La garantie de l’emploi, pilier de la MMT : une possible sortie de crise ?

Alors que la pandémie de coronavirus, en bloquant la circulation marchande au niveau mondial, entraîne une montée en flèche du chômage, certaines pistes issues de la Modern Monetary Theory mériteraient sans doute une plus grande attention. Ainsi en est-il de la garantie de l’emploi, laquelle nous incite à repenser notre rapport à l’organisation sociale du travail... Second volet sur la MMT.

            Si les crises dévoilent de manière insigne les défectuosités structurelles du système économique, elles ne sont pas sans mettre à mal, parallèlement, les traditionnels théorèmes qui lui servent de fondements scientifiques (pourtant fort contestables). La pandémie de coronavirus ne fait évidemment pas exception : sa propagation aussi véloce qu’inattendue a démontré l’extraordinaire vulnérabilité d’un ordre commercial caractérisé par un éclatement des chaînes de valeurs, où la moindre rupture ne peut que générer un blocage général et instantané de la circulation capitalistique. Dans cette course effrénée aux profits et à l’habituelle réduction des coûts, conduisant au pressurage des salaires et à l’affaiblissement corrélatif de la demande solvable, les conséquences sociales, sanitaires et économiques étaient (et sont toujours), en revanche, tout à fait prévisibles : pénurie de matériels médicaux (révélant au passage l’irrationalité des marchés du point de vue de la satisfaction des besoins de la population) et une hausse spectaculaire du chômage[1].

            Dans un tel contexte, les solutions avancées en permanence par le discours dominant pour endiguer cette vague inédite (encore plus puissante que celle de l’après-2008) paraissent être, non seulement inopérantes, mais surtout potentiellement dévastatrices. Pour reprendre une métaphore informatique utilisée ad nauseam par l’éditocratie, il faudra dans un avenir (très) prochain changer absolument de logiciel (néoclassique), car celui-ci semble de toute évidence... contaminé par le virus...

            Alors que l’économie mondiale est aujourd’hui au bord de l’apoplexie, laissant craindre un effondrement majeur de sa fragile architecture financière (sans parler de l’intensification des discordances géopolitiques qui fleurissent de manière inquiétante), des solutions jadis discréditées – car jugées non conformes aux savantes équations économétriques et aux canons formels de l’orthodoxie – pourraient bien apparaître comme des pistes nettement plus fécondes, tant d’un point de vue économique qu’écologique. Ainsi en est-il de la garantie de l’emploi (GE), promue par la Modern Monetary Theory (MMT). Pilier de cette approche innovante et stimulante, cette idée, qui prend le contre-pied les poncifs d’un marché du travail répondant aux seuls critères de la microéconomie, ouvre à coup sûr de nouvelles perspectives, davantage en phase avec les exigences dantesques et les enjeux colossaux de la situation actuelle.

 

            Petit rappel[2] : le point de départ de la Théorie Monétaire Moderne est qu’un pays souverain, frappant et contrôlant sa propre monnaie, ne connaît fondamentalement aucune limite budgétaire, dans la mesure où il lui sera toujours possible de payer ses dépenses sociales avec sa devise. Bien que son origine philosophique soit ancienne – elle puise une partie de son héritage dans le chartalisme du début du XXe siècle, théorisé par l’économiste autrichien Georg Friedrich Knapp (1842-1926) –, son apport intellectuel est de changer radicalement notre regard « sur le financement des dépenses publiques et le rôle de la politique budgétaire »[3].

            Comme l’exprime clairement Pavlina Tcherneva, la MMT est avant tout une conception macroéconomique qui nous incite à repenser, fonctionnellement et institutionnellement, la coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire – c’est-à-dire à les aborder à partir de leur « relation intégrée »[4]. En ce sens, cette approche ne se résume guère au Quantitative Easing, lequel vise grosso modo à injecter des liquidités dans les rouages de la sphère financière (venant dans la foulée renforcer la spéculation), sans réelle projection « budgétaire » – sinon sur le mode d’un approfondissement de la logique austéritaire[5].

            La principale critique adressée à la MMT concerne l’inflation. En effet, comme le soulève Bruno Amable, un « État sans contrainte ne va-t-il pas émettre "trop" de monnaie et déprécier ainsi sa valeur » ? Pour ses théoriciens, cette épineuse question de l’inflation ne se pose qu’au moment où le plein-emploi est réalisé. D’où le rôle primordial attribué à la fiscalité. Si l’inflation risque d’augmenter, « en raison d’une demande globale supérieure à l’offre », un relèvement ciblé des impôts – et donc concentré principalement sur les hauts revenus, dans l’optique d’une réduction significative des inégalités – devrait « permettre de diminuer cette demande et d’apaiser les tensions inflationnistes ». Le système fiscal est, ce faisant, essentiel – « organique » – à la mobilité de la monnaie [6].

            Et c’est ici qu’intervient la garantie de l’emploi, thématique dérivée de la théorie minkyienne de l’État employeur en dernier ressort[7]. En embauchant, lorsque la conjoncture se dégrade (nous y sommes...), les demandeurs d’emploi à un salaire décent (living wage)[8], l’État assure dès lors ses fonctions de stabilisateur macroéconomique : soutenir la demande globale, tout en satisfaisant des besoins sociaux que les marchés délaissent (conformément à leur « fonctionnement naturel »), faute de rentabilité suffisante. Car, sans doute avons-nous tendance à parfois l’oublier, vraisemblable conséquence d’une confusion sémantique commise par l’école néoclassique, la seule valeur que valide la circulation processuelle de la marchandise dans un régime capitaliste est bien la valeur d’échange.

            Aussi, en dénouant de cette manière le « fameux dilemme inflation-chômage », tout en amortissant les « coûts sociaux correspondants » (B. Amable), cette politique économique préventive[9] s’oppose-t-elle activement à la vision univoque qui domine dans les cercles mainstream... Une vision qui, en dépit de son apparente solidité scientifique (sic), ne résiste guère à une rigoureuse confrontation empirique, a fortiori lorsque l’on tient compte des effets concrets qu’elle engendre implacablement en termes de régression de la qualité de vie (montée de l’anxiété, chute de l’espérance de vie, aggravation de la violence sous toutes ses formes, etc.), tributaires d’un creusement préoccupant des disparités socioéconomiques[10].

            En d’autres mots, depuis quelques années, de nombreux pays (parmi les plus développés) connaissent un taux de chômage officiel relativement faible sans pour autant souffrir d’une inflation galopante ; la célèbre courbe de Phillips[11] – qui tente d’établir une corrélation négative entre taux de chômage et taux d’inflation –, paraît d’ores et déjà appartenir (théoriquement) au passé, nonobstant les quelques tentatives désespérées (ad hoc) de la sauver idéologiquement... et de préconiser au passage l’impérieuse modération salariale au nom de la compétitivité des entreprises[12]. Car, si cette courbe s’évapore (ou s’aplatit), la « légitimité » du modèle de gestion néolibérale du marché du travail se volatilise également[13].  

            Une persistance dans l’erreur qui n’est ni plus ni moins qu’un « profond échec moral », en suivant le constat émis par P. Tcherneva[14]...

 

Le NAIRU dans l’impasse

            En redéfinissant de façon diamétralement opposée l’articulation entre emploi et indice des prix à la consommation, la MMT s’attaque de facto à l’une des pièces maîtresses de la synthèse néoclassique : le NAIRU[15]. Par ce concept, érigé en dogme (sinon en fétiche), il faut entendre « un taux de chômage qui n’accélère pas l’inflation ». Michel Husson l’énonce avec limpidité : en justifiant normativement un taux de chômage « naturel » en deçà duquel on ne peut descendre sans créer dans la foulée une préjudiciable poussée inflationniste – et une indésirable majoration des rémunérations[16] (sic) –, cet indice ne fait qu’entériner un rapport de forces défavorable aux travailleurs, en adéquation avec les intérêts des détenteurs de capitaux. Pour dire les choses différemment, le NAIRU pourrait très bien être nommé « taux de chômage qui ne fait pas baisser les profits »[17].

            Ce diagnostic est clairement partagé par Tcherneva : cette vue de l’esprit, malgré une sophistication croissante de ses schémas économétriques, n’est in fine qu’un mythe. Comme le reconnaissent d’ailleurs aujourd’hui certains penseurs orthodoxes (lesquels œuvrent parfois dans des institutions peu connues pour leurs positions iconoclastes, à l’instar de l’OCDE), il semble admis le fait qu’il n’existe point de théorie satisfaisante de l’inflation, ses causes pouvant être multiples et infiniment plus complexes que ne le suggère désespérément le discours hégémonique[18]

            La GE est « donc une politique de l’emploi contracyclique qui offre le type de stabilité en matière d’inflation attendue dans le modèle du NAIRU ». Cependant, elle le « fait beaucoup mieux », dans la mesure où elle s’appuie sur une analyse enrichissante qui, sans chercher à se substituer subtilement au chômage en s’imposant « comme une force d’apprivoisement des prix », prend acte de l’incompressible multiformité de leurs déterminations respectives[19].

            Le plein-emploi effectif n’apparaît plus ici comme un objectif impossible à atteindre, mais plutôt comme le vecteur (moral et efficace) d’une authentique stabilisation macroéconomique, fort peu compatible avec la notion d’équilibre des marchés (y compris celui du travail) diffusée par le paradigme néoclassique[20].

 

Garantie de l’emploi versus revenu universel

            Dans un entretien paru récemment sur le site de Mediapart[21], William Mitchell, l’un des fondateurs de la MMT, s’inscrit précisément dans cette lignée. À la confluence du post-keynésianisme et du marxisme (R. Godin), sa démarche se confronte sans détours au néolibéralisme ambiant, tout en laissant poindre un « au-delà du capitalisme » – ce qui, par ailleurs, n’élimine pas la dimension monétaire de l’économie. 

            La conception mitchellienne de la GE s’intègre spécifiquement dans cette perspective, où la nécessité de « réduire [hic et nunc] les souffrances des travailleurs » ne doit pas être perçue comme un « palliatif » à un système défaillant, repoussant indéfiniment « le temps de la révolution ». Aussi la volonté immédiate d’améliorer le sort d’une partie de la population, tout en luttant de plain-pied contre les inégalités et la captation (devenue obscène) des richesses par une élite en quête du pouvoir politique (tel que l’a dénoncé entre autres l’épidémiologiste Richard Wilkinson), n’est-elle pas incompatible avec ce désir « de réclamer un changement systémique à plus long terme ». 

            Par conséquent, la garantie de l’emploi ne doit point être regardée comme un simple expédient ; elle suppose a contrario de revoir de fond en comble notre « concept de productivité », en y intégrant une « valeur sociale ». Déployée à grande échelle, la GE « serait une structure qui mettrait en avant le travail qui apporte des contributions à la société. Elle pourrait donc à la fois donner un travail [décemment] payé à ceux qui en ont besoin et légitimer [de fil en aiguille] cette idée de la productivité sociale ». 

            Qui plus est, en modifiant notablement la structure de l’emploi, la GE interromprait possiblement le « chantage à l’emploi » : cette garantie proposant un niveau salarial satisfaisant (bien au-delà du seuil de pauvreté), les entreprises privées, si elles « veulent que les gens travaillent pour [elles], « devront alors investir massivement dans la technologie » et offrir des rémunérations plus élevées. Dans le cas contraire, elles « ne trouveront pas de main-d’œuvre ». Ainsi, tout en enclenchant une vertueuse « dynamique d’efficacité », la mise en œuvre d’un tel programme est-elle potentiellement en mesure d’inverser la pression exercée sur les salariés et bouleverser favorablement les rapports de forces. En conformité avec ces arguments, l’économiste australien préfère la GE au revenu de base universel, qui laisse en suspens maints aspects (politiques et économiques) de la vie en société – à commencer par la fonction déterminante (monétaire) qu’y remplit l’appareil fiscal (Tcherneva)...  

 

            Ces dernières assertions relativisent grandement les critiques de Thomas Palley, suggérant que la MMT néglige la répartition des revenus et la conflictualité sociale[22]. Car si la Modern Monetary Theory revendique en partie l’héritage keynésien, Mitchell reste malgré tout persuadé que le capitalisme, en tant que système basé sur des rapports sociaux asymétriques, est une impasse à long terme. C’est la raison pour laquelle la GE ne se borne pas à limiter les dégâts d’une sphère privée s’évertuant, selon la locution consacrée, à privatiser les profits et à collectiviser les pertes ; elle se présente de facto comme un dispositif pratique visant une transformation profonde de l’ordre social.

            On peut toutefois demeurer sceptique vis-à-vis de son interprétation du déclin historique de la productivité. S’il associe, sans doute à juste titre, sa décélération à la financiarisation tous azimuts de l’économie amorcée à la charnière des années 70 et 80 – ce phénomène plombant à l’évidence l’investissement productif –, Mitchell paraît intervertir ici la chronologie. Jean Gadrey[23] l’a d’ailleurs abondamment documenté : le ralentissement des gains de productivité précède (d’une bonne décennie) l’instauration de la rationalité néolibérale, qui fait davantage figure de riposte idéologique au fléchissement concomitant du taux de profit que de premier moteur temporel – et ce, même si son déploiement irrépressible en a assurément exacerbé les flagrantes contradictions.

*

            Si la garantie de l’emploi, rappelle Mitchell, n’a pas vocation à assumer stricto sensu les tâches du secteur public, elle se pose néanmoins comme une piste féconde à explorer (et un puissant dispositif stabilisateur), à plus forte raison à une époque marquée par une crise sans précédent. Et si cette dernière a jeté une lumière crue sur les déficiences structurelles du capitalisme néolibéral, elle a de surcroît sapé la frêle crédibilité des usuels artifices économétriques qui recouvraient de plus en plus maladroitement ses effets sociaux désastreux, tout en promouvant périlleusement un marché du travail à deux vitesses.

            Quoiqu’il en soit, le tassement observé des gains de productivité et l’incontournable question environnementale nous imposent urgemment de réévaluer notre rapport à l’emploi (ce qui implique une réflexion active sur le partage du temps de travail[24]) et d’en remodeler l’organisation sociale, laquelle devra nécessairement être orientée vers la satisfaction des besoins humains – transcendant l’unique valeur d’échange – et l’inéluctable transition écologique[25]. Le défi démocratique à relever est bel et bien, de part en part, « d’ordre civilisationnel » (J.-M. Harribey).

            Derechef, nous pouvons constater que les enjeux ne se cantonnent point qu’à la sphère économique ; ils appartiennent simultanément au champ politique...

 

[1] Voir sur le sujet : COVA, H., « L’épidémie de coronavirus : insigne symptôme de la mondialisation néolibérale ? », Mediapart, 9 avril 2020.

[2] Pour une présentation plus exhaustive, voir mon article précédent : COVA, H., « Quand la "Modern Monetary Theory" vient à la rescousse de l’économie », Mediapart, 28 avril 2020.

[3] AMABLE, B., « La "Modern Monetary Theory" ou le financement monétaire de la dépense publique », Libération, 29 avril 2019. La MMT est d’ailleurs souvent qualifiée de néochartalisme.

[4] TCHERNEVA, P., « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique » (entretien), Le Vent se lève, 3 février 2020.

[5] Ce point de vue est notamment défendu par l’économiste Patrick Artus. Voir : ARTUS, P., « Modern Monetary Theory (MMT) : rien de moderne ou de nouveau », Natixis, 21 mai 2019.

[6] Voir : AMABLE, B., art. cit. Les dernières citations sont tirées de cet article. Pour reprendre les termes de Pavlina Tcherneva, « il faut se rappeler que [l'État] ne fournit pas de monnaie gratuite : il les obtient à travers le système fiscal. Il doit générer une demande pour la monnaie de telle sorte que le secteur privé puisse venir fournir des ressources, de la main d'oeuvre et diverses choses dont l'État a besoin. Pourquoi en a-t-il besoin ? Pour redistribuer plus équitablement les ressources réelles et non la monnaie en elle-même. » (Voir : TCHERNEVA, P., « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique », art. cit. C'est moi qui souligne.)

[7] A noter que, selon Tcherneva, quoique la garantie de l’emploi (GE) soit une option publique émanant de l’État (garant de la « cohérence macroéconomique »), son application doit se faire démocratiquement au niveau local. En outre, afin d’en assurer la cohérence, la GE doit être un dispositif permanent. (Voir : TCHERNEVA, P., « La Garantie de l’emploi : Conception, Emplois et mise en œuvre », MMT France, avril 2018.)

[8] Aussi est-il nécessaire de « créer des opportunités de travail adaptées aux personnes de niveaux de compétences variées ». De ce fait, la GE n’a rien d’un workfare, fût-il « réaménagé ». (Voir : ibid.)

[9] Ibid. L’auteure le souligne d’ailleurs à juste titre : les « coûts » liés au chômage sont déjà « payés » par « l’économie et la société dans son ensemble ».

[10] Voir sur le sujet : COVA, H., « Pour lutter contre les épidémies, luttons aussi (et surtout) contre les inégalités... », Mediapart, 27 mars 2020 ; et : « Les fondements contestables d’un consensus : le cas du salaire minimum », Mediapart, 17 janvier 2020.

[11] Du nom de son inventeur néo-zélandais Alban William Phillips (1914-1975). Cette courbe, formulée à la fin des années 50, a notamment inspiré les travaux des « néokeynésiens » Paul Samuelson et de Robert Solow, deux « prix Nobel ». (Voir : HUSSON, M., « Comment les économistes expliquent le chômage », À l’encontre, 6 juillet 2018.)

[12] Voir sur le sujet : HUSSON, M., « Malaise dans l’économie dominante », À l’encontre, 4 septembre 2019.

[13] HUSSON, M., « Comment les économistes expliquent le chômage », art. cit.

[14] TCHERNEVA, P., « La Garantie de l’emploi : Conception, Emplois et mise en œuvre », art. cit.

[15] De l’acronyme anglais : Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment.

[16] C’est d’ailleurs plus ou moins le même schème de pensée qui justifie la non-augmentation du SMIC. (Voir : COVA, H., « Les fondements contestables d’un consensus : le cas du salaire minimum », art. cit.)

[17] HUSSON, M., « Comment les économistes expliquent le chômage », art. cit.

[18] Voir : COVA, H., « Quand la "Modern Monetary Theory" vient à la rescousse de l’économie », art. cit.

[19] TCHERNEVA, P., « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique » (entretien), art. cit.

[20] HUSSON, M., « Objectif plein-emploi, c’est possible ! », Alternatives économiques, 4 mai 2018 ; et : COVA, H., « Pour une autre approche du travail : Minsky et le plein-emploi », Mediapart, 30 octobre 2018.

[21] MITCHELL, W., « Nous entrons dans un nouveau paradigme économique » (entretien avec R. Godin), Mediapart, 23 février 2020. Les prochaines citations, sauf mentions contraires, sont tirées de cet entretien.

[22] ANOTA, M., « La théorie monétaire moderne sous le scalpel d’un postkeynésien sceptique », Alternatives économiques, 3 mai 2019.

[23] GADREY, J., Adieu à la croissance, Paris, Les Petits Matins, 2015 (troisième édition).

[24] Voir : COVA, H., « Au-delà des idées reçues : la question du temps de travail à l’aune des statistiques », Mediapart, 9 mai 2019.

[25] GADREY, J., art. cit.

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