Je me rappelle, il y a 30 ans, lorsque mes enfants, souvent fiévreux, nous appelions notre médecin de famille. Il venait à domicile, prêt à sauver notre progéniture avec des médicaments adaptés. Aujourd’hui, hélas, le progrès a pris une tournure inquiétante. Certains médecins semblent avoir trouvé leur vocation à l’Assemblée Nationale, là où ils s’acharnent à détruire les fondements du Conseil National de la Résistance et effaçant sciemment le souvenir d’Ambroise Croizat, le père de la sécurité sociale.
Le COVID a révélé l’ampleur de ces destructions. Pour le médecin moderne, il est devenu plus en vogue, et moins risqué, d’arpenter les plateaux télé que de répondre aux appels de patients contaminés. Ces Diafoirus de notre époque semblent préférer la gloire médiatique aux longues heures passées à sauver des vies aux urgences. Et quelle ironie ! Ces mêmes personnages sont capables de dire tout et son contraire, à l’image de nos fameux Messieurs Cahuzac et Véran. L’un jurant qu’il n’avait jamais trempé les doigts dans le pot de confiture, l’autre affirmant que les masques étaient inutiles dans la lutte contre le COVID.
Aujourd’hui, le patient—un terme approprié—doit se traîner jusqu’au cabinet du médecin pour obtenir une ordonnance, souvent pour des médicaments qui profitent en priorité aux actionnaires des laboratoires qu’à sa santé. Et si vous n’avez pas de médecin référent ? Bonne chance, surtout si vous habitez dans ce que l’on appelle désormais des déserts médicaux. Les témoignages sur des blogs comme MEDIAPART ne manquent pas pour illustrer cette réalité.
Merci, Monsieur Pétain, d’avoir instauré le conseil de l’ordre des médecins ! Une structure qui permet à la profession de se juger entre elle, tout en excellant dans le lobbying auprès de l’Assemblée nationale. Les augmentations de revenus des généralistes, souvent prioritaires, témoignent d’un système qui s’éloigne de l’éthique. Certes, il reste des médecins intègres, dévoués et compétents qui se battent pour sauver des vies. Mais comme dans tout corporatisme, on trouve aussi des brebis galeuses.
Alors, que faire ? Nous pouvons pleurer, nous lamenter, écrire des blogs sur MEDIAPART, et même voter pour que rien ne change. Mais il est temps d’agir ! C’est ce que j’ai tenté, à mon niveau modeste, pour permettre à ma mère de mourir dans la dignité. Si cela vous intéresse, restez à l’écoute pour la suite : « La Loi, rien que la Loi ».