays, et avec courage pour arrêter cette hémorragie de douleur, la liste est longue. Heureusement que vous ne les avez pas vécu.

La vie nous est offerte qu'une seule fois, et tous ces femmes et hommes l’on vécu passionnément, il ont été des vecteurs d’humanisme, des combattants de justice et de paix.

Ils aiment la vie, il se sont battu pour la défendre, et  respectent profondément les êtres humains, des femmes et des hommes de grande valeur. Pour ses valeurs de justice sociale de paix il non pas hésité un seul instant d’offrir le plus précieux qui est la vie, en tant qu'humaniste et engagé pour la paix.

Oui Monsieur le Ministre, aujourd'hui il est essentiel de défendre les droits humains,​ en faisant attention à ne pas rester fonctionnaire et regretter toute sa vie de ne pas être à la hauteur quand il est nécessaire. 

Guillermo Saavedra

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