En Colombie, on assassine le peuple en démocratie

La grève a inondé les rues des grandes villes pendant un mois en Colombie, et plus de 40 personnes sont mortes, dans des affrontements avec la police. Des centaines de personnes ont été portées disparues lors des manifestations, le procureur a déclaré que les autorités en recherchaient 129.

Comme le chili les médias liés au capital et des journalistes corrompus on fait croire au monde que la Colombie était un pays phare dans l'économie mondiale. Alors que la réalité montre tout le contraire avec la misère la plus absolue, avec des niveaux d'exploitation qui contraste avec l'esclavage.

Quand les dirigeants de L'Europe condamnent le Venezuela, Cuba et nous montrent bien les intérêts économiques et comment ils se servent des médias pour manipuler les citoyens.

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La misère de peule a fait tourner presque toute la société au drogué.

La plupart des dirigeants européens sont conscients de cette situation, malheureusement n’ont pas le courage ni l'honnêteté de défendre les valeurs, moins encore une vraie démocratie. Les intérêts économiques et la corruption sont plus importants que l’honnêteté de certains politiciens. Surtout maintenant que la politique est devenu un métier, et qui n‘est plus au service du social moins encore pour la nation.

Le peuple colombien est dans la rue pour demander justice et le droit à vivre honnêtement. Voila où nous sommes avec un président qui "démocratiquement" massacre impunément son peuple, avec la complicité de l'Europe et les État Unis.

La première revendication des manifestants était l'élimination de la proposition fiscale. Cependant, les revendications se sont élargies au fil des jours pour inclure des appels au gouvernement conservateur pour garantir un salaire minimum, prévenir la violence policière qui est le bras armé du néolibéralisme. Retirer un plan de restructuration de la santé qui, selon les critiques, est insuffisant pour résoudre les problèmes systémiques.

Le déclencheur des manifestations a été un ajustement fiscal proposé par le Président Duque, qui, selon de nombreux Colombiens, a rendu la survie encore plus difficile dans une économie déjà étouffée par la pandémie.

Cependant, l'explosion est rapidement devenue une expression généralisée d'indignation face à la pauvreté et aux inégalités - qui ont augmenté parallèlement à la propagation du virus - et à la violence avec laquelle la police a réagi au mouvement.

Des manifestations ont secoué la Colombie pendant un mois déjà, au cours duquel des milliers de personnes sont descendues dans les rues de ses principales villes, des manifestants ont bloqué des routes et la police a réagi, parfois avec une force meurtrière. Plus de 40 personnes, dont beaucoup de manifestants, sont décédées.

Depuis le 28 avril dernier, lorsque le conflit politique a commencé par le rejet d'un projet officiel de réforme fiscale, 3.155 cas de violence policière ont été enregistrés, selon les rapports de « Temblores », une organisation de défense des droits humains.

Dans ce contexte, la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a demandé aux autorités l'autorisation de se rendre dans le pays, afin d'enquêter sur les «violations graves» qui sont signalées quotidiennement.

Bien qu'au début, l'idée ait été rejetée par le Gouvernement avec l'allégation que "ce n'était pas le moment", la vice-présidente et Ministre des affaires étrangères colombienne Marta Lucía Ramírez a confirmé qu'il n'y avait plus d'opposition officielle à l'entrée dans le pays d'une délégation de la CIDH .

Le déploiement maximal de l'assistance militaire à la police nationale commence dans la ville de Cali et le département de Valle", a déclaré Duque, expliquant que de cette manière ils cherchent à rétablir l'ordre public.

Duque a ajouté que ce déploiement, dirigé par des officiers hautement expérimentés, conduira à tripler la capacité de ses forces dans tout le département. "Il y a plus de 7 000 hommes pour cette mission, y compris ceux de la marine nationale. Il ne peut y avoir d'îles d'anarchie dans notre pays", a-t-il dit.

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La Colombie fait partie des pays les plus inégaux au monde. Un rapport de 2018 de l'Organisation de coopération et de développement économiques a déclaré qu'il faudrait 11 générations à un Colombien pauvre pour approcher le revenu médian de sa société, le nombre le plus élevé parmi les 30 pays étudiés. L’Europe ne le voie pas de la même manière.

La police nationale colombienne, l'une des rares en Amérique en charge du ministère de la Défense, a répondu avec force, tirant occasionnellement des balles réelles sur des manifestants pacifiques, selon des entretiens avec des témoins menés par le New York Times. Cela a exacerbé l'indignation.

Selon le bureau du médiateur colombien, une agence gouvernementale qui enquête sur les violations présumées des droits de l'homme, 46 personnes sont décédées au 27 mai dernier.

Cependant, Humann Right Watch et d'autres organisations affirment que le nombre de morts est beaucoup plus élevé.

Des centaines de personnes ont été portées disparues lors des manifestations et le bureau du procureur général a déclaré le 24 mai que les autorités en recherchaient 129 personnes disparues.

Guillermo Saavedra

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