Les enfoirés !

C’est certainement « le mot doux » le plus employé par les retraités, lancé à M. Macron et son gouvernement, à la réception de leur pension du mois de janvier. 1,7% d’augmentation de la CSG sur les retraites dépassant 1400€ brut soit en réalité plus 1,98% sur une pension nette de 1200€ !

Les enfoirés !

 

C’est certainement « le mot doux » le plus employé par les retraités, lancé à M. Macron et son gouvernement, à la réception de leur pension du mois de janvier.

1,7% d’augmentation de la CSG sur les retraites dépassant 1400€ brut soit en réalité plus 1,98% sur une pension nette de 1200€ !

Cela servira-t-il à mieux rembourser les frais médicaux des retraités ou à mieux les soigner ? Hé non ! Au contraire il faudra débourser 2€ de plus pour le forfait hospitalier,  sans compter les effets des 4 milliards de restriction sur le budget de la Sécu, les augmentations du tarif des mutuelles et la rigueur imposée aux Hôpitaux.

L’objectif serait d’augmenter la CSG pour financer une forte baisse des cotisations sociales qui permettrait une hausse du pouvoir d'achat des salariés. C’est évidemment un leurre qui vise à supprimer totalement les cotisations sociales pour les remplacer par la CSG.

Le patronat en rêve depuis la création de la Sécurité Sociale. Les patrons vont enfin en finir avec le cauchemar des cotisations sociales, cette part prise directement par les salariés sur les richesses qu’ils produisent et récupérer ce magot.

La réduction des cotisations sociales aboutit dans la réalité à une baisse du pouvoir d’achat des salariés et de la possibilité de satisfaire des besoins essentiels.

Avec l’augmentation de la CSG, les salariés et les retraités devront payer plus  pour financer une assurance au rabais, qu’ils devront compléter par des « mutuelles » ou des retraites complémentaires.

Quant à la Sécu, elle deviendra une assurance d’État, gérée par les gouvernements au gré des fluctuations politiques… On ne sera pas loin de l’Obamacare !

La compensation accordée aux retraités par une baisse de la taxe d’habitation est du même tonneau. Soit ils payeront cette baisse par une augmentation des impôts nationaux, soit par une baisse des services rendus à la population ou l’augmentation d’autres impôts locaux, si ce n’est pas tout cela à la fois.

En fait M. Macron et son gouvernement n’ont qu’un but : augmenter la part du gâteau pris par la classe dirigeante sur les richesses produites par les salariés. Ça s’appelle une politique de classe !

Et si nous, les salariés du public et du privé, les chômeurs et les sans emploi, les jeunes en formation et les retraités nous mettions tous ensemble autant d’ardeur à défendre nos intérêts de classe jusqu’à ce que nos adversaires nous traitent à leur tour d’ «enfoirés » ?

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