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Billet de blog 28 janv. 2022

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Italie. Médias, coronavirus et droits de l’homme, par A. Miconi

"S’il y a encore des femmes et des hommes libres, là-bas dehors, il est grand temps qu’il fassent entendre leur voix et commencent à appeler les choses par leur nom."

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1. Aujourd’hui, ce que nous sommes

Amnesty International est reconnue, de façon curieusement unanime, comme l’institution la plus importante au monde dans le domaine des droits humains[1] et la presse italienne épouse elle aussi depuis toujours cette vision. Le Corriere della Sera la décrit comme une « organisation non gouvernementale internationale pour la défense des libertés, de la vérité, de la justice et de la dignité »[2], rien que ça ; La Stampa utilise le même langage[3] ; Il Sole 24 Ore cite même la note d’Amnesty (avril 2021) sur les risques dus aux mesures gouvernementales anti-Covid[4] ; le journal La Repubblica écrit, entre autres, un plaidoyer pour la « promotion des droits humains », où l’Italie « est en première ligne », en citant rien de moins que des passages du discours du Président de la République italienne,  Sergio Mattarella, à l’occasion de la publication par Amnesty du « rapport mondial sur les droits humains »[5] (qui donne la chair de poule si on le relit aujourd’hui).

D’un point de vue quantitatif, comme le montre la courte recherche résumée dans le tableau 1, le nombre de références faites à Amnesty International ces dernières années est resté constant dans les news médias italiens (surtout dans La Repubblica et dans Avvenire, sans doute du fait que laïques et catholiques ont une vision convergente sur le thème de l’immigration). De plus, Amnesty a été un moyen non seulement pour classifier les violations des droits dans les pays lointains mais aussi pour soutenir certaines positions progressistes sur des faits plus proches de nous – comme la mise sous séquestre de la Sea Watch, l’assassinat de Giulio Regeni, ou l’emprisonnement de Patrick Zaki.

Tableau 1. Articles mentionnant Amnesty International dans une sélection de news médias

© Source: données élaborées par A. Miconi

Par conséquent, on est en droit de s’étonner que nos médias, si sensibles aux droits de l’homme, n’aient jamais parlé de la dénonciation publiée par Amnesty International le 14 janvier 2022 laquelle « en ce qui concerne le contexte italien, […] continue à engager le gouvernement à fonder ses interventions sur des principes de légalité, de légitimité, de nécessité, de proportionnalité et non de discrimination ». En résumé, Amnesty indique quatre problèmes, qui mettent à risque les droits humains en Italie, à savoir : la durée anormale de l’état d’urgence ; l’exclusion des non vaccinés du monde du travail et des services essentiels ; la date d’expiration du Green Pass ; et l’interdiction de manifester contre le gouvernement[6]. Or une prise de position d’une telle portée – une mise en accusation du Pays par la plus grande organisation pour les droits civils – devrait raisonnablement mériter une place importante dans les organes d’information. Mais, comme on pouvait s’y attendre, la nouvelle a été relayée de façon sommaire et hâtive uniquement dans des journaux à faible tirage – L’Indipendente[7], Il Tempo[8] et L’Arena[9] – et pour le reste elle a été tue, dans la plus grande impudence.

Comment aurait-il pu en être autrement puisqu’il n’y a pratiquement rien, mais vraiment rien, sur quoi les médias n’ont menti : sur le fondement scientifique du confinement, sur le fantomatique modèle italien, sur l’accord au sein de la communauté scientifique, sur le caractère temporaire des mesures – pas si temporaires que ça –, sur les protocoles thérapeutiques, sur l’hérésie des médecins qui ont eu recours aux anti-inflammatoires et aux monoclonaux (à qui, on l’apprend aujourd’hui, il faut donner raison) ; sur la contagiosité des vaccinés ; sur la raison du Green Pass (s’il avait eu pour but de limiter la contagion, il aurait déjà été retiré précisément pour cette même raison). Or nous savons bien comment les choses fonctionnent : avec le temps les cartes vont être redistribuées, les proportions perdront de leur clarté, les partisans du confinement nieront l’avoir jamais été, et on assistera à l’approbation de la morale la plus banale – qui prétendra qu’on s’était basé sur les connaissances du moment, qu’il n’y avait pas d’alternative aux décisions prises et qu’à l’époque tout le monde avait la même lecture de la situation. Mais puisque tel n’est pas le cas, et que ça ne l’a jamais été, nous devons absolument garder les faits en mémoire si nous voulons pouvoir espérer de raccrocher notre existence collective aux dernières bribes de civilisation. Pour cela, le premier effort à faire est d’appeler les choses par leur nom, comme le fait Amnesty, et parler de violations des droits de l’homme.

 2. Hier, ce qui pouvait être fait

Comme tous les scientifiques de renom, à commencer par John Ioannidis, Harvey Risch, un épidémiologiste de Yale, est lui aussi totalement inconnu du public italien – public auquel les médias ont présenté, en guise d’experts, une horde grotesque de chercheurs de bas rang, ayant tous d’autres domaines de spécialisation. Ce n’est pas un hasard : Ioannidis a publié plusieurs recherches qui montrent l’inutilité des mesures de confirment de masse[10] et Risch a, quant à lui, pris une position encore plus critique en affirmant que, si nous avons très vite compris que le Sars-Cov-2 met à risque uniquement certaines catégories de la population, les médias et les gouvernements s’en sont eux servi à tort pour créer un climat de peur générale[11].

D’ailleurs, un grand nombre de scientifiques soutiennent la thèse selon laquelle les fermetures sont totalement inutiles pour limiter la contagion. Citons par exemple la Déclaration de Great Barrington, rédigée le 4 octobre 2020 par trois épidémiologistes de tout respect : Martin Kulldorff, de Harvard ; Jayanta Bhattacharya, de Stanford ; et Sunetra Gupta, d’Oxford[12]. La stratégie qu’ils proposent est de concentrer l’attention sur la population à risque, en apportant les soins et l’assistance à domicile – appelée « protection focalisée » ou ciblée – et de laisser les personnes qui sont statistiquement le moins à risque mener une vie normale, afin qu’elles s’immunisent à travers la contagion naturelle et que l’on évite les conséquences catastrophiques de mesures comme le confinement.

À ce jour, la Déclaration de Great Barrington (DGB) a été signée par plus de 46 000 médecins et plus de 15 600 scientifiques, dont Alexander Walker et Sylvia Fogel de Harvard, Laura Lazzeroni et Michael Levitt de Stanford ; Udi Qimron, Motti Gerlic, Ariel Munitz et Eitan Friedman de l’Université de Tel Aviv ; Jonas Ludvigsson de la Örebro University ; Tom Nicholson de Duke ; David Katz de Yale ; Lisa White d’Oxford (bref, ça aurait pu être pire). Mais ne vous étonnez pas si vous n’en avez jamais entendu parler : car les médias italiens ont fait de tout pour que rien ne se sache, comme le prouve le tableau 2.

Tableau 2. Mentions de la DGB dans les news médias italiens (les sept JT généralistes en prime time et les vingt quotidiens à plus grand tirage)

© Source : élaboration à partir de données de l’Université IULM et de l’Osservatorio di Pavia

Le nombre total de mentions, dix-sept, est risible mais surestimé quand on sait que les trois grands quotidiens nationaux rediffusent tous le même article – de sorte qu’il n’y a, en réalité, que quinze articles au total. Ajoutons à cela que ces articles ne brillent pas par leur loyauté : Avvenire parle d’un document promu par une fondation d’études économiques, en oubliant de dire – petit détail – que les auteurs sont trois épidémiologistes[13] ; La Stampa qualifie l’idée de la protection ciblée d’« inquiétant apartheid de la population »[14] (sans y voir rien de semblable, allez savoir pourquoi, dans le cas de l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans).

Il ne s’agit pas de débattre ici de la justesse de la DGB, que chacun est libre de juger comme il veut, mais de reconnaître le régime de mensonges et de mystification construit par les médias, en Italie ainsi que dans plusieurs autres pays. Il n’est tout simplement pas vrai que la communauté scientifique a été unanime sur la question de l’utilité du confinement ; et il n’est pas vrai qu’il n’y avait pas d’alternative. Dans un tel contexte, comment s’étonner du contenu des e-mails entre Anthony Fauci et Francis Collins, les deux hommes à la tête du système de santé des États-Unis, publiées grâce au Freedom of Information Act (une de ces choses qu’on devrait tout bonnement copier, au lieu de se vanter d’avoir inventé le droit). Collins écrit à Fauci qu’avec la signature de Mike Levitt, la Déclaration commence à « avoir une certaine notoriété » et il faut absolument organiser une « campagne rapide et radicale » de délégitimation[15]. Quelques jours plus tard, Collins dicte la ligne du pouvoir à la presse, en reprenant la même expression – « épidémiologistes marginaux », rien qu’une frange marginale – qu’il avait déjà utilisée dans les emails privés. Or, dire que les épidémiologistes des plus importantes universités du monde sont marginaux est purement et simplement absurde, et on voit ici la nature toute politique du coup de force que certaines institutions ont opéré en censurant des voix alternatives, en empêchant tout débat scientifique, en s’emparant des médias, et en définançant les chercheurs non alignés. Le Wall Street Journal a fini par le reconnaître, quoique tardivement, et a accusé Fauci d’avoir « intentionnellement vilipendé et sapé » la Déclaration de Great Barrington dans le seul but de maintenir son pouvoir.

« Au lieu d’essayer de manipuler l’opinion publique, le travail des fonctionnaires de la santé publique est d’offrir leurs meilleurs conseils scientifiques. Ils ne devraient pas agir en hommes politiques ni en censeurs, et quand ils le font ils minent la confiance du public. »[16]

Deux auteurs de la DGB, Bhattacharya et Kulldorf, ont eux aussi pris la parole pour dénoncer la manière dont Fauci et Collins ont œuvré ensemble à l’« élimination rapide et foudroyante » de leur thèse[17]. La campagne de délégitimation a certainement compté avec la participation de certaines autorités sanitaires anglaises – notamment Jeremy Farrar et Domenic Cummings – qui ont contribué à organiser « une campagne agressive dans la presse contre ceux qui sont à l’origine de la Déclaration de Great Barrington et ceux qui s’opposent aux restrictions générales du Covid-19. »[18] Le court exposé de Kulldorff et Bhattacharya mérite d’être lu, pour la clarté avec laquelle il illustre le caractère arbitraire, classiste et anti-scientifique du confinement et de la fermeture des écoles, mais aussi pour la façon dont il dénonce l’emprise des investisseurs sur la liberté et sur la dignité de la recherche. Ce n’est pas un hasard si les scientifiques qui ont accepté d’intervenir sur les plateaux télévisés – et pas seulement en Italie, comme une rapide recherche de Ioannidis l’a montré[19] – ne sont jamais parmi les plus estimés de la communauté académique, car ces derniers ont une autonomie et un honneur à défendre. Et il est évident que les responsables de tout ça – aussi bien dans les médias que dans la communauté scientifique – vont avoir beaucoup de comptes à rendre.

3. Quid des voix dissonantes

Entretemps, les médias ont revu leur stratégie. Serait-il devenu impossible de cacher les opposants ? Ou s’agit-il de faire monter l’audimat pour satisfaire les publicitaires ? Quoi qu’il en soit, la présence de voix critiques face au Green Pass est désormais constante dans les talk shows, bien plus que ne l’a été celle des opposants au confinement, au couvre-feu et aux zones rouges qui n’ont en fait jamais eu la parole. Mais au lieu d’élargir la sphère du débat, on assiste à un nouveau drame, voire à une nouvelle forme symbolique : la mise en scène de la punition des dissidents.

Ce n’est pas un hasard, me semble-t-il, si les voix critiques n’ont que peu d’espace dans les quotidiens où leur point de vue, bien que marginalisé et relégué dans les pages intérieures, garde leur autonomie propre et leur intégrité. Par contre, les opposants au laissez-passer sont souvent invités dans les talk shows : le but recherché étant de les attaquer, de les insulter, de les mettre au ban, en recourant à des agressions de groupe où le ton va du harcèlement, dans le meilleur des cas, à la rixe verbale pure et dure. Parmi les exemples, on citera celui de Maddalena Loy, une des rares journalistes à ne pas se plier au diktat du gouvernement, qui a subi les moqueries de Bianca Berlinguer et de Bruno Vespa pour avoir affirmé que les vaccinés aussi contractent l’infection : affirmation à laquelle, par ailleurs, tout le monde a fini par adhérer. Un médecin et un journaliste (Matteo Bassetti et Luca Telese) ont eu la même attitude face à Mariano Amici qu’ils ont qualifié littéralement de fou. Alberto Contri a dû faire face à une pluie d’insultes et d’attaques personnelles, de la plus basse espèce. Francesco Borgonovo a été agressé alors qu’il s’efforçait d’analyser la question terrifiante – que les journalistes font semblant de ne pas voir – de l’exclusion des non vaccinés des soins hospitaliers. Giovanni Frajese est régulièrement invité sur les plateaux télé et se retrouve tout aussi régulièrement sous le tir d’attaques fallacieuses, auxquelles il oppose toutefois un admirable aplomb. Quant à Paolo Gibilisco, un mathématicien avec qui je partage la motion contre le Green Pass dans les universités[20], le vice-ministre [de la Santé] Sileri lui a dit que le gouvernement fait en sorte de lui rendre la vie impossible – oui, c’est bien ce qu’il a dit, sans que personne ne demande sa démission – parce que ceux qui ne respectent pas les règles sont dangereux.

On pourrait continuer à citer des exemples à l’infini mais interrogeons-nous plutôt sur la fonction de ce script qui consiste à mettre en scène l’agression contre les minorités, à montrer à tous ce qui arrive – en petit dans les studios télé et en grand en Italie, en 2022 – à quiconque ne s’aligne pas sur les volontés du gouvernement. En effet, désormais tous les masques et les arguments de façade, y compris médicaux, sont tombés et nous sommes enfin arrivés à la racine du problème, au cœur de la question : au pouvoir – cette chose secrète, inquiétante et ultime, pour citer Carl Schmitt[21]. Une fois mis à nu et dépouillé de sa douteuse légitimation médicale, le discours des médias peut se résumer comme suit : seul deux options sont possibles, l’obéissance ou la persécution. Entendons-nous, au-delà des médias, ce sont tous les domaines de la société qui ont fait tomber le dernier masque et révélé la présomption d’une légitimité formelle : ainsi, les parlementaires positifs au Sars-Cov-2, qui devraient être en quarantaine, vont voter pour l’élection du Président de la République, tandis que les parlementaires non vaccinés ne peuvent pas y participer. Et le monde intellectuel ne fait pas mieux, à en juger par la réaction modérée du président de la Conférence des recteurs à notre pétition contre le Green Pass : l’université italienne n’a qu’une seule ligne, et c’est celle du gouvernement[22] (une phrase à la quintessence fasciste, en plus du fait que la Conférence des recteurs des universités italiennes n’a aucun titre pour parler au nom de l’université). Ce que peu d’entre nous ont perçu dès le début[23], est désormais notoire et évident – les choses ne pourraient être plus claires. S’il y a encore des femmes et des hommes libres, là-bas dehors, il est grand temps qu’il fassent entendre leur voix et commencent à appeler les choses par leur nom.

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Andrea Miconi enseigne la Sociologie des médias à l’université IULM de Milan, où il coordonne le projet Horizon 2020 EUMEPLAT-European Media Platforms. Ses publications les plus récentes sont Epidemie e controllo sociale (manifestolibri, 2020), Surplus digitale. La filiera del valore da Marx al web (EGEA, 2019) et Teorie e pratiche del web (Il Mulino, 2018).

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Le présent article est paru en italien le 27 janvier 2022 sur le site web de la Fondazione David Hume.

Traduction française par Silvia Guzzi.

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[1] Par exemple R. Takhur, Human Rights: Amnesty International and the United Nations, “Journal of Peace Research”, 31, 2, 1994, 143-160.

[2] Dodici mesi di buone notizie, Amnesty International e le battaglie vinte, “Corriere della Sera”, 1 janvier 2022.

[3] M. Tagliano, In piazza Martiri a Cervo una pianta per i sessant’anni di Amnesty International, “La Stampa”, 7 décembre 2021.

[4] R. Bongiorni, Rapporto Amnesty: quando la Pandemia travolge gli ultimi diventa un’alleata dei regimi, “Il Sole 24 Ore”, 7 avril 2021.

[5] Mattarella, “Promozione dei diritti umani imperativo etico. Italia in prima linea”, “la Repubblica”, 10 décembre 2018.

[6] Amnesty International, Posizione di Amnesty International Italia sulle misure adottate dal governo per combattere il covid-19, 14 janvier 2022, https://www.amnesty.it/posizione-di-amnesty-international-italia-sulle-misure-adottate-dal-governo-per-combattere-il-covid-19/.

[7] Amnesty all’Italia: emergenza deve finire, non discriminare i non vaccinati, “L’Indipendente”, 15 janvier 2022.

[8] Vaccino, green pass e stato d’emergenza: anche Amnesty International denuncia discriminazioni, “Il Tempo”, 14 janvier 2022.

[9] Amnesty: “Spingere sui vaccini, ma obbligo ultima risorsa. No a Super Green Pass per lavoro e trasporti”, “L’Arena”, 15 janvier 2022.

[10] Par exemple V. Chin, J. Ioannidis & altri, Effects of non-pharmaceutical intervention on COVID-19: A Tale of Three Models, “MedRxiv”, 10 dicembre 2020, doi.org/10.1101/2020.07.22.20160341; E. Bendavid, J. Ioannidis et al., Assessing mandatory stay-at-home and business closure effects on the spread of COVID-19, “European Journal of Clinical Investigation”, 51, 4, 2021.

[11] I. van Brugen & J. Jekielek, COVID-19 a Pandemic of Fear “Manufactured” by Authorities: Yale Epidemiologist, “The Epohc Times”, 5 décembre 2021.

[12] https://gbdeclaration.org. Il convient de préciser que j’ai moi aussi signé la DGB, bien entendu à titre personnel.

[13] R. Colombo, Contenere il coronavirus senza ampliare le disparità, “Avvenire”, 21 octobre 2020.

[14] E. Tognotti, L’inquietante apartheid anagrafico, “La Stampa”, 30 octobre 2020.

[15] Jay Bhattacharya su Twitter, 18 décembre 2021, https://twitter.com/DrJBhattacharya/status/1471986453823459330.

[16] How Fauci and Collins Shut Down Covid Debate, “Wall Street Journal”, 21 décembre 2021.

[17] J. Bhattacharya et M. Kulldorff, The Collins and Fauci Attack on Traditional Public Health, “The Epoch Times, 2 janvier 2022.

[18] M. Kulldorff et J. Bhattacharya, The smear campaign against the Great Barrington Declaration, “Spiked Online”, 2 août 2021.

[19] J. Ioannidis, A. Tezel et R. Jagsi, Overall and COVID-19 specific citation impact of highly visible COVID-19 media experts: bibliometric analysis, “British Medical Journal”, 2021, doi:10.1136/ bmjopen-2021-052856.

[20] https://nogreenpassdocenti.wordpress.com.

[21] C. Schmitt, Nomos, presa di possesso, nome [1959], in Stato, grande spazio, nomos, Milan, Adelphi, 2015, p. 339.

[22] C. Caruso, “L’università sta con il governo. No ai manifesti anti green pass”. Parla il capo dei rettori, “Il Foglio”, 8 septembre 2021.

[23] A. Miconi, Epidemie e controllo sociale, Rome, manifestolibri, 2020.

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