Syrie, un roman est né autour de la "Table de la Tchache"

La Syrie est en guerre civile depuis 2011. Dans la plaine du Ghab, le long du fleuve Oronte, un vieil autobus à la dérive fonce vers les montagnes du Nord à travers un couloir routier contrôlé par différentes factions armées, traverse les barrages jusqu’au « Vallon des Oliviers », lieu naturel improbable qui abrite un vieux moulin à huile...

La Syrie est en guerre civile depuis 2011.
Dans la plaine du Ghab, le long du fleuve Oronte, un vieil autobus à la dérive fonce vers les montagnes du Nord à travers un couloir routier contrôlé par différentes factions armées, traverse les barrages jusqu’au « Vallon des Oliviers », lieu naturel improbable qui abrite un vieux moulin à huile et une grotte où se trame un projet cinématographique qui doit révolutionner le monde.
Telle Shéhérazade, Tahmineh raconte cette histoire au djinn Gahalidé Semouza.  Ils accompagnent cette fiction, à la fois roman, conte et témoignage humanitaire, née de plusieurs entretiens avec des réfugiés rencontrés en Occitanie.
En savoir plus sur : www.intemporaris.com

L'ENVOL des PETITS PAPIERS © Guy Catalo L'ENVOL des PETITS PAPIERS © Guy Catalo

En cette fin d’année 2018 pendant laquelle une partie de la France se tâche de feu et de sang, j’ai décidé de partir en voyage virtuel au Moyen Orient avec plusieurs personnes,  arrivées de Syrie, Iran, Irak, ces dernières années, d’origine et de sensibilité Kurde, au cours de  rencontres plus ou moins informelles, de discussions improbables, pour eux, elles, occasion de pratique de la langue freançaise, pour moi écriture initiatique à la recherche incertaine d’un nouveau roman.

La parole multi langues se tourne vers l'avenir, veut oublier le passé tragique, se libère petit à petit, devient joyeuse, parfois franchement hilarante, ce qui permettra au roman de se construire progressivement.
Ce livre ne parle pas de la guerre, ils en ont très peu parlé. Il a poussé entre les ruines de Syrie omniprésentes, antiques et modernes, et il évolue dans un univers immatériel, utopique, comme le sont les rêves des apatrides.

Au fil des rencontres, je prends conscience de la motivation qui prévaut : ils, elles sont là pour parler français, car finalement, en dehors des rencontres administratives ou des formations diverses, être réfugié c’est d’abord se retrouver entre soi, ce qui ne facilite pas vraiment l’apprentissage de la langue ni l'insertion d'un nouveau projet de vie dans un nouvel environnement.



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