Quand la « Modern Monetary Theory » vient à la rescousse de l'économie...

Alors que les « piliers du néolibéralisme » semblent menacés d’effondrement idéologique, suite aux effets prolongés de la pandémie, les idées issues de la Théorie Monétaire Moderne, abondamment débattues dans le monde anglo-saxon, paraissent gagner du terrain... et conquérir des institutions jusqu’alors peu suspectées d’« hétérodoxie »... Premier volet d’une série de trois articles.

             S’il était possible de désigner un aspect en particulier d’une crise économique, dans la mesure où son avènement excède précisément sa dimension conjoncturelle, peut-être devrions-nous insister sur sa faculté à dévoiler les déficiences notoires d’un mode de production et d’échange ayant de plus en plus de mal à dissimuler son affaissement idéologique. Ce qui, d’ailleurs, n’est point surprenant : son « bon fonctionnement », basé sur la notion d’équilibre, requiert un tel improbable alignement des planètes, qu’une simple déviation semble induire un chaos cosmologique, auquel la « science économique » n’est guère en position d’apporter un schème interprétatif adéquat. En effet, la théorie standard éconduisant d’emblée toute référence à une quelconque instabilité inhérente au système capitaliste, les crises y sont dès lors réduites à de simples incidents (difficilement prédictibles) venant momentanément perturber la mécanique bien huilée des marchés[1].

            Pourtant, lorsque de tels événements dramatiques surviennent, il n’est pas rare que les préceptes habituellement mobilisés et usuellement mis en œuvre soient littéralement abandonnés, du moins pour un temps, au profit de mesures exceptionnelles (au sens premier du terme) clairement en rupture avec l’ordre dominant des choses... Quoique, de coutume, leurs versatiles promoteurs, peu adeptes d’un quelconque mea culpa, se gardent bien d’en revendiquer la philosophie sous-jacente, espérant a contrario un preste retour à la normale – avec, à la clef, une justification principielle des éternelles politiques d’austérité...   

            Comme le rappelle Cédric Durand[2], professeur à l’Université Paris-XIII, « au cours des dernières décennies du néolibéralisme [et en conformité avec les prescriptions hasardeuses de l’école néoclassique], le marché a été paré de toutes les vertus : efficience dans l’allocation des ressources, dynamisme de la compétition, différenciation des produits de consommation. La crise en cours fait apparaître au grand jour que le marché a aussi de sérieuses limites ». Le « fractionnement marchand » – c’est-à-dire l’éclatement des chaînes de valeurs à l’échelle planétaire, au nom d’une maximisation de profits de plus en plus tributaires de la financiarisation de l’économie – a démontré par l’absurde une « inefficacité dynamique », ce qu’a tragiquement révélé l’ahurissante pénurie d’équipements médicaux en France. « Chaînes d’approvisionnement à flux tendu, dispersion des processus productifs et faiblesse des réserves stratégiques rendent le tissu social et productif vulnérable et entravent sa faculté d’adaptation en cas modification brutale la situation ». 

            En d’autres mots, la moindre cassure survenant à n’importe quel point de cette ligne de montage globalisée induit dans la foulée une paralysie quasi générale de la production et de la circulation au niveau mondial. La rationalisation à outrance des coûts (dont le pressurage des salaires), opérée avec acharnement par les entreprises transnationales – cette rationalisation découlant systémiquement du fléchissement historique des gains de productivité –, a mécaniquement conduit à cette situation irrationnelle, où la demande solvable demeure structurellement en décalage avec les capacités productives (d’où ce fléchissement de la production industrielle antérieure à la pandémie)[3]. Matérialisation de ces déséquilibres macroéconomiques, l’endettement privé et public prend ainsi le relais du financement et du maintien d’une économie erratique, dont les processus d’accumulation s’avèrent intrinsèquement déstabilisateurs...    

            Dans un tel contexte aussi dramatique, marqué par une épidémie d’une véhémence inédite, nous comprenons d’ores et déjà l’inanité des pratiques coutumières (néolibérales)... et, par effet de symétrie, l’étonnant intérêt pour des options jugées il y a peu comme extravagantes. Ainsi en est-il des solutions inspirées de la Modern Monetary Theory (MMT)[4], dont on connaît la centralité intellectuelle dans l’élaboration du Green New Deal outre-Atlantique..

 

            L’idée principale de cette approche hétérodoxe, hélas peu débattue en Europe, est qu’un pays souverain, disposant de sa propre monnaie, ne connaît a priori aucune restriction budgétaire, puisqu’il lui sera toujours possible de financer ses dépenses sociales avec sa devise. « À la limite, résume l’économiste Bruno Amable, un gouvernement n’a même pas besoin de s’endetter en émettant des titres publics, la monnaie tient ce rôle. Il n’y a aucun risque de défaut [de faillite] sur cette dette puisque l’État contrôle l’émission de monnaie. Cette dernière est donc une dette à taux d’intérêt nominal nul »[5]. Monopole de la sphère étatique, elle est ainsi perçue comme un bien public, où souveraineté monétaire et souveraineté politique sont étroitement liées l’une à l’autre[6].

            À rebours de maints courants néokeynésiens (ou monétaristes), qui, dans la fidèle lignée de Jean-Baptiste Say, réduisent grosso modo la monnaie à un instrument neutre (à un voile posé sur la réalité des échanges)[7], celle-ci est ici plutôt abordée à partir de sa nature institutionnelle. Aussi, quoiqu’elle s’inscrive forcément dans un rapport vertical (du haut vers le bas), la monnaie n’en est-elle pas moins (horizontalement) une composante « endogène aux processus économiques », « en particulier en ce qui concerne le système bancaire », envisagé dans cette optique comme « une extension, voire une franchise de l’État »[8] – lequel, en dernière (ou première...) instance, en assure la stabilité d’ensemble. D’où la nécessité de fortement réglementer les banques... afin de conjurer en amont l’éventualité d’une crise financière...

 

            En ce sens, la MMT ne s’apparente guère, comme semble l’affirmer Patrick Artus[9], à un simple prolongement du Quantitative Easing (lequel, dans un cadre néolibéral, a surtout fourni les liquidités indispensables à la spéculation boursière), ni à une soi-disant légitimation du déficit public et de l’endettement public, financés miraculeusement par leur monétisation[10] ; elle vise au contraire à repenser la coordination, au niveau macroéconomique, de la politique monétaire et de la politique budgétaire – leur « relation intégrée », d’après les mots de la chercheuse Pavlina Tcherneva[11], l’une de ses principales théoriciennes.

            Dit autrement : leurs opérations étant souvent complémentaires, sinon symétriques, d’un point de vue fonctionnel, il importe donc d’en assurer concrètement l’articulation et la cohérence au sein d’une vision globale de la vie économique[12].

 

            L’objection récurrente adressée à la Théorie Monétaire Moderne se rapporte à l’inflation, sujet de prédilection du monétarisme : en effet, « un État sans contrainte ne va-t-il pas émettre "trop" de monnaie et déprécier ainsi sa valeur » ? Certes, il lui sera toujours possible de rembourser ses « dettes », mais « peut-être en monnaie de singe »[13]. Pour les tenants de la MMT, cette question de l’inflation ne se pose in fine qu’au plein-emploi, au moment où, macroéconomiquement, la demande excède l’offre. Or, la pandémie du Covid-19 l’ayant spectaculairement dévoilé, nous sommes fort éloignés, c’est le moins que l’on puisse dire, de ce cas de figure : en dépit des politiques accommodantes (non conventionnelles) des différentes banques centrales, l’inflation est demeurée somme toute très basse dans la plupart des pays membres de l’OCDE depuis la Grande Récession de 2008[14], alors que s’est développé conjointement un sous-emploi persistant[15] (malgré un taux de chômage officiel relativement faible dans maintes contrées), se traduisant, disions-nous, par un retard tendanciel de la consommation sur la production potentielle à l’échelle planétaire.

            Et c’est en cet endroit précis que la politique fiscale intervient : « si l’inflation menace en raison d’une demande globale supérieure à l’offre, une hausse des impôts doit permettre de diminuer cette demande et d’apaiser les tensions inflationnistes. La contrainte de la politique économique n’est donc pas [ou plus] l’équilibre budgétaire ou le montant de la dette publique, mais le respect d’une cible d’inflation »[16].

            D’aucuns répondront, sans doute à juste titre, qu’une telle conception n’épuise pas tous les facteurs interférant dans la « fixation » du taux d’inflation (position oligopolistique de marché, répartition capital-travail, etc.) ; elle permet en revanche de retoquer de nombreux postulats (néolibéraux) certifiant scientifiquement une précarisation de la main d’œuvre au nom d’une modération essentielle de l’indice des prix à la consommation. Qui plus est, cette perspective stimulante n’est pas sans renouer concrètement avec l’un des rôles fondamentaux attribués historiquement au système d’imposition : endiguer l’accroissement des inégalités socioéconomiques[17]...

            En outre, pour maintenir le plein-emploi, la MMT revendique un thème que l’on retrouve notamment dans les travaux novateurs de Minsky[18] : l’État employeur en dernier ressort. En s’engageant à embaucher les demandeurs d’emploi à un niveau salarial décent (living wage), l’État assure activement, par cet astucieux dispositif, ses fonctions primordiales de stabilisateur : soutenir la demande globale lorsque la conjoncture se détériore. « La politique économique, note Bruno Amable, sortirait ainsi du fameux dilemme inflation-chômage : la lutte contre la hausse des prix ne passerait plus par une baisse de l’emploi et s’épargnerait les coûts sociaux correspondants »[19].

 

            Bien que la Modern Monetary Theory attire couramment les foudres d’un nombre conséquent de théoriciens orthodoxes, lesquels paraissent en toute circonstance se recroqueviller sur des modélisations économétriques de plus en plus en décalage avec le monde réel[20], ses idées ne semblent plus susciter la même hostilité – situation critique oblige... – qu’il y a à peine quelques mois. En guise d’exemple révélateur, la Banque d’Angleterre devrait « financer directement le Trésor afin de l’aider à affronter les ravages sanitaires et économiques provoqués par l’épidémie de Covid-19 ». Marquant un revirement à 180 degrés au sein de la pensée dominante, un tel procédé annoncerait, le cas échéant, l’effondrement de l’un de « piliers du néolibéralisme »[21]

            Et cette étonnante volte-face n’est point a priori un cas isolé. Dans une tribune parue récemment dans le Financial Times (du 23 mars), Laurence Boone, économiste en chef de l’OCDE (!), adopte un point de vue qui aurait été totalement inimaginable avant la pandémie : il importe désormais que « l’augmentation des dépenses publiques soit financée par une augmentation permanente de la masse monétaire, créée par les banques centrales, qui pourrait se substituer aux programmes financés par la dette » ; « cette approche ne doit pas susciter de craintes d’inflation tant que la croissance reste inférieure au potentiel »[22]. Et Cédric Durand de poursuivre : « Une telle déclaration prend le contre-pied complet du dogme des "finances saines" qui vise, en réalité, à garantir au secteur privé le monopole du financement de l’économie ». En quelques phrases seulement, « elle jette à la poubelle l’argument sur la responsabilité budgétaire et le "fardeau-de-la-dette-pour-nos-petits-enfants" que l’on nous sert ad nauseam pour justifier les mesures d’austérité et rationner les services publics »[23].

            Entérinant par ailleurs les échecs d’une politique monétaire aporétique, engagée dans une pernicieuse fuite en avant (allant jusqu’aux taux d’intérêts négatifs) et amputée d’une politique budgétaire « expansionniste » soutenant utilement l’économie réelle (dont l’entretien et le développement des infrastructures), ces dernières remarques rejoignent les pertinentes intuitions de William « Bill » Mitchell, pionnier de la MMT et inventeur de l’expression : « nous vivons [peut-être] un changement de paradigme ». En poussant sa rationalité jusqu’à l’extrême, le capitalisme contemporain a fini par saper les fondements physiques et idéologiques de sa paradoxale prospérité : le renforcement intenable du taux d’exploitation et le tarissement de ce qui lui sert de base matérielle, les richesses naturelles[24]. En générant en cascade des tensions insolubles (du moins, à l’intérieur de l’étouffant périmètre du néolibéralisme), le capitalisme se dirige vraisemblablement vers une impasse sociale et écologique à long terme[25].     

*

            En ébranlant idéologiquement le socle déjà fragilisé du capitalisme néolibéral, la Modern Monetary Theory fournit sans l’ombre d’un doute des pistes enrichissantes de sortie de crise, qui tournent délibérément le dos aux habituelles solutions, lesquelles ont lamentablement échoué, tout en accentuant les contradictions d’un système chancelant, piégé par lui-même et sujet aux dérives autoritaires. « Cette crise, constate derechef C. Durand, rend donc visibles des instruments de politique économique que l’on écartait jusqu’ici [...]. Mais il ne faudrait pas se bercer d’illusions. Rien ne se fera sans batailles sociales et politiques »[26]. En d’autres termes, il n’y aura point d’évolution spontanée du capitalisme, ni d’autodépassement prémédité (M. Husson[27])... Car la science économique est d’abord et avant tout une science politique...[28] Un art stratégique des possibles, disait Daniel Bensaïd...

            Néanmoins, grâce à ses roboratives thématiques qui irriguent progressivement la pensée économique, y compris des territoires institutionnels qui lui étaient jadis réfractaires, la MMT offre assurément une alternative de plus en plus crédible au discours ambiant, en plaçant au cœur de ses préoccupations l’impérieuse satisfaction des besoins sociaux...

 

[1] Voir sur le sujet : COVA, H., « L’épidémie de coronavirus : insigne symptôme de la mondialisation néolibérale ? », Mediapart, 9 avril 2020.

[2] DURAND, C., « L’enjeu de cette crise est de planifier la mutation de l’économie » (entretien avec R. Godin), Mediapart, 3 avril 2020. (Les prochaines citations, sauf mentions contraires, sont tirées de cet article.)

[3] Voir : COVA, H., art. cit. ; et : CHARLES, L., « Le Covid-19, révélateur des contradictions de la mondialisation néolibérale », Les économistes atterrés, 23 Mars 2020.

[4] Ce billet ouvre une série de plusieurs articles consacrés à la MMT. Il n’a donc aucune prétention à l’exhaustivité. Certains aspects, dont la garantie de l’emploi, ne seront pas abordés pour le moment de manière exhaustive.

[5] AMABLE, B., « La "Modern Monetary Theory" ou le financement monétaire de la dépense publique », Libération, 29 avril 2019. (C’est moi qui souligne.)

[6] Voir sur le sujet : COVA, H., « L’épidémie de coronavirus : insigne symptôme de la mondialisation néolibérale ? », art. cit.

[7] Pour une critique plus exhaustive de cette conception de la monnaie, voir : KEEN, S., « Le crédit pris la main dans le sac », dans Pouvons-nous éviter une autre crise financière ?, traduction de  E. Roy, Paris, Les Liens qui libèrent, 2017, pp. 111 à 145. De cette conception découle l’idée macroéconomique d’une monnaie n’ayant d’autre rôle que de « créer de l’inflation ». (Ibid., p. 112.)

[8] TCHERNEVA, P., « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique » (entretien), Le Vent se lève, 3 février 2020. (C’est moi qui souligne.)

[9] ARTUS, P., « Modern Monetary Theory (MMT) : rien de moderne ou de nouveau », Natixis, 21 mai 2019. Cette analyse, qui plus est, paraît également faire l’impasse sur la différence entre endettement public et endettement privé, ce dernier étant nettement plus préoccupant à l’heure actuelle. (Voir : COVA, H., « Coronavirus : vers un nouveau "Moment Minsky" ? », Mediapart, 20 mars 2020.)

[10] En outre, selon les promoteurs de la MMT, cette vision simplificatrice omet que, si nous raisonnons en termes de bilan comptable, une dette publique est en même temps un actif pour le secteur privé (entreprises, ménages, etc.).

[11] Voir : TCHERNEVA, P., art. cit.

[12] Pour illustrer cette correspondance, Tcherneva donne l’exemple de la fixation du taux d’intérêt, qui est une prérogative de la Banque centrale. Or, cette dernière remplit toute une série de « fonctions qui sont une extension de la politique budgétaire », entre autres certains achats d’actifs financiers (souvent toxiques) venant renflouer les banques privées : « nous devons donc repenser le sens même de la politique monétaire, parce que nombreuses fonctions sont en fait des fonctions budgétaires ». (Voir : TCHERNEVA, P., art. cit.)

[13] AMABLE, B., art. cit.

[14] En guise d’illustration chiffrée : depuis 2008, le taux d’inflation moyen en France dépasse péniblement 1 %. (Source : INSEE).

[15] Par sous-emploi persistant, il faut entendre ici un développement notable de la précarité, lié aux différentes contre-réformes du marché du travail axées sur une flexibilisation accrue de la main d’œuvre, lequel développement a été accompagné d’une augmentation significative du « halo du chômage ». (Voir : COVA, H., « Emploi et précarité : les dangers d’une réforme à sens unique », Mediapart, 9 juillet 2019.)

[16] AMABLE, B., art. cit. En réalité, la question de la fiscalité est nettement plus complexe, bien que son rôle dans le contrôle de l'inflation soit de toute évidence indispensable. Comme le souligne Tcherneva, si l'État émet sa monnaie, il ne le fait pas « gratuitement » : c'est bien le sytème fiscal qui permet sa « mobilité », en générant une demande de la part du secteur privé, lequel sera en mesure de « fournir des ressources, de la main d'oeuvre et diverses choses dont l'État a besoin ». Ainsi le lien entre la monnaie et le système d'imposition s'inscrit-il sans détours dans une logique de « redistribution équitable des ressource réelles ». (TCHERNEVA, P., art. cit.)

[17] SAEZ, E. & ZUCMAN, G., Le triomphe de l’injustice, Paris, Seuil, coll. « Les Livres du Nouveau Monde », 2020. On pourra noter, en outre, à quel point cette vision s’oppose aux sophismes de la théorie du ruissellement...

[18] Pour une présentation plus complète, voir : COVA, H., « Pour une autre approche du travail : réflexions autour de Minsky et du plein-emploi », Mediapart, 30 octobre 2018.

[19] AMABLE, B., art. cit. Cette question centrale de la garantie de l’emploi au sein de la MMT fera l’objet d’un prochain article.

[20] Voir sur le sujet : HUSSON, M., « Sur l’inanité de la science économique officielle : de l’arbitrage entre activité économique et risques sanitaires », À l’encontre, 14 avril 2020 ; et : COVA, H., « La "politique de l’offre" résistera-t-elle (idéologiquement) à la pandémie ? », À Mediapart, 16 avril 2020.

[21] ORANGE, M., « La Banque d’Angleterre brise le tabou du non-financement des États », Mediapart, 9 avril 2020. Dans ce texte, Martine Orange insiste sur l’apport de la MMT dans ce retournement idéologique.

[22] Cité dans : DURAND, C., art. cit. (C’est moi qui souligne.)

[23] Ibid.                            

[24] Voir aussi : HARRIBEY, J.-M., La richesse, la valeur et l’inestimable, Paris, Les Liens qui libèrent, 2013

[25] MITCHELL, W., « Nous entrons dans un nouveau paradigme économique » (entretien avec R. Godin), Mediapart, 23 février 2020.

[26] DURAND, C., art. cit. (C’est moi qui souligne.)

[27] HUSSON, M., « Le néo-libéralisme contaminé », Alternatives économiques, 30 mars 2020.

[28] Comme l’a bien défini Guillaume Allègre...

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