LES BENEFIQUES PRIVATISATIONS

Champagne, 2017 peut-être considérée comme la meilleure année dépassant de loin les attentes des 1%. Néanmoins, il faudra maintenir et renforcer la tendance pour 2018.

Comment est-ce possible ?

À la sortie de la seconde guerre mondiale, il y avait en France 30% de communistes.  Tous armés et pour certains d’entre eux, aguerris aux techniques de guérilla issues de la résistance à l’occupation nazie.  Une fois cette menace identifiée, les capitalistes et grands argentiers de France ont fermé leurs grandes gueules et ont accepté bien malgré eux les ordonnances du gouvernement provisoire dont les grands principes avaient été édicté par le conseil national de la résistance.
La sécurité sociale, la semaine de quarante heures,  les pensions, le suffrage universel, le droit de vote aux femmes, etc...

Au palais de Chaillot, De Gaulle déclare ceci : (septembre 44)
 « ...tout en assurant à tous le maximum de liberté, et tout en favorisant en toute matière l'esprit d'entreprise, elle (la France) veut faire en sorte que l'intérêt particulier soit toujours contraint de céder à l'intérêt général, que les grandes sources de la richesse commune soient exploitées et dirigées ... pour l'avantage de tous, que les coalitions d'intérêt ... soient abolies une fois pour toute, et qu'enfin chacun de ses fils, chacune de ses filles puisse vivre, travailler, élever ses enfants dans la sécurité et la dignité... »

C’est au prix de millions de morts que nous avons bénéficié de tous ces bienfaits pendant aussi longtemps.  Les temps ont changé, les néo-lib sont arrivés en force pour briser une à une toutes les avancées sociales au nom de l’intérêt individuel, privé et particulier.  
C’est dans ce cadre que les deux derniers grands espaces de solidarité que sont les soins de santé et l’éducation seront bientôt bradés aux affairistes de tous poils par la privatisation c’est-à-dire le vol.

ITE MISSA EST, ou si vous préférez, la messe est dite et un retour en arrière me parait impossible.   La génération narcissique selfie à d’autres chats à fouetter et s’en contrefout comme de sa première chemise.  Bien enterrer dans l’histoire, cette parenthèse d’espérance ne sera plus qu’un mauvais souvenir pour les capitalistes et néo-lib, ouf, ils ont eu chaud.  

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.