Comment le monde est partagé

A Au niveau mondial : 50% de pauvres-10% de riches- 40% de classe moyenne. 10% qui possèdent 86% des richesses, 50% qui ne possèdent rien, 40% qui se partagent 14% des richesses. Les 10% représenteraient ce qui était la noblesse de l’ancien régime.

Comment la société est-elle partagée ?

Au niveau mondial :

50% de pauvres-10% de riches- 40% de classe moyenne.

10% qui possèdent 86% des richesses, 50% qui ne possèdent rien, 40% qui se partagent 14% des richesses.

Les 10% représenteraient ce qui était la noblesse de l’ancien régime.

Les 50% de « comptés pour rien », ni consommateurs ni salariés, aspireraient au mode de vie « occidental » des couches moyennes.

Les 40% auraient une crainte constante celle du déclassement, celle d’être renvoyée à la masse des démunis.  

L’art des gouvernements démocratiques quelques soient leurs couleurs, nous dit Badiou, est de diriger la peur de la classe moyenne non pas contre les gouvernements, mais contre les plus pauvres.(voir Conférence au théâtre de la Commune. 23/11/2015)

A quoi nous renvoie, en France, une telle répartition ?

15% de pauvres – 10% de riches - 75% de classe moyenne.

La classe dirigeante (les 10%) concentrerait tous ses efforts à maintenir cette classe moyenne importante dans la satisfaction de son mode vie, la glorification de ses valeurs et dans la « crainte constante du déclassement » pour préserver son système de domination.

Un   think tank proche du PS conseille à ses dirigeants de concentrer leur travail politique sur les 75%, la classe moyenne.  Les autres étant perdus pour la démocratie.

Alain Badiou nous propose de « substituer à la nation une façon de pensée internationale, transnationale, qui soit à la hauteur de la mondialisation » en portant notre intérêt sur les 50% de démunis.

La France étant perdue pour la révolution à ses yeux.

A mon avis

Il n’y a aucune fatalité à ce que « la classe moyenne » accepte éternellement la domination des 10% les plus riches.

D’autant que la situation d’une partie de plus en plus importante des 75% se dégrade à la mesure de l’enrichissement des 10% les plus favorisés. Dans les mouvements sociaux c’est même elle qui est la plus active et la mise en cause de la classe dirigeante y gagne du terrain.

La possibilité d’un changement révolutionnaire n’est pas fermée en France. Cette possibilité est bien plus ouverte que celle d’une révolution mondiale.

L’histoire de la révolution française n’est pas terminée. Pour le moment c’est celle de la domination de la bourgeoisie. Mais le système sur lequel elle s’appuie est de plus en plus contesté y compris dans les couches moyennes.

 Ces couches moyennes sont pour la très grande majorité salariée. Une alliance entre les couches populaires et les couches moyennes construite sur les intérêts de classe du salariat est possible. C’est ce que nous essayons de construire.

Le cadre d’une autre République réécrivant ses valeurs à l’aune de cette nouvelle alliance me parait le plus approprié.


 

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