Le rôle convenu de plus en plus inadapté de l'Académie de Médecine

Qu'est ce que la morale ? Un ensemble de principes de conduite qu'on inculque aux enfants et aux jeunes, que leurs raisons d'être justifient dés que l'âge de raison est atteint ou que la conscience y souscrit. Le grand public notamment français est-il resté à ce point mineur pour que les institutions aient à lui rappeler sans cesse des évidences ?

L'académie nationale de médecine est dans son rôle.
D'inciter les pouvoirs publics à contribuer à façonner l'être humain pour qu'il corresponde à l'être idéal de la santé :
qui n'attrape aucune maladie, afin qu'il reste sain, alors que - scandale - il s'épuise et meurt, toutefois sainement. CQFD.

Maintenant que vais-je dire qui ne soit pas incorrect.
En ce que le critère de l'incorrect collectif n'est pas le vrai,
mais ce qu'il faudrait taire
puisque sans tuteurs, les ados que nous restons à vie s'agissant du grand public, se détruisent et détruiraient tout le monde.

L'idéal, tout idéal, c'est bien beau - une construction de notre mental, parmi d'autres - mais auquel le réel, de la nature humaine, ne se range pas.

Les tuteurs d'une société, s'ils ne font par leur boulot auquel ils croient plus ou moins eux-mêmes, sont virés. En tous cas, bons pour leur remplacement.

Tout mot, la santé en l'espèce, se conçoit par rapport à son contraire, en l'espèce la maladie.

La santé n'est pas la privation mais sans doute (car la science infuse n'appartient qu'à Dieu) un juste équilibre entre ce qui nous fait du bien, immédiat et plus constant, et ce qui nous fait du mal, immédiat et plus constant.
Or ce qui nous fait du bien et du mal est sans doute en fonction d'abus, ou de manques, en général, mais qui ne restent pertinents qu'en général,
parce que tout être vivant est singulier, personnel, et non commun.

Par ailleurs, ce qui nous fait du bien et du mal est aussi en fonction, non seulement de notre corps et de notre organisme, mais aussi de notre mental.
Or le mental humain caractérise notre espèce. Laquelle espèce humaine, par ses élites collectives, ne s'est jamais occupée du mental partagé,
que pour assujettir les humains aux besoins collectifs et non pour le bien-être personnel.
La psychologie correspond au rêve d'une science mentale qui serait exacte afin qu'une fois pour toute les humains seraient gouvernables
comme les mécaniques parfaites que sont déjà assez et seront encore davantage jusqu'à l'idéal les robots qui vont remplacer les humains.

La simplicité est un bien commun quand elle n'aboutit pas à de la bêtise.
La recommandation de l'Académie de médecine, si elle est dans son rôle, montre combien notre pensée collective - française en l'occurrence - reste à la peine.
Il est clair qu'un verre de vin ou qu'une bière, ou qu'un soda, ne se résume pas à de la chimie dont les contenus ont un effet sur notre organisme donc sur notre mental.
Le vie n'est pas réductible à de la chimie. Mais serait l'idéal pour le contrôle du vivant.
Un organisme vivant peut être détruit mais pas transformé.
Le premier moteur de tout ce qui vit est la satisfaction, jusqu'à l'assouvissement, des besoins.
Que fait-on de cette satisfaction pour le vivant qu'est l'humain aussi,
et dont nos élites imaginent faire des humains idéaux en réduisant ces humains à des schémas mentaux ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.