La pandémie 2020 du cov-19, cas de réflexion politique, un cas d'école politique ?

Les sociétés offrant l'aval à la libre expression sont les démocraties. Leurs gouvernances ont la responsabilité du vivre ensemble, en rapport aux changements, internes et externes, au pays. Les réactions aux mises en causes d'un gouvernement témoignent du degré effectif de démocratie réelle.

Cette pandémie de 2020, du fait du coronavirus-19, pourrait bien rester un cas d’école.

Non en tant que sanitaire, mais en tant que politique.

Politique au niveau planétaire. Puisque il n’y a pas d’états qui n’aient pris des mesures sanitaires - contraignantes pour leurs populations, c’est-à-dire politiques.

 

Je ne peux m’empêcher de rapporter la gestion politique des gouvernances de cette pandémie,

à la lutte historique par laquelle la politique a dû peu à peu et progressivement

accorder des droits croissants, aux ”gens ordinaires” de leurs populations.

 

Que la politique ait accordé des droits croissants aux populations,

avec des retours en arrière et de nouvelles révolutions, ici ou là,

est le fait de quoi ?

 

De la mise en question par elles-mêmes des gouvernances ?

Certes pas !

Habituellement par les oppositions politiques

qui prennent comme prétexte -malheureusement que comme prétextes -

des revendications généralement sociales, parfois sociétales,

pour obtenir, à leur tour, le pouvoir.

 

Etant entendu que les gens, de tous temps, intéressés par la politique et attentifs à elle

(hormis les chercheurs et enseignants académiques depuis l’institutionnalisation croissante des universités)

étaient et restent des gens de pouvoir,

qui s’accomplissent en quelque sorte, sont bien dans leur peau, sont conformes à sur être au monde naturel puis culturel,

en exerçant des responsabilités politiques, dont le summum est la position d’autocrate d’un peuple, d’une nation, d’un état.

 

Or si l’évolution politique, vers davantage de droits publics et privés aux grands publics,

est le fait des oppositions qui prennent prétexte - mais ne les pensent pas (intéressées uniquement par le pouvoir)

de revendications sociales et sociétales, qui donc pensent ces revendications ?

 

Il y a deux réponses.

Le grand public les pensent, ces revendications de ”liberté” - puisqu’il s’agit de cela - puisque il vit, le grand public, ce qui lui manque. Que sa liberté commune permettrait, à tort ou à raison, de satisfaire.

Quelques personnes, qu’on peut trouver n’importe où au sein d’une société, mais qui ont en commun, de penser ”gratuitement”.

Et dont ce que ces personnes expriment, finit à plus ou moins court ou long terme, par ”contaminer” les opinions publiques.

 

Parmi les gens de pouvoir, moins les classes politiques tout à leurs jeux de compromissions, certains le savent, par instinct prédateur naturel, que les ”libres penseurs”

(non pas seulement libres ou irresponsables à l’endroit de l’alimentaire, mais libres ou irresponsables à l’endroit des postes de reconnaissance sociale et surtout des pouvoirs)

sont les opposants réels et les plus dangereux du politique.

 

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