Octobre 17

Entre sidération et envie de se battre. Entre le découragement, le renoncement et l'acceptation, il ne reste que l'espoir. Ce n'est pas parce que le chemin semble impraticable qu'il ne peut être emprunté. Tenter l'impossible, renverser les logiques, rester vigilant, sur nos gardes, l'avenir est un cadeau qui s'offre à nous comme un soleil qui se lève le matin.

Et après il y aura la violence.

Imaginez leur peur, les gens, le jour d’après.
Maintenant, voyez, les gens, leur vrai visage.
Décolorant La dorure de leurs cages
Et leur confortable cynisme désuet.

Entendez, les gens, leurs patrons criés aux loups
N’oubliez pas, les gens, de rendre coup pour coup.
Assurez-vous les gens de connaitre leurs ruses
A la moindre occasion débarquent les chars russes.

Comme un boxeur, harassé après le combat
Étourdi, La tête tuméfiée, boursouflée,
À l’annonce défavorable des résultats
Ils n’accepteront pas les nouveaux préposés.

Souvenez-vous les gens de la fuite des nantis
Éditorial semant la peur, armé ainsi
Ils vous demanderont d’être raisonnable.
En acceptant leurs principes de notable.

Leurs déchainements de haine et de colère,
à la hauteur du ronronnement passif,
De leur violence assumant des guerres,
Qu’il faudra bientôt remettre à leur actif.

De leur chaos et de leur dégout du citoyen
s’autorisant le droit de guide de la pensée
Auto satisfaits, en laisse comme des chiens
ils aboient à tue-tête mais prisonniers.

Ces gens qui n’aiment pas perdre la partie
Combattent pour un règne oligarchique
Détestation viscérale de la démocratie
Sans remord, sans regret de plus sans critique

La conception même d’une autre victoire
A la seule idée, les rendent fous furieux.
Et quand sans eux s’écrit la belle histoire
leur pathétique discours en devient foireux.

Le combat à mener qui en vaut la peine
C’est celui de les voir à genou pleurnicher
en démontant leur rouage si bien huilé.
Dévoilant alors leurs faces pleines de haine.

Et après, il y aura la violence
Sanguinaire et spectaculaire, rance.
Rien ne sera trop beau pour servir leur caste
Ils ont les moyens de leurs desseins néfastes.

De toutes les époques et de tous les temps
Craignant insoumis, rebelles et opposants
Ils cassent tout espoir en opprimant, tuant
Ils effacent leurs traces en discréditant

Ils vont jusqu’à salir des mémoires et puis
écrivent l’histoire pour faire tomber dans l’oubli
ce qui ne sera pas de leur mascarades
bannissant ainsi de pauvres camarades.

De ce monde où leur parfait nous fait si mal
technologie est futilité abyssale
Europe mondialisée est forteresse
Finance, banques sont leurs armes maîtresses

Guerre invisible, ils sont invincibles
Monstrueux coupables de génocides
Spéculations folles sur des morts prévisibles
Pulvérisant à grand coup d’insecticide

Quand de leurs graines ne sortira que néant
Quand de leurs champs, ils ne produiront que du vent
Quand de leurs eaux usées devenues acides
 à nous de respirer leur bon air putride

Les renoncements coupables perpétuels
de les combattre, de les affaiblir sont vains
De choix, nous n’en avons point, devenons cruels
Comme eux, mentons, trichons et tuons-les enfin !

Le temps est venu pour les hommes vertueux
de se dresser contre l’oppresseur sinueux.
Serpent infâme souterrain et obséquieux
coupons-lui la tête et soyons-en heureux

Souvenez-vous l’adoration des dictateurs
des millions de morts, soldats ici-bas gisants
Des jeunesses sacrifiées ainsi glorifiant
Hommes d’affaires planqués devenus prédateurs

De génération en génération l’oubli
Alzheimer, amnésie peu importe les maux
Aux oubliettes leurs crimes et leurs délits
coupable de ne pas transmettre les bons mots

L’expérience, une comédie futile
pas entendue ni comprise, inutile
Personne ne regarde le passé de peur
d’y être en statue pétrifier de terreur

Or, si le passé ne rassure pas l’enfant
c’est de ses combats qu’il faudra bien s’inspirer
Pour que grandisse l’adulte adolescent
Continuons sans cesse de les faire douter.

N’ayant rien à perdre et certainement pas
la vie si belle annoncée et si mal vécue
travail, famille, patrie par conséquent  trépas
De guerre lasse, abattement voie sans issue.

Tranquillité et bonheur ne viendront pas d’eux
Ni de leurs enfants, ces impotents cérébraux
Qui de pères en fils reproduisent les bons vœux
De leur pognon et de leurs pouvoirs illégaux

Privé la propriété, volée la source,
biens publics tant convoités comme ressource.
Aidé en cela par des politiques chiches  
Ils piquent les pauvres pour donner aux riches

Confrérie fier de leurs atours et de leur fric
Protégé par une bande armée, les flics
concentration démoniaque de fachos cons
et qu’ils manipulent avec délectation.

De leur chimie mortelle, se prenant pour dieu
Injectant venin et décoction pour tous ceux
qui par malheur ne  se sentiraient pas trop bien
remèdes inventés qui ne souffrent de rien

Communication leur divine entourloupe
porte-parole néant, leurs huis verrouillés
Cerbères qui n’indique pas les champs Élysées.
Se taire et ne point dire pour rester sous coupe.

Alors des vies sont piétinées  bafouées
Existence fragile de leur bon vouloir
leurs exigences restent nulles, infondées
Car ils ont préférés, ni l’être mais l’avoir.

Quand le cœur considéré comme faiblesse
et l’argent déployé comme leur seul étendard
Manipuler et tuer avec adresse
est un but systématique du vil connard

Qui recroquevillé sur son portefeuille
N’entend plus, ne voit plus, commande son cercueil
Qu’il compte bien fermer le plus tard possible
Deuil national, paix aux grands hommes nuisibles

C’est dans ce tour de force, que peut dévoiler
l’ultime arnaque de leurs impostures
Ils arriveraient bien à nous faire pleurer
sur leurs ignobles et féroces raclures.

Je ne puis reconnaître aux personnages
un quelconque ressentiment respectueux
ils font comme ces casseurs de bas étage
des dégâts irréparables, petits mafieux

De maltraitance, ils ont leur préférence
Les femmes moins trente pourcents et l’enfance
qu’ils adorent exploités sans aucun état d’âme
ils n’hésitent jamais  leur vendant des armes

Et si le petit âge ils s’en sont occupés
N’allez pas croire que les vieux soient à l’abri
ceux-ci aussi ils adorent traumatiser
bien ranger dans des mouroirs, un paradis !

Heureux, Depuis peu, ils les font retravailler
Une armée de vieillards pour la moitié du prix
ils sont privés de repos pour l’éternité
Damnés pour rentabiliser le cours du riz

Qu’ils ont fixés à ceux de l’épargne pension
de vos pompeux aïeux  jusqu’à disparition
Pour eux évidemment pas, pour les vieux couillons
qui avaient cru aux jolies petites prévisions

Des bobards avalés sur l’espérance de vie
pour au final continuer à turbiner
et puis, même pas en paix, prière d allez crever
silencieusement, de plus, pas dans votre lit.

Voilà, malfaisants,  forts de vos certitudes
vous auriez tort de ne pas vouloir vous servir
Il ne faut changer en rien vos habitudes
Mal ou bien, vos désirs semblent vous assouvir

J’avais envie de vous insulter, injurier
mais en relisant ces vers, pas assez méchants
je m’en rends compte, restez en garde, prudent
Une paire de claques pourraient bien tomber

Cet exercice paraissait  bien amusant
De vous faire connaître tout mon mépris vexant
votre orgueil surdimensionné prétentieux
votre mort en souhait absolu est vœux pieux ?

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