Big-Bang politique

L’effondrement des deux partis politiques, la Droite et le PS, qui avaient réglé la vie politique de la cinquième république marquent la fin d’un monde. Sous l’impulsion d’un capitalisme devenu total et global le vieux monde politique s’effondre. Les problèmes politiques changent eux aussi d’échelle. Les cadres politiques nationaux explosent.

Big-Bang politique

Que s’est-il donc passé en France à l’issue de dernières élections européennes ?

Pas moins qu’un Big-Bang politique.

L’effondrement des deux partis politiques, la Droite et le PS, qui avaient réglé la vie politique de la cinquième république marquent la fin d’un monde.

 Sous l’impulsion d’un capitalisme devenu total et global le vieux monde politique s’effondre. Les problèmes politiques changent eux aussi d’échelle. Les cadres politiques nationaux explosent.

C’est la droite, la première, qui fait sa mue. C’en est fini de la droite traditionnelle portant les intérêts d’une bourgeoisie issue de la révolution française, gouvernant au nom du peuple.

La droite qui se met en place s’inscrit dans le cadre du capitalisme mondialisé, ses dirigeants sont directement issus du personnel politique des classes dirigeantes, elle assume gouverner au nom de ses intérêts. Macron est leur homme.

C’est maintenant un gouvernement et un parti sans scrupule, dédiés uniquement à la promotion des intérêts capitalistes, prêts à toutes les régressions pour les préserver qui occupent le terrain de la droite et du centre.

La social-démocratie a fait son temps. Le capitalisme d’aujourd’hui ne laisse plus de marge à quelque aménagement social que ce soit.

Son espace politique s’est réduit comme peau de chagrin   à la mesure de l’application de politiques dites libérales de plus en plus exigeantes, au point de gommer les différences entre les politiques de droite et celle dite de gauche.

Mais le courant réformiste reste fortement ancré dans la population, laissant ainsi la voie ouverte à d’autres déceptions.

Le bon score des verts montre l’émergence d’une conscience en prise avec les transformations climatiques et les dangers qu’elles font courir à notre espèce et à notre planète.

La montée des nationalismes est une réponse régressive à la mondialisation capitaliste et aux problèmes qu’elle cause.

La mondialisation est un fait. On ne reviendra pas en arrière. Elle s’est construite sous la poussée des intérêts capitalistes. L’enjeu se porte sur le contenu de cette mondialisation.

Les conséquences de ce Big-Bang politique vont se traduire par une exaspération de l’affrontement de classe en France et dans le Monde, soulevant la nécessité d’en finir avec ce système capitaliste.

L’enjeu politique des forces progressistes est de répondre à l’urgence sociale et écologique en les inscrivant dans la construction d’un autre monde que celui de la mondialisation capitaliste.

Il y aura besoin d’un parti qui assume et porte ce combat dans la perspective d’un nouvel internationalisme et guide cet affrontement vers une nouvelle société dont le communisme pourrait être la matrice.

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