La politique, l'Europe. le nihilisme planétaire.

Tout change en permanence. Soit qu'on subisse le changement ou soit qu'on l'invente et qu'on le fasse exister.

Tout change en permanence. En raison des interactions des choses entre elles et des réactions ou actions à leur endroit. Soit qu'on subisse le changement ou soit qu'on l'invente et qu'on le fasse exister. L'innovation scientifique et technologique mue par l'argent sont telles que le mental humain s'est réfugié dans l'anachronisme, la posture, les conquêtes ou les coups politiques cyniques qui témoignent du nihilisme planétaire des élites dé-spiritualisées.

Le problème politique par définition est la gestion du présent, de sorte que la politique est à la traîne des revendications populaires "petites-bourgeoises". Or ni les classes politiques ni les populations ne pensent et n’inventent le futur.

L’actualité du siècle en cours est caractérisée par l’innovation techno-scientifique, mais qui tourne en roue libre, n’obéissant qu’à ses motivations rémunérantes permettant la continuation innovante, outre l’enrichissement personnel sensé permettre l’ascension sociale de la petite-bourgeoisie à la bourgeoisie ou aux élites.

Mais si l’innovation galopante des sciences et des techniques ne fait nul doute, l’absence d’une spiritualité ou d’une pensée, d’une sagesse, qui y correspondraient est flagrante. Sauf qu’on l’ignore alors qu’on la ressent.

Ce n’est pas que les sciences humaines aient disparues, ni que les populations se soient abêties, alors qu’elles sont de plus en plus cultivées, mais leur impact global au niveau des sociétés est infime ou inexistant. Sans doute par la dispersion des sciences humaines et leur absence de transversalité ; comme de leur dispersion dans le mental des individus mais qui ne savent qu’en faire.

 Concernant l’Union européenne que constate-t-on ?

Que son défaut majeur est d'être restée, dés le départ, incompréhensible aux peuples, par la négligence et la condescendance des élites politiques - savoir que les populations sont plutôt dépolitisées, comprennent peu parce qu'elles ne font pas l'effort de comprendre, accrochées à leur idéal petit-bourgeois, la satisfaction des besoins élémentaires (toutefois revendicatifs de besoins carrément bourgeois).

Que la politique et la géopolitique (la politique étrangère) des classes politiques nationales prédominent sur celle, moins consensuelle que contrainte selon le poids des états, donc variable, de l‘Union.

Que l’Union européenne soit restée dans l’esprit une confédération économique. Plus que jamais économique, que depuis que la mondialisation économique se soit affirmée comme un fait, et que les politiques planétaires aient laissé aux marchés le soin d’y assujettir les populations de leurs sociétés, à l’exception de leurs élites.

Que constate-t-on encore quant à l’Europe et sa symbolique au niveau planétaire ? Peut-être d’un poids majeur mais sur lequel l’impasse est délibérément faite – par désarroi - par les élites européennes : l’acceptation –dans les faits - de leur déclassement quant aux valeurs qui caractérisaient l’Europe ou l’Occident, telles la démocratie, la libre pensée et ses expressions, la justice sociale, les droits de l’homme, une justice internationale… pour n’en garder qu’une, de valeur, celle du confort technologique et de vie – celle qui est partagée et promue planétairement, et que le libre marché assurerait.

 

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