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Billet de blog 8 janvier 2017

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A quoi servent les capitalistes ?

C’est une banalité de dire que le capitalisme est devenu hégémonique. La logique marchande a colonisé toutes les activités humaines même les plus intimes. Et pourtant le capitalisme ne fonctionne plus que de façon parasitaire comme racketteur de plus-value.

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A quoi servent les capitalistes ?

C’est une banalité de dire que le capitalisme est devenu hégémonique. La logique marchande a colonisé toutes les activités humaines même les plus intimes.

Et pourtant le capitalisme ne fonctionne plus que de façon parasitaire comme racketeur de plus-value.  Celle bien sûr des salariés qu’il détrousse à son avantage.

Mais aussi celle du paysan à qui il ne laisse que de quoi survivre. Celle de l’artisan, des PME et même des professions libérales dont il soustraite le travail et qu’il étrangle par ses prêts bancaires.

Les Etats eux-mêmes sont totalement au service de son accumulation de même dans une moindre mesure les collectivités locales sous prétexte d’attractivité des territoires.

Dans leur boulimie de profits, les capitalistes n’assument même plus leurs responsabilités de direction qu’ils laissent à des salariés grassement payés.

Ils abandonnent même la propriété des moyens de production pour ne pomper que la plus-value de ceux qu’ils utilisent comme dans l’ubérisation de l’économie.  

La conséquence la plus détonante de tout cela, c’est que  les capitalistes ne servent plus à rien et que l’on pourrait très bien se passer d’eux.

Cela n’affecterait en rien les collectifs de travail et le monde ne s’arrêterait pas de tourner pour cela.

La plus-value extorquée par le capital reviendrait entièrement au monde du travail.

Tous s’en trouveraient mieux, sauf les capitalistes évidemment.

On peut alors se demander comment une société peut-elle tourner totalement selon une logique qui ne fonctionne que pour nourrir une caste de privilégiés parasitaires qui lui sert à rien ?

A vrai dire, elle ne tourne plus très bien et les dysfonctionnements (crises) sont permanents.

Le capitalisme se maintient car c’est une formidable machine à produire de la richesse mais au prix d’une pauvreté galopante, d’immenses inégalités et de violences.

Quant à son mode de production, il finit par mettre en cause la survie de l’humanité sur notre planète.

Tout cela fait effectivement beaucoup et derrière les mystifications, l’enjeu politique de notre époque n’est autre que celui de la recherche d’une alternative au capitalisme et sa mise en œuvre.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.