La République peut-elle être juste et démocratique dans une société de classe ?

La République peut-elle être juste et démocratique dans une société de classe ? La réponse est donnée par E. Macron, le président des riches, qui veut imposer une révision de la Constitution pour mettre nos institutions plus encore en adéquation avec les exigences de la mondialisation capitaliste. Non, il ne peut pas y avoir de République juste et démocratique dans une société de classe.

La République peut-elle être juste et démocratique dans une société de classe ?

La réponse est donnée par E. Macron, le président des riches, qui veut imposer une révision de la Constitution pour mettre nos institutions  plus encore en adéquation avec  les exigences de la mondialisation capitaliste.

Non, il ne peut pas y avoir de République juste et démocratique dans une société de classe.

Une réforme de nos institutions qui ne viserait pas l’abolition des rapports de classe ne serait que cautère sur une jambe de bois, elle passerait à côté des enjeux de notre société et n’aurait que peu de chance de susciter l’intérêt de nos concitoyens.

Lors du Congrès de Versailles, les parlementaires communistes et écologistes ont lancé, opportunément, une pétition pour exiger un référendum sur la révision de la Constitution imposée par le président de la République.

Cette pétition n’a de chance d’aboutir que si elle colle à la réalité des vécus sociaux, si elle n’évacue pas la férocité de l’affrontement de classe pour y apporter une réponse constitutionnelle.

 Il faudra bien plus que d’exiger «  des droits nouveaux dans toute la société et à l’entreprise »

L’enjeu est d’en finir avec la nature de classe de notre société et clairement d’inscrire dans notre constitution l’abolition de l’exploitation capitaliste comme le fut en son temps celle de l’esclavage, posant comme principe: l’interdiction de tirer avantage, profit, enrichissement  du travail des autres, de quelque façon que ce soit : esclavage, exploitation du travail, rente, spéculation.

L’exigence d’inscrire une telle loi dans nos institutions, portée par les parlementaires communistes, ouvrirait un espace politique à tous ceux qui veulent réellement changer la société.

Inscrire l’abolition de l’exploitation capitaliste dans la constitution, la rendant illégale, serait un pas considérable, obligeant à officialiser  des pratiques alternatives.

Notre adversaire a engagé une véritable guerre de classe contre le mouvement ouvrier dans son ensemble, il n’hésite pas à employer les moyens les plus douteux comme le montre l’affaire Benalla.

Frappons-le au cœur, pour lui arracher ses armes de domination avant qu’elles finissent par nous anéantir.

 

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